Discussion scientifique autour de l’existence ou non du Vih

Toute la polémique qui dure depuis plus de vingt ans sur les causes réelles du Sida repose sur une double question fondamentale: peut-on dire que l’existence du rétrovirus censé être la cause du Sida, le Vih, est scientifiquement prouvée? Et si c’est le cas, peut-on dire que le lien de causalité entre le Vih et le Sida est scientifiquement démontré?

Posez la question à n’importe quel docteur ou chercheur “classique” en matière de Sida, c’est-à-dire la grande majorité, et l’on vous répondra que “bien sur c’est démontré, depuis longtemps et sans l’ombre d’un doute”. Demandez à voir les preuves scientifiques et on vous répondra quelque chose comme “je ne connais pas les références exactes, mais elles existent bien entendu et ont été présentées par Montagnier et par Gallo lors de la découverte du virus en 1984″.

Creusez un peu la question et vous vous rendez compte que tout l’argumentaire concluant que le Vih existe et cause le Sida repose sur des simplifications et des raccourcis qui, pour certains, font trop brouillon pour être scientifiquement recevables. Vous verrez par exemple Montagnier dire que la purification du virus est une étape essentielle dans son identification, mais qu’il ne l’a jamais réalisée (et à sa connaissance Gallo non plus) dans le cas du Vih, mais que ce n’est pas grave vu qu’on arrive à le transmettre quand même… Lire cette interview de Luc Montagnier par Djamel Tahi, en 1997.

Un certain nombre de scientifiques et de journalistes ont repérés ces écarts entre le discours et la réalité scientifique depuis le début de l’histoire du Sida. De nombreux sites, livres et documentaires sont apparus au fils des ans pour illustrer le décalage entre le “dogme” dominant et la réalité aussi bien épidémiologique qu’expérimentale en la matière. Ces informations, évidemment, passent très rarement le mur du silence imposé par l’establishment politico-médiatique. En effet le choc serait de plusieurs ordres de magnitude plus fort que pour l’affaire Servier par exemple, et risquerait de couler définitivement toute confiance de la population envers les structures de santé publique. Sans parler des pertes financières des laboratoires pharmaceutiques et des médias pour qui ces laboratoires sont une manne publicitaire majeure. Donc omerta sur toute la ligne officielle, heureusement la vraie information ne se trouve pas là.

En 2009 paraissait un documentaire qui à fait le tour du monde, “House of Numbers” par le jeune réalisateur Brent Leung. Ce film pose énormément de questions sur ce qui cause le Sida, sur les méthode de détection et de tests de séropositivité, et sur la vie des gens confrontés à cette maladie, en occident et en Afrique. Le film ne creusait pas outre mesure l’aspect purement expérimental autour de l’identification du Vih, processus qui implique au moins deux étapes clé: l’isolation et la purification du virus. C’est pour cela que vient de paraître une suite à House of Numbers, intitulée “The Emperor’s New Virus” (clin d’oeil à l’Empereur Nu) que voici:

Ce film interroge plusieurs scientifiques, côté orthodoxe d’une part (dont Luc Montagnier, Françoise Barré-Sinoussi et Robert Gallo, les grands héros de l’histoire du Vih) et des “dissidents” dont, notamment, Eleni Papadopulos du “Groupe de Perth” en Australie.

Bien entendu les positions “dissidentes” sont démenties par l’establishment qui présentent parfois des arguments autres que la simple insulte, et voici donc un petit clip réalisé pour répondre, précisément, aux allégations de Papadopoulos et de son groupe:

A chacun(e) de se faire son opinion.

Un autre documentaire, cette fois par Andi Reiss et intitulé “False Positive” (faux positif)  tourne actuellement dans les festivals et on peut voir le trailer ici. Il s’adresse plutôt à l’histoire du Sida du point de vue de la mouvance “dissidente”.

Et pour finir quelques liens internes à ce blog en rapport avec cette histoire:

Pourquoi la polémique sur le VIH?

Vu sur Nexus: l’imposture VIH=SIDA décryptée

Voir le Sida autrement, avec le Prof. Etienne de Harven

Interview du Dr Montagnier sur la lutte conte le VIH

 

11 comments

  • Vincent Verschoore

    Je ne sais pas non plus qui est l’auteur de cette vidéo, et je n’ai pas les moyens de faire le tri entre le démontré, l’hypothétique et le faux dans tout ce qui est dit et montré dans ce clip. Sur la questions des faux positifs, c’est un effet de manche de la part du commentateur: il part du principe que le test de séropositivité est spécifique, et donc un faux positif est un cas où le premier test est positif, et le second négatif, autrement dit que le premier test a détecté le vih “par erreur”. Mais si on part du principe que le test n’est pas spécifique (et c’est ce que les laboratoires écrivent sur les notices de ces tests) le concept même de “faux positif” n’a plus de sens: on mesure “quelque chose” un jour que l’on ne mesure plus le lendemain, sans savoir ce qu’est ce “quelque chose”.

  • prostateinquiète

    Je n’arrive pas à savoir qui est l’auteur de la deuxième vidéo ” AIDS denialism responding to the Perth Group’s arguments” !?

    Je ne l’ai pas encore visionnée entièrement ( elle est plus difficile à suivre que la précédente ) . Un argument m’a tout de même frappé -qui porte- c’est l’extrême petitesse du nombre de faux positifs …ce qui semble -si l’on est d’accord sur cette estimation- battre en brêche une point important de la thèse du groupe de Perth.

  • Vincent Verschoore

    On ne peut qu’essayer de diffuser de l’info en laquelle on a confiance, en espérant que de plus en plus de gens vont oser – oser, c’est le mot – se poser les questions qui fâchent. A l’ère de la spéculation à la vitesse de la lumière, il faut encore des années, des décennies, voir des générations pour que les questions fondamentales fassent leur chemin vers la surface de la société. Nous vivons dans un monde essentiellement structuré autour de croyances vieilles de 50, 100 ans. Et l’une de ces fausses croyances, profondément enracinée, est la nature parfaitement scientifique de la recherche médicale.

  • Mon cher Vincent,
    Cette farce va durer jusqu’à quel moment? je ne vous dis ce qui se passe lorsque je discute avec certains intellectuels (médecins, chercheurs, universitaires) en Afrique sur la dissidence; si certains n’en reviennent pas, d’autres vous récitent comme une radio cassette l’orthodoxie connue en ce qui concerne le SIDA ce qui aboutit parfois aux altercations très vives. Mon Dieu, l’heure est très grave!!!!!!!!!!!!!!.

  • Vincent Verschoore

    Bonsoir Jean,
    Imaginez que Gallo & Cie doivent admettre qu’ils vendent au monde une chimère depuis 25 ans… Ils ne le feront jamais, et tant que l’argent sera de leur côté rien ne changera vraiment.

  • Bonsoir Vincent,

    Tout ce que raconte cet officiel me paraît tout-à-fait correct, mais ne prouve rien quant au mécanisme de la maladie. D’ailleurs, la suite de la vidéo ne se trouve nulle part, cette suite qui est a priori beaucoup plus intéressante.

    Personnellement, j’en viens à penser que ce fameux rétrovirus fait partie de ces particules utilisées par le métabolisme pour favoriser l’apoptose cellulaire, lorsque le besoin s’en fait sentir pour la cellule. Cette particule libère des agents oxydants pour permettre cette apoptose, et est elle même exprimée en présence de ces agents oxydants.

    Mais, lorsque la cellule est soumise à des agents oxydants extérieurs du même type, ces particules se multiplient. Cependant l’apoptose due à ces particules rétrovirales est bien moins importante que celle provenant des agents extérieurs.
    C’est pour cela que le vih est si peu infectieux. Mais il l’est suffisamment pour que Montagnier et Gallo l’aient détecté, croyant découvrir un nouveau virus, qui en fait est un rétrovirus qui existe à bas bruit chez chacun d’entre nous.

    J’explique cela en disant que le VIH est l’abre qui cache la forêt des agents oxydants qui sont essentiellement des drogues récréatives azotées ainsi que des médicaments tels l’AZT en partie.

    S’y opposent les médicaments réducteurs, NAC, mais aussi pratiquement tous les derniers nés des “antirétroviraux”, peu toxiques (lamivudine), ou fortement toxiques (ténofovir, dont la structure chimique s’apparente au Roundup).

    Avec cette hypothèse, on pourrait réconcilier Duesberg, Perth et l’orthodoxie… mais chacun campe sur ses positions.

  • hihan hihan

  • bèèèèhhhhh

  • Vincent Verschoore

    Salut Yoananda,
    Il y a d’ailleurs une histoire louche avec la fondation de Carla Bruni sur la question du Sida, mais je ne sais pas si ca vaut encore la peine de se pencher dessus :)

  • Oui malheureusement il y a plusieurs aspect politiques dans cette histoire. Le Virus du SIDA est une explication facile qui touche à une “faiblesse” bien chrétienne : la culpabilité sexuelle.
    En afrique donc le “flou artistique” permet de recevoir des crédit médicaux.
    Le SIDA est bien pratique pour les artistes qui veulent se donner une bonne conscience en s’engageant pour une cause entendue et médiatisée, on fait un concert gratuit et hop.
    Alors qu’à la base, c’était bien un soucis avec les poppers.

    D’ailleurs, il est facile pour tout un chacun de vérifier qu’il y a “soucis” avec le test du VIH, il suffit d’aller se faire dépister et de voir comment ils s’y prennent … c’est ridicule, mais bon … plus c’est gros plus ça passe. Ou bien les gens sont tellement perdu qu’ils n’y voient que du feu, je ne sais pas.

  • Baisez comme tout le monde et le problème sera en grande partie résolu.

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