VIH: Les deux camps de la dissidence

Ce billet fait suite à celui sur le « pourquoi » de la dissidence à la théorie comme quoi le VIH cause le Sida. En effet que disent les dissidents? En gros deux choses, de la part de deux « camps » dont le seul point d’accord est le suivant: le VIH ne cause pas le Sida.

Première approche, dite « approche Duesberg » ou « approche du groupe RA » (RA=Rethinking AIDS): Le VIH existe, est détectable, mais est sans effet. C’est un rétrovirus passager sans lien avec la situation Sida. A l’origine (années 80) lié au style de vie des homosexuels mâles américains, le Sida aujourd’hui est n’importe quelle maladie associée à un test VIH positif.

Seconde approche, dite du « Perth Group« : Le VIH n’existe pas, ou du moins rien de tel n’a été identifié, et de ce fait la spécificité des tests VIH est impossible à déterminer. Ce groupe postule que la cause réelle de l’état Sida est liée au stress oxydatif, lui-même lié en grande partie à la malnutrition.

Il est intéressant de voir à quel point les vues actuelles du Dr Montagnier sur le VIH et surtout sur les moyens de défense sont à cheval avec ces deux positions: le VIH existe mais on peut s’en défendre (sans anti-viraux)  si on est en bonne santé (avec un faible stress oxydatif). Bien entendu le Dr Montagnier, prix Nobel pour la « découverte » du VIH faut-il le répéter, n’est aucunement lié au Perth Group ni au mouvement dissident en général.

Les deux camps s’accordent évidemment sur le fait que les anti-viraux ne servent à rien d’un point de vue infection VIH (de par l’inconséquence ou l’absence de celui-ci) et posent eux-même un risque majeur pour la santé de ceux qui les prennent.

En Afrique du Sud, pays ou selon la version officielle la prévalence HIV est la plus importante au monde, le Treatment Information Group se bat contre la diffusion d’anti-viraux et conteste fermement la V.O.. Ce groupe fait partie du « second camp ».

Il est sans doute impossible pour un non spécialiste de choisir entre ces deux camps autrement qu’a l’instinct. Et pourquoi choisir, d’ailleurs. Il faudrait aujourd’hui qu’une instance neutre et crédible fasse l’ensemble des études et expériences nécessaires à la démonstration définitive du lien causal- ou absence de lien causal – entre un agent viral exogène « VIH » isolé et identifié dans les règles de l’art et la condition clinique de déficience immunitaire acquise.