Rétrovirus endogènes et Sida: confusion, consensus, ou science?

Ce qui suit est l’introduction et la conclusion, en français, d’un papier publié en 2010 par le Dr Etienne de Harven dans le Journal of American Physicians and Surgeons. L’entièreté du document est téléchargeable ici: LES RÉTROVIRUS ENDOGÈNES ET LA RECHERCHE SUR LE SIDA. La version originale, en anglais, ici: www.jpands.org/vol15no3/deharven.pdf

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LES RÉTROVIRUS ENDOGÈNES ET LA RECHERCHE SUR LE SIDA : CONFUSION, CONSENSUS, OU SCIENCE ?

Docteur Etienne de Harven

Résumé

Les rétrovirus humains endogènes (HERVs) introduisent dans la recherche sur le SIDA, un élément de confusion qui ne peut être ignoré. Il semble évident, en effet, que la « charge virale » soit, en fait, une mesure des séquences nucléotidiques provenant de ces rétrovirus endogènes. En plus, les rétrovirus endogènes permettent d’expliquer la présence de particules rétrovirales reconnaissables au microscope électronique (ME), telles que celles qui sont illustrées dans la publication originale de l’Institut Pasteur en 1983. Ils peuvent également expliquer les apparentes « Mutations » de l’hypothétique VIH. L’interférence des HERVs dans toute la recherche sur le SIDA met en question l’existence même d’un VIH exogène et de nature pathogénique.

Le « Consensus » du VIH

L’hypothèse selon laquelle le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) serait causé par un rétrovirus exogène, le virus de l’immunodéficience acquise (VIH), fut présentée au début des années 1980 (1-3) et a dominé très exclusivement la recherche sur le SIDA durant les 25 dernières années, malgré l’insistance de nombreux chercheurs qui n’ont cessé de souligner l’absence de toute vérification scientifique de cette hypothèse. Alertés par l’éminent rétrovirologiste Peter Duesberg (4, 5) sur les innombrables problèmes soulevés par cette hypothèse, un groupe de « Repenseurs du SIDA » (souvent appelés « dissidents ») fut fondé par le biologiste moléculaire Charles Thomas en 1991 ; ce groupe réclama une « Réévaluation scientifique de l’hypothèse VIH/SIDA » dès 1996.

Corps de l’article

Voir document pdf (lien en haut de la page).

Conclusions

Comme indiqué il y a de nombreuses années par Papadopulos (232), Lanka (93) et d’autres (94), il n’existe aucune preuve scientifique de l’existence de l’hypothétique VIH. Affirmer simplement que « le VIH n’existe pas » est cependant une affirmation incomplète qui ne permet pas de comprendre la complexité de la recherche sur VIH/SIDA. Il faudrait toujours ajouter à cette affirmation que les HERVs ont rendu l’interprétation de la recherche très complexe, et que leur interférence ne peut être ignorée. Une bonne compréhension des confusions introduites par les HERVs ouvre la voie à une analyse nettement plus objective de la recherche sur le SIDA.

Finalement, la question de savoir si le VIH existe ou n’existe pas, ou encore si l’on a étudié un passager inoffensif doit être débattue ouvertement, en tenant compte de la relative fiabilité des études passées, ou au contraire de l’absence de toute évidence scientifique. Les interprétations alternatives doivent être basées sur des évidences scientifiques, et non sur un consensus. Tout progrès vers une meilleure compréhension du SIDA est à ce prix.

Sur l’Auteur

Etienne de Harven, Docteur en Médecine, Université Libre de Bruxelles, 1953, fut promu comme « Membre » du Sloan Kettering Institute, New York, NY, en 1968, Président de la Société Américaine de Microscopie Electronique en 1976, et est Professeur émérite (Anatomie pathologique) de l’Université de Toronto, Toronto, Ontario, Canada

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A lire sur le même sujet: Dissidence VIH à l’ICAR 2011: un espoir?

 

4 comments

  • Vincent Verschoore

    Salut Yoananda,
    Si le vih n’est pas un facteur de transmission, et qu’il n’y a pas d’autre virus impliqué, alors ce n’est pas une mst. Mais si le vih est un facteur, mais qui n’est dangereux que pour les gens au système immunitaire déjà fragilisé, alors ca reste une mst quand même.

  • Mais la vraie question en définitive : est-ce que le SIDA est une MST ou non ?
    Parce que … la dernière fois que j’ai fais un test de dépistage, les questions posées était plutôt étrange : “avec vous pris de la drogue, été ché plus trop ou, pratiqué la sodomie …”
    le coté MST semble ne plus être aussi “certain” qu’avant on dirait.

  • Vincent Verschoore

    Un article qui ne fait pas dans la dentelle: http://paradigmwatch.com/index.php?p=243

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