De la non-économie d’échelle à l’économie P2P?

Un court mais très intéressant article paru le 1er juin dans El Correo de la Indias s’intitule “L’Espagne et la tragédie des échelles”. Il pose la question suivante: pourquoi les capitaux ont-ils désertés une économie réelle composée d’un nombre importants de petites et moyennes entreprises très productives, au profit de bulles spéculatives notamment dans l’immobilier qui, en éclatant, ont virtuellement coulé l’économie espagnole?

Réponse: parce que la rentabilité financière du secteur industriel, basée sur le long terme, est moins élevée à l’instant t que les “coups” spéculatifs basés sur le court terme. Le capital a besoin “d’exubérance” et ne se satisfait plus d’une rentabilité normale et durable. L’échelle des PME est trop petite. Or le capital “exubérant” ne peut s’exprimer que dans la production de la rareté, là où les prix montent, les volumes importants et les risques… très importants mais cachés par les opérations de titrisation. D’ou la spéculation immobilière, organisée par les banques et l’Etat, qui a pompé le circuit financier au dépends de la production réelle et au profit des spéculateurs. Continue reading