Italian Journal of Anatomy – de la valeur clinique des tests de dépistage VIH

Cet article est paru dans le Italian Journal of Anatomy and Embryology (IJAE) en septembre 2011. L’original est intitulé Clinical significance of immune-system laboratory test. Cet article pose la question, jusqu’ici rarement posée dans un journal médical classique, de la pertinence des tests de dépistage du VIH. Cette question est fondamentale dans le débat sur la nature réelle du VIH, de sa relation avec le Sida et de l’industrie qui s’est construite autour. Ce débat est un thème récurrent et très politiquement incorrect de ce blog.

Traduction de l’article:

Les anatomistes ainsi que de nombreux spécialistes médicaux dépendent des laboratoires cliniques pour des informations critiques permettant de réaliser des diagnostiques, pronostiques, et évaluation des traitements. Cependant, ces laboratoires n’accompagnent pas toujours leurs chiffres d’une information suffisante sur la pertinence  (significance) de certains résultats: de quel ordre sont les variations quantitatives d’un paramètre donné pour un sujet bien portant, et quelle est la probabilité qu’un résultat positif ou négatif soit en fait un faux positif ou un faux négatif.

Cette situation est particulièrement problématique dans le cas du VIH du fait qu’il n’existe pas “d’étalon or” pour ce type de test et que la mesure quantitative typique, les CD4 (ou T4), peut varier de manière importante pour des raisons n’ayant rien à voir avec l’infection au VIH. Par exemple, une personne déclarée séropositive suite à un vaccin fut plus tard déclarée séronégative, ce qui n’est pas a priori possible si la séropositivité définit l’infection au VIH – ce qui est généralement présumé être le cas. Une conséquence importante d’une information déficiente sur le sujet des tests au VIH est que des étudiants peuvent craindre d’être infectés en travaillant dans des laboratoires pratiquant la dissections de cadavres alors que le risque est en fait négligeable – même dans le cas de cadavres anonymes en Afrique du Sud, là où l’incidence du VIS est supposée être très élevée.

Nous avons déjà indiqué le besoin d’améliorer l’épidémiologie du VIH ainsi que les politiques de santé publiques qui y sont liées en reconnaissant et en prenant en compte les faiblesses du dépistage au VIH, qui sont les probables causes d’inexplicables paradoxes et contradictions tels le conflit entre les estimations du nombre d’infections et du nombre de décès liés au VIH provenant pourtant toutes de sources réputées crédibles; la très large variabilité du mode d’infection primaire en fonction de la zone géographique; les extrêmes disparités raciales où l’on constate un taux d’infection diminué d’un tiers chez les Asiatiques et Américains d’origine asiatique par rapport aux Américains blancs, alors que les Afro- Américains le sont dix fois plus que les blancs!

Les incertitudes liées aux tests contribuent aussi certainement à la confusion sur la définition de certaines conditions (par exemple la lipodystrophie ou la néphropathie) dont on ne sait si elles sont associées au VIH ou à la condition Sida. Lors de travaux récents nous vons trouvé que le système immunitaire, dont le taux de CD4, peut être grandement modifié par l’usage de certains suppléments alimentaires libres des effets secondaires toxiques des antiviraux actuellement utilisés pour faire remonter le taux de CD4 chez les séropositifs.

Auteurs: Marco Ruggiero, Stefania Pacini, Tiziana Punzi, Gabriele Morucci, Massimo Gulisano, Claus Koehnlein, Henry H. Bauer

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En avril de cette année j’ai publié un article suite à la conférence italienne sur le Sida et les rétrovirus (ICAR), avec un résumé d’une interview d’un des auteurs de ce texte-ci, le Dr Marco Ruggiero: Dissidence VIH à l’ICAR 2011: un espoir?

Voici exactement un an j’avais publié au autre article sur le même sujet, basé sur deux vidéos: Signifiance et conséquences des tests de séropositivité au VIH

Et en 2010 un article plus spécifique sur la situation française suite aux déclarations de Mme Bachelot sur le sujet des tests: Vers le dépistage général du VIH en France, qui profite?

 

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