Dépistage VIH généralisé: Bachelot en rêvait, la FDA l’a fait.

new, aids, test, allows, you, to, test, for, hiv, at, home, En 2010, la ministre de la Santé de l’époque Roselyne Bachelot rêvait de facilitier au maximum le dépistage du VIH en le rendant gratuit voir en mettant les kits de dépistage rapide en vente libre, de manière à ce que chacun le fasse chez soi, un peu comme les tests de grossesse. Voir cet article pour plus d’information.

La FDA américaine vient de passer ce nouveau Rubicon et de permettre la vente libre de tests de dépistage rapide de la marque OraSure Technologies. Un Rubicon car ce dépistage est tout sauf anodin et repose sur une arnaque massive, celle qui fait croire au public que les tests de séopositivité, qui mesurent en fait la présence d’anticorps non spécifiques (et cela est indiqué en toutes lettres dans les notices des tests classiques type ELISA et Western Blot), indiquent véritablement une infection au VIH – un état de séropositivité qui, selon la doxa médicale actuelle, dégénérera un jour ou l’autre en SIDA et nécessite donc la mise en place d’un traitement aux anti-rétro-viraux (ARV, ou tri-thérapies). Traitement qui est éminemment rentable pour les laboratoires pharmaceutiques évidement. Cette théorie de la causalité entre un hypothètique VIH jamais isolé et le SIDA est depuis longtemps remise en cause et ce blog y a consacré de nombreux articles, mais restons sur la ligne orthodoxe.

De l’aveu même du fabricant et de la FDA, ce nouveau test (OraQuick In-Home HIV) génère un nombre important de faux positifs (résultats infirmés ensuite par les tests plus élaborés type ELISA / Western Blot effectués en laboratoire) mais également de faux négatifs ce d’autant si la “contamination” présumée date de moins de trois mois. Malgré tout la FDA espère détecter près de 4000 nouveaux cas annuellement, sur une population séropositive estimée à 1,2 million de personnes aux USA – et dont 240 000 ignoreraient leur état de séropositivité. 240 000 personnes qui donc se portent fort bien (sinon elles auraient été testée en cas de signes suspects) mais que la FDA veut néanmoins “détecter” afin de les mettre sous ARV car, toujours selon la doxa dominante, les ARV réduisent de 96% le risque d’infection de ces séropositifs envers les partenaires. Ces personnes n’appartenant pas aux groupes à risques (essentiellement les homosexuels mâles “fast track” et les drogués), elles ne sont pas touchées par les plans de dépistage visant ces populations – d’où l’idée du test do-it-yourself. Mais revenons un instant aux chiffres. Selon la doxa dominante toujours, le risque d’infection entre personnes sérodiscordantes ayant une relation sexuelle “classique” est de l’ordre de 0,03% – soit de 1 sur 3000. Ce risque passe à 3% pour les relations dites à risque (anal réceptif). Comment mesure t’on une diminution de 96% d’un risque évalué au départ à 0,03%? Cela a t-il seulement un sens? D’autant plus que de nombreux facteurs, hors l’imprécision des tests eux-même, peuvent induire de faux positifs.

On peut donc prévoir que des dizaines de milliers d’américains voulant faire “the right thing” en achetant le test OraQuick vont se retrouver face à un résultat positif, vont devoir courir vers un vrai labo pour un test de confirmation (de type ELISA ou Western Blot, selon les endroits) qui confirmera (a priori dans 90% des cas vu que le taux d’incertitude de OraQuick semble être de 10% par rapport aux tests “sérieux”) leur descente aux enfers.

Pour les faux positifs, ils en seront quitte pour la frayeur de leur vie et l’acquittement d’une petite centaine de dollar (test OraQuick+ test de confirmation). Vive la politique de la peur., et si elle permet d’enrichir encore plus l’industrie pharma (qui contribue largement à la corruption publique, même si elle se fait parfois taper sur les doigts). c’est tout bénéfice.

HIV/AIDS dissident conference, June 2012, South… par rhubarbare

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