Italian Journal of Anatomy: pas d’épidémie du VIH depuis 1984

Depuis son origine ce blog donne la parole à un point de vue inhabituel (certains diront polémique)  sur la cause réelle du Sida, et notamment sur la causalité VIH-SIDA. Si vous découvrez ici cette polémique, je vous invite à commencer par ce billet introductif. Depuis la fin des années 80 et la dominance institutionnelle de la théorie VIH->SIDA couplée à l’explosion du business des anti-viraux, les contradicteurs n’ont plus eu accès aux revues à comité de lecture, ce jusqu’en fin 2011 avec un premier article publié dans le Italian Journal of Anatomy et que j’ai traduit le mois dernier dans ce billet. Cet article posait notamment le problème de la définition de l’état de séropositivité vu les différentes normes qui définissent cet état d’un pays à l’autre. Ce même journal, à comité de lecture, publie ce mois-ci un nouvel article intitulé AIDS since 1984: No evidence for a new, viral epidemic – not even in Africa (Le SIDA depuis 1984: pas de preuve d’une nouvelle épidémie virale – pas même en Afrique).

Il se consacre à l’analyse des chiffres de population et d’infection au VIH fournis par les organes officiels (OMS notamment). Co-écrit par le fameux Dr Peter Duesberg, initiateur de la polémique avec notamment la publication d’un livre en 1995 intitulé “Inventing the AIDS Virus” qui lui valu d’être ostracisé par la communauté “scientifique” alors qu’il était à l’époque un prééminent biologiste à Berkeley et grand spécialiste des rétrovirus, dont le VIH est censé faire partie.

Il est trop long pour être traduit mais en voici le lien (en anglais): http://www.fupress.net/index.php/ijae/article/view/10336

Je me contenterai d’en faire ici une courte synthèse.

Depuis la découverte d’un putatif virus du Sida découvert en 1984 et de millions de porteurs asymptomatiques détectés au fil des ans, en 2011 aucune épidémie de Sida n’avait encore eu lieu. En 2008 néanmoins, il a été estimé qu’entre 2000 et 2005 ce nouveau virus connu sous le nom de VIH, a tué 1,8 millions de Sud-Africains avec une moyenne de 300 000 morts annuelle et que la prise d’anti-viraux aurait pu sauver 330 000 vies. L’article examine cette proposition et notamment le paradoxe faisant que le VIH aurait causé une épidémie en Afrique mais nulle part ailleurs, et à un taux constant plutôt qu’avec le taux classique en forme de courbe de Gauss comme n’importe quel nouveau virus pathogène. Une première et surprenante découverte fut que l’Afrique du Sud n’attribuait que 10 000 morts annuelles au VIH entre 2000 et 2005 et que la population de l’Afrique du Sud a crû de 3 millions d’âmes sur la même période à un taux constant de 500 000 par an. Cette augmentation fait partie d’une tendance stable portant la population de 29 millions en 1980 à 49 millions en 2008. Sur la même période, l’Ouganda augmentait sa population de 12 à 31 millions, et l’Afrique Sub-saharienne en général de 400 à 800 millions, malgré le très important taux d’infection au VIH. Les auteurs font remarquer qu’article paru en 1988 dans Nature prédisait que le Sida était capable de transformer une population croissante en population décroissante sur quelques décennies, et qu’en 2000 plus de 5000 scientifiques signèrent le Déclaration de Durban prédisant que de l’ordre de 24 millions de séropositifs africains allaient probablement mourir endéans les 5 ans. Rien de ceci ne s’est produit – toutes choses qui auraient effectivement dû se passer si le VIH était un nouveau virus répondant aux caractéristiques de diffusion et de létalité qu’on lui prête.  Les auteurs en déduisent que le VIH n’est pas un nouveau virus tueur et proposent l’idée qu’il s’agit en fait d’un “virus passager“que l’on trouve chez des personnes bien portantes et chez des personnes souffrant de maladies non virales. Ils attirent également l’attention sur le fait qu’au vu de cette conclusion et au vu de la dangerosité intrinsèque des traitements anti-viraux, il est nécessaire de revoir le rapport risque-bénéfice de tels traitements pour les femmes enceintes, les nouveaux-nés et tous ceux et celles qui portent des anticorps contre le VIH.

Tous ces éléments sont développés au long des 20 pages de l’article. Il va sans dire que cette publication a suscité un tollé dans l’establishment médico-scientifique.  La théorie du virus passager est notamment la cible de critiques, par exemple sur le site Aidstruth.org. Cet article avait été publié une première fois en 2009 dans le magasine Medical Hypotheses puis retiré sous la pression dudit establishment, non pas pour erreur scientifique mais pour délit d’opinion (highly controversial opinions). Pour Paolo Romagnoli, éditeur en chef de l’Italian Journal of Anatomy et lui-même expert en anatomie cellulaire à l’Université de Florence, “les conclusions spéculatives ne sont pas une raison pour rejeter un papier, pourvu que ces conclusions soient en rapport avec les données présentées.

 

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