Dissidence VIH à l’ICAR 2011: un espoir?

Cela fait 25 ans qu’un certain nombre de scientifiques contestent le dogme central de l’establishment médical, politique et médiatique du Sida, c’est-à-dire que le rétrovirus VIH est la cause unique et suffisante de l’état de séropositivité et, si non traité par des anti-viraux, de l’état sidéen.  Ici une introduction au pourquoi de cette “dissidence”.

Ce mouvement, composé lui-même d’au moins deux factions défendant des hypothèses différentes mais partant du même constant que le VIH n’est pas la cause de l’état sidéen, est depuis ses débuts persona non grata de toutes les conférences et publications officielles (cad organisées par ledit establishment, à commencer par l’OMS)  sur le sujet du Sida.

A une récente exception près: se tenait du 27 au 29 mars dernier, à Florence, la conférence italienne sur le Sida et les rétrovirus (ICAR 2011) a laquelle participaient, entre autres, le ministère de la santé italien, les universités de Florence et de Rome, et l’International AIDS Society. Et pour la première fois des personnalités du mouvement dissident, notamment le Prof Peter Duesberg mais également une liste comprenant Bauer, Fiala, Kohenlein, Rasnick, Pacini, Nicholson, Morucci, Ruggiero, Galletti, Branca, Punzi et Mandrioli qui publièrent pour l’occasion des papiers dans le supplément de mars du journal médical Infection avec l’accord du comité de lecture International Scientific Committee mis en place par ICAR 2011.

Ces publications sont les suivantes:

Le Dr Marco Ruggiero semble être l’élément clé dans cette situation inhabituelle: il n’a pas été ostracisé par le système tout en étant un membre actif du mouvement dissident. On peut le voir en action dans ce billet de janvier au cours d’une conférence publique organisée par le Parti Démocrate Italien. Cette tolérance est liée à la mentalité scientifique italienne qui refuse absolument l’excommunication “scientifique”, pour en avoir longtemps été elle-même la victime sous l’Eglise et sous Mussolini. Florence, la ville de Galilée, en est un beau symbole. De plus la Constitution italienne garanti aux professeurs des universités le droit absolu de choisir eux-mêmes la manière d’aborder leur sujet. En France (et pas seulement), on peut toujours rêver et cela se voit dans l’impossibilité de défendre publiquement (et encore moins d’enseigner) des thèses non validées par la “science officielle”.

Revenons-en à Ruggiero. L’an dernier Celia Farber en à fait une très intéressante interview visible ici (en anglais) dont je me permet de résumer ici les grandes lignes:

  • Le VIH existe à priori, mais il pourrait aussi être un élément microbiologique détectable par le projet microbiome humain HMP. Il serait bien transmissible sexuellement.
  • Il y a corrélation entre infection par le VIH et l’état sidéen, mais par contre la causalité ente les deux n’a pas été prouvée de manière convaincante.
  • Les tests de séropositivité, s’ils démontrent sans doute la présence du VIH dans l’organisme, ne permettent pas d’établir un lien causal entre la présence d’anticorps et la charge virale.
  • Il est d’accord avec la position du Dr Montagnier, c’est-à-dire que la persistance de signes d’infection par le VIH serait en fait causée par un dysfonctionnement du système immunitaire, et non l’inverse (le VIH causant le dysfonctionnement, la thèse officielle). Pour le Dr Ruggiero, cette hypothèse a en fait été validée en 2009 (voir J Med Virol 81:16-26, 2009) et il mène actuellement des expériences pour comprendre comment cela fonctionne au niveau moléculaire.

Florence aura t-elle vu le début d’une réévaluation du dogme, non prouvé mais hautement rentable pour les labos pharmaceutiques, que VIH=SIDA? La proposition totalement inaudible des Dr Montagnier (pourtant Prix Nobel pour la découverte du VIH)  et Ruggiero comme quoi c’est la déficience immunitaire qui permet l’infection par le VIH (et autres) sera t’elle un jour relayée par les médias? Admettrons-nous un jour prochain l’idée qu’il faut peut être arrêter de perdre son temps à s’attaquer au VIH (et tant pis pour les bénéfices mirobolants des labos) pour s’en prendre aux causes réelles de cette déficience immunitaire? Oui, on peut rêver.