Lancement de la monnaie locale Bou’Sol


Inauguration monnaie Bou’Sol par rhubarbare

Ca y est, la monnaie locale complémentaire Bou’Sol fut officiellement lancée ce vendredi 17 mai 2013, et une animation de rue organisée le lendemain pour en faire la promotion auprès du public Boulonnais.

Bou’Sol participera également à la journée Fair Pride quai Gambetta le 26 mai.

Le site internet de cette nouvelle monnaie est www.bou-sol.fr. Par ailleurs vous trouverez sur ce blog plusieurs articles traitant de monnaies locales, et plus particulièrement concernant Bou’Sol:

Bou’Sol, monnaie locale Boulonnaise (avec une vidéo d’une présentation publique en novembre 2012 en présence du ministre Frédéric Cuvillier)

Monnaie locale Bou’Sol: naissance de l’APMC, l’APMC étant l’association (dont chaque utilisateur des Bou’Sols devient adhérent) qui gère cette monnaie, en étroite collaboration avec le Crédit Municipal de Boulogne et la Communauté d’Agglomération.


Exil du Chaos

Saisissante lettre d’une française habitant la Grèce depuis près d’un quart de siècle..

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Exil du Chaos

17 février 2013 Par Marie Laure Veilhan
Nous avons pris la décision de partir.
Voilà une décision qui procède d’un non-choix, d’une nécessité que je
ne qualifierai pas d’absolue, pour la simple raison que je sais qu’on
n’est ni en Afghanistan, ni à Smyrne de 1922. Non, ç’aurait pu être un
choix. Mais c’est tout juste une décision.
Décision d’exil, alors.
Il nous reste un été ici. Nous serons en France pour la rentrée 2013.
Nous laisserons derrière nous la maison de mon compagnon, Christos.
La maison d’un autre exil, qui date de 90 ans : celui des grands-parents
de Christos, venus de Constantinople (Kalloni, « la belle ») en 1922.
J’écrirai un jour prochain ce que j’ai pu retenir de cette histoire-là. Elle
est présente, curieusement parfois.
Nous laisserons des amis, Dina la rigolote, Angélique à la voix d’or,
nous laisserons le père de mes enfants, la mer où Christos allait pêcher
si souvent, sur les traces de son père, pêcheur, les orangers, le grenadier,
les citronniers, l’oncle Adonis, tout tordu, tout pauvre, tout vieux,
toujours si digne et souriant, sauf ces jours-ci, sa dame Anna s’en va à
petit feu…
Je laisserai la terre que j’ai aimée pour la première fois il y a vingtquatre
ans, fille au pair d’un été, et que je croyais ne jamais quitter.
Chaque jour qui passe, j’ai peine à croire à ce qui arrive à cette Grèce-là.
J’ai peine. Grand peine.
Nous sortons peu – le temps a l’air d’avoir pris la couleur de la vie : il
pleut, sans arrêt, au point que le bois doit rester longtemps dans le poêle
avant de s’embraser. Nous regardons distraitement les journaux
télévisés, on connaît la rengaine. Deux dizaines d’impôts créés en 2012.
Chômage. Misère. Enfants non vaccinés. Facultés qui ferment. Hôpitaux
en panne de chauffage, de matériel de première nécessité (compresses,
instruments chirurgicaux,…). Et de yaourts aussi. Néo-nazis au
parlement. Grèves. Mobilisation décrétée dans deux secteurs (marine
marchande et transports en commun), sous le contrôle direct de l’armée.
La folie rivalise au quotidien avec le ridicule, le trivial, le presque
rigolo. Non, on n’y croit pas, quand le secrétaire du Ministère de
l’Economie annonce que « le smic à 560 euros -bruts- est encore trop
haut »…
En chiffres, ça donne : 27 % de chômage global en novembre 2012
(derniers chiffres disponibles), soit une augmentation de 31% par
rapport au mois de novembre 2011. 61,6% parmi les jeunes. Chiffres
officiels, qui ne prennent pas en compte les multiples programmes de «
formation » indemnisés à 250 euros pour deux mois, soit trois fois
moins que l’allocation chômage, fixée à 360 euros mensuels. Pas
d’allocation familiale, ni de logement bien sûr. 60 milliards de créances
avérées vis-à-vis du Domaine Public (fisc et caisses d’assurance maladie
et retraite). La récession en 2012 à 6,5%, pour la cinquième année. Le
pain à 1,60, l’essence à 1,70. Le smic grec à 560 euros brut (480 euros
nets), et 492 bruts (424 nets) pour les jeunes jusqu’à 25 ans. 300.000
compteurs coupés l’an dernier faute d’avoir pu payer la facture
d’électricité, désormais couplée à l’impôt spécial (calculé sur la base de
la surface du bâtiment alimenté), censé être exceptionnel, mais qui sera
finalement intégré à un impôt global.Mon employeur (Union desCoopératives Agricoles), qui emploie 130 personnes (à l’usine et dans les bureaux, ne s’est toujours pas acquitté des salaires de novembre du personnel administratif. Je fais partie de ce dernier, mais ai eu droit à un « régime de faveur » qui m’a permis de recevoir les salaires de novembre et décembre, sous forme d’ « avance sur salaire » (c’est joli, comme formule : avance sur arriéré). J’étais allée faire remarquer que c’est ma seule source de revenus, et que nous vivons à quatre de ces presque 800 euros par mois. Nous avons longtemps été les moins riches de tous ceux que je connais. Nous sommes désormais parmi les moins pauvres de ceux dont nous partageons le quotidien (travail exclu). Il n’y a plus de syndicat des ouvrières à mon boulot : il a été dissout, suite à des pressions exercées

de façon ouverte sur l’intégralité des ouvrières, prises une à une. Ce
mois-ci, le grand magasin Sprider (grande chaîne de vêtements bas
prix), qui employait quinze personnes, a fermé. La deuxième
boulangerie du quartier aussi. Pas résisté.

[Christos discute ce moment-même sur Skype avec un copain, parti en
Allemagne en septembre. Il lui parle exactement de ça, à l’instant. C’est
saisissant.]
Aighion accueillait depuis plusieurs années deux sections
d’enseignement supérieur technique (optique et kiné). Au bord de la
mer, dans un bâtiment industriel abandonné et rénové. Ces deux sections
disparaîtront, comme une trentaine d’autres en Grèce, à partir de
septembre. Les étudiants s’en iront, les bars, le cinéma qui avait rouvert
depuis peu, la salle de musique… vont se vider un peu plus. Nous n’y
allions quasiment plus, mais c’est réjouissant de voir ces étudiants qui
venaient jouer gratuitement au « Polytechneio ». Triste, aujourd’hui,
d’être presque sûr que cela ne durera pas.
Je voudrais être contredite par les faits.
Mais les médicaments de traitement du sida ont été désinscrits de la liste
des médicaments remboursables. Pour les traitements anti-cancer,
cardio, contre la tension artérielle… et pour une foule d’autres, la
question n’est plus tant qu’ils soient ou non remboursables : il est de
plus en plus difficile d’en dénicher. On crève de cette crise, et pas ceux
qui sautent d’un balcon ou se tirent une balle dans la tête. On se laisse
aller, aussi, tout simplement.
Je m’accroche à ceux que j’aime. Et à la première sonate de Beethoven,
aussi. Qu’il me pardonne…
Je participerai du 1er au 3 mars à une rencontre organisée par l’aile «
rouge » du Syriza sur la lutte contre le fascisme (en tant qu’interprète, ce
qui nous paiera les billets de bus et une partie des frais de séjour à
Athènes). Je vous conterai ce que j’aurai pu en retenir. Je sais désormais
que cela pourra nous valoir des déboires plus ou moins importants. Les
députés de l’Aube Dorée soufflent sur les braises de la haine, l’un deux
a déclaré hier : « la prochaine fois que nous ferons une descente sur un
marché pour contrôler les vendeurs étrangers, on ne fera pas que donner
des coups de lattes dans les étalages. Il faut bien qu’on se fasse plaisir,
aussi… Il est hors de question qu’on laisse les citoyens grecs sans
protection ». Babakar Ndiaye est mort, il y a huit jours, jeté sur les rails
de la station Thisseio, à Athènes, par l’un des dix agents de la police
municipale qui l’avait pris en chasse parce qu’il vendait sur le trottoir
des faux sacs Vuitton ou des parapluies chinois. Les paysans qui
tentaient de bloquer symboliquement la route nationale ont été attaqués
par les flics. Attaqués, non pas arrêtés. La violence institutionnelle
s’installe chaque jour. Violence policière des brigades anti-terrorisme
qui rouent de coups les quatre jeunes (qui se déclarent anarchistes), les
défigurent, et se donnent tout juste la peine d’un maquillage
électronique pour masquer les pires traces de torture sur les visages
tuméfiés.
Le message est clair : « Tenez- vous tranquilles, ça pourrait arriver à
tout le monde et à n’importe qui ».
Enfin, presque. Des militants de l’Aube Dorée, arrêtés la même semaine
en possession d’armes lourdes, se sont fait photographier au poste. On
en rigole : ils ont l’air de sortir du centre de soins esthétiques, tellement
ça n’a pas l’air de les éprouver. On comprend, d’ailleurs : ils sont déjà
dehors. Nous savons bien que ce qui nous attend en France n’est pas
rose. Au-delà de l’adaptation à une vie que nous n’avions jamais prévue
telle (ce qui suppose une adaptation forcée des enfants, par exemple, à
un système scolaire en français, eux qui sont scolarisés en grec, bien sûr
– mon fils, de bientôt onze ans, ne sait ni lire ni écrire en français, il a
commencé l’anglais il y deux ans…), au-delà de tout ce qui nous fera
ressentir ce mal du pays que les Grecs appellent si justement νοσταλγία
(la nostalgie, douleur de la terre d’où l’on vient en traduction libre…),
nous savons bien que la situation en France est dure, violente parfois, et
que les choses vont mal pour beaucoup, là aussi.

D’ailleurs, le mal dont souffre la Grèce, c’est le même que celui qui
étend son ombre sur l’Hexagone. Je le nomme « argent-dette », comme
l’ont si bien fait les créateurs grecs de « Catastroïka », dont je ne saurais
trop vous recommander la vision. Il a beau avoir été tourné il y a bientôt
deux ans, tout y est.
Voyez. Regardez. Dites. Faites. Agissez.
C’est de notre vie à tous et à chacun qu’il s’agit.
Marie-Laure Veilhan
Traductions grec-anglais-français
Aighion

 

Source: ATTAC Mâcon


L’Univers et le paradoxe des trous noirs

Le concept de “trou noir” date de Newton mais fut formalisé au début du XXème grâce à la Relativité d’Einstein. Jusque dans les années 70, le trou noir fut simplement considéré comme un corps suffisamment dense pour empêcher toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper, d’ou son nom. Si le Soleil se transformait soudainement en trou noir, son rayon ne ferait plus que 3 km, pour une masse identique! L’inimaginable densité de la matière sous cette forme créerait au centre du trou noir une singularité, une zone où les lois de la physiques ne sont plus les mêmes qu’ailleurs. Donc le trou noir pouvait se résumer à une espèce de cul-de-sac intersidéral à sens unique, planqué au coeur des galaxies ou se promenant dans l’Univers.

Arrivent la physique quantique et Stephen Hawking, qui en 1974 démontra qu’un trou noir rayonne malgré tout, le fameux Rayonnement de Hawking. Qui dit rayonnement dit perte d’énergie et il devenait alors possible que les trous noirs s’évaporent avec le temps. Mais là se cache un grave problème associé à la notion d’information, qui selon tout ce que nous pensons savoir aujourd’hui de la nature quantique de l’Univers, ne se perd pas. Dans le modèle pré-Hawking, l’information (sous forme de rayonnement ou de quoi que ce soit) qui arrivait à l’horizon du trou noir s’y retrouvait enfermée pour l’éternité, mais n’était pas perdue pour autant: elle existait toujours sous une forme ou sous une autre à l’intérieur du trou noir. Mais s’il y a évaporation, cela signifie que l’information finira par disparaître avec la disparition du trou noir. Or, l’un des piliers de la physique quantique est que l’information ne disparaît pas. Paradoxe.

Les chercheurs tentent depuis toujours de trouver une réponse à ce paradoxe. On a pensé que l’information se condensait au fur et à mesure de l’évaporation, mais en ce cas des mini-trous noirs devraient se créer très facilement un peu n’importe où, ce qui n’est visiblement pas le cas. On a pensé à des manières qu’aurait trouvé la matière (porteuse d’information) pour s’échapper malgré tout d’un trou noir, mais sans succès. Sauf à reconsidérer la nature de la radiation de Hawking, qui peut-être n’était pas si parfaitement aléatoire (donc, dénuée d’information) que cela. Cette approche fut particulièrement développée en 1997 par Juan Maldacena qui utilisa la théorie des cordes pour montrer que, dans un cadre bien précis au moins, les principes de la physique quantique s’appliquent également à la surface d’un trou noir et donc, l’information ne se perd pas. Cette démonstration semble si puissante que Hawking lui-même, qui avait parié quelques année plus tôt avec le physicien John Preskill que l’information devait disparaître, s’admis vaincu et offrit en 2004 une encyclopédie de baseball à Preskill (qui la compara à un trou noir: lourde et difficile à comprendre).

Mais le paradoxe n’en fut pas résolut pour autant, et Hawking pourrait bien demander un de ces jours qu’on lui rende son encyclopédie. En effet, si l’information est conservée (donc, capable de s’échapper du trou noir), il y a un coût associé qui pose lui-même problème.  Pour comprendre cette question il est d’abord nécessaire de revisiter le principe fondamental d’ntrication quantique.

Deux particules (ou systèmes) placés en état d’intrication quantique sont corrélés indépendamment de la distance qui les sépare. On peut dire que ces deux systèmes sont deux facettes d’un même super-système qui est définit par une “fonction d’onde” elle-même réversible dans l’espace comme dans le temps. L’état intriqué existe à partir du moment ou ces deux particules ou systèmes ont une origine commune, par exemple le résultat d’une collision. Ce concept est à la base de développements tels l’ordinateur quantique ou la cryptographie quantique, ce n’est donc pas une théorie mais la description d’une réalité observable. De plus l’intrication est monogame (une particule ne peut pas faire partie de deux système en même temps).

Cela acquis, imaginons deux particules intriquées, Alice et Bob, qui s’approchent d’un trou noir. Alice décide d’y plonger, Bob observant de l’extérieur. Que se passe t’il? Selon les postulats généralement acceptés, il se passe trois choses: l’intrication entre Alice et Bob est maintenue (postulat de la conservation de l’information), Bob ne peut pas recopier toute l’information relative à Alice avant qu’elle ne disparaisse (principe de l’impossibilité du clonage quantique), et Alice tombe “normalement” vers le trou noir (principe d’équivalence, abordé dans ce précédent billet)

Mais, Hawking a démontré que si l’information est effectivement conservée (et donc, l’intrication entre Alice et Bob est maintenue), les particules sous l’horizon du trou noir grimpent vers des niveaux énergétiques très élevés dès que de l’information est transférée vers leur partenaire extérieur. Donc selon ce modèle, le trou noir est entouré sous son horizon d’un cercle de feu (firewall) impassable avec une température de 10EXP32 kelvin, carbonisant toute matière s’y aventurant!

Cette idée de barbecue cosmique dérange la communauté des physiciens, et pourtant il n’y a pas de solution évidente: soit on accepte la perte de l’information et Alice disparaît tranquillement (et on remet en cause la physique quantique) soit on reconnaît que l’information ne disparaît pas mais on accepte le barbecue.

Ce problème amena un groupe de chercheurs (dont Giddings, Polchinski, Marolf), après avoir tenté sans succès de se débarrasser du barbecue, à revoir les postulats initiaux et ils publièrent en juillet dernier un papier démontrant que les trois postulats ci-dessus ne peuvent être vrais en même temps. Coup de tonnerre dans le petit monde de la physique théorique! Mais pas si surprenant que cela car cette démonstration ne fait que remettre sur le tapis le problème de l’incompatibilité entre le modèle quantique et le modèle relativiste. En effet le principe d’équivalence est issu du modèle relativiste d’Einstein, les deux autres du modèle quantique et l’on sait que ces deux modèles ne s’accordent pas sur la question de la gravité – élément central du phénomène du trou noir.

Si la relativité est correcte, il ne peut pas y avoir de barbecue (l’horizon du trou noir est constitué d’espace-temps normal), et donc la radiation de Hawking ne contient pas d’information, donc l’information est perdue, donc il faut revoir la physique quantique. A l’inverse, si l’horizon du trou noir représente une frontière physique (un barbecue ou autre chose permettant de maintenir les fondements quantiques) il faut revoir la relativité.

Ce paradoxe taraude de nombreux chercheurs et les oblige à reconsidérer en détail un certain nombre d’hypothèses. Le grand Leonard Susskind, par exemple, se demande si la singularité supposée située au coeur du trou noir ne migrerait pas vers son horizon, affectant ainsi dramatiquement toute matière y pénétrant. Autre version, l’espace-temps se terminerait à l’horizon du trou noir, et rien n’existerait à l’intérieur. Ou le principe que rien ne peut aller plus vite que la lumière n’est pas universel (ce qui permettrait une communication entre l’intérieur et l’extérieur du trou noir via l’horizon). Ou que l’on a tout faux, que la gravité n’existe pas et qu’il faut trouver autre chose.

Susskind et Maldacena, entre autres, ont également travaillé sur le principe holographique,  une approche spéculative considérant que la notion de volume est une illusion et que les lois physiques fondamentales agissent au niveau des surfaces. Cette approche très riche et stimulante a été décrite sur ce blog dans cet article notamment.

Comme le dit Preskill, “toutes les options sont folles, et c’est ce qui rend la situation si formidable“.

 

Sources:

Simons Fondation

New Scientist

 


Bombardement de Al-Bara en Syrie. Réalité ou fiction?

Pour comprendre le pourquoi de ce billet, il faut d’abord regarder cet extrait de documentaire sur le site de PBS Frontline “The bombing of Al-Bara”. Le documentariste Olly Lambert se prépare à interviewer le chef de guerre rebelle Jamal Maarouf lorsqu’on entend un jet suivi d’un “boum”, puis une colonne de fumée est filmée au-dessus d’un pâté de maisons à quelques centaines de mètres. Attaque interprétée comme une tentative ratée d’attentat du régime de Bachar el-Assad sur Jamal Maarouf. Olly Lambert se dirige alors vers la scène et filme des gens blessés ou en pleurs qui soit quittent les lieux, soit recherchent des survivants dans les décombres.  On voit et entend la colère des habitants contre Assad, un camion avec des traces de sang dans lequel des victimes ont été évacuées, bref l’horreur de la guerre civile. Continue reading


Hallucinations d’Etat

Le principal sujet des Unes de ces derniers jours met en opposition deux visions modernes de l’Etat, qui ne sont pas tout à fait assimilables au clivage gauche/droite traditionnel – ce qui les rend d’autant plus intéressantes à examiner. La corruption et, par extension, l’examen de l’usage que fait l’Etat de ses prérogatives, illumine ces deux approches au travers des réponses qu’elles tentent d’apporter. Continue reading