Arche d’Alliance: risque de fuite!

L’arche d’alliance, symbole religieux tout autant que symbole cinématographique aux côtés de Indiana Jones, est avant tout un mystère. Ce coffre de bois et d’or rehaussé de deux chérubins est censé contenir les Tables de la Loi récupérées par Moïse lors d’une ascension mémorable. Selon la Bible elle quitta l’Egypte pour se rendre, après plusieurs étapes, à Jérusalem sous la conduite du roi David en attendant la construction du premier temple. Elle y sera placée dans le Saint des Saints par le roi Salomon.

L’arche aurait la particularité d’être mortelle pour celui qui la toucherait sans “autorisation”, et ces pourquoi seuls les Lévites étaient capables de la transporter. Toujours selon la Bible, elle aurait disparu entre son entrée au temple, autour de 950 av. JC,  et la prise du second temple par Pompée en 63 av. JC. Quand, par qui et pourquoi, la Bible n’en dit pas grand chose sauf une légende dans le second livre des Maccabées comme quoi Jérémie l’aurait récupérée pour la cacher lors de la destruction de Jérusalem au 6ème siècle avant JC.

Mais une autre légende issue de l’Eglise Orthodoxe éthiopienne dit que l’arche fut dérobée par Ménélik Ier, fils de Salomon et de la Reine de Saba, fondateur de la dynastie des Salomonides qui régna sur l’Ethiopie jusqu’en… 1974! Ainsi amenée en Ethiopie par Ménélik, elle aurait rejoint au moment de la christianisation du pays (IVème siècle) la ville d’Aksoum est plus spécifiquement l’église Sainte-Marie-de-Sion. Et toujours selon cette église, elle aurait été déplacée une dernière fois dans les années 1960s pour rejoindre une petite chapelle adjacente à cette église, la Chapelle de la Tablette. Cette chapelle existe bel et bien, et l’arche d’alliance y serait encore aujourd’hui, gardée par un moine seul autorisé à la contempler.

Mais rien n’est parfait et ladite chapelle aurait depuis peu développé une importante fuite sur le toit. Actuellement recouverte d’un taud, la chapelle va bientôt subir une réfection en profondeur de sa toiture ce qui implique le déménagement de l’arche! Une chapelle temporaire semble d’ailleurs en cours de construction à côté de l’originale, selon le photographe Tom Makins présent sur les lieux. Une occasion unique de tenter de voir s’il y a vraiment quelque chose dans cette chapelle! Certes, chaque année lors de la fête du Timkat en janvier, l’arche est sortie drapée pour une parade mais impossible de savoir s’il s’agit de l’arche ou d’une réplique. Cette fois-ci on en saura sans doute pas plus mais l’objet sera nécessairement la vrai arche si elle existe, vu que la chapelle sera ensuite ouverte pour réparations. J’ignore si les compteurs Geiger seront permis à proximité…

L’histoire semble rocambolesque mais pour l’Eglise Orthodoxe éthiopienne l’arche est bien là, cela n’a rien d’une blague. Qu’elle n’ai pas été vandalisée ou pillée depuis les années 60, vu l’enjeu, semble surprenant mais officiellement c’est ainsi. Un long travail de recherche fut effectué par le journaliste Graham Hancock entre les années 1983 et 1992, y compris un long voyage sur les traces de l’arche jusqu’à sa supposée résidence actuelle. Il demanda au gardien de la voir, sans succès. Au cours de ses recherche Hancock en vient à assimiler l’arche au fameux Graal, et le tout est relaté dans un passionnant livre intitulé The Sign and the Seal.

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