Category Archives: Science & techno

Physique quantique, fenêtre sur les mondes fantômes?

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Voilà près d’un siècle que la mécanique quantique décrit de manière précise le monde probabiliste de l’infiniment petit, sans que l’on puisse savoir si cette approche décrit une réalité fondamentale, le monde tel qu’il est, ou s’il ne s’agit “que” d’une approximation d’une réalité plus profonde dont la vraie nature nous échapperait encore totalement.

La question est d’importance car la réalité telle que nous la percevons, au niveau des particules, est très différente de la réalité matérielle dite classique qui nous entoure à chaque instant. Dans le monde classique notre chat est soit vivant soit mort, dans le monde quantique il est les deux à la fois tant que quelqu’un n’est pas venu vérifier. De même, la lumière a à la fois des propriétés de matière et des propriétés d’onde, sans que l’on sache si cette double propriété quantique (insensée du point de vue classique) est intrinsèque, ou le fait d’autres facteurs qui nous échappent.

Du point de vue quantique, les objets ont des états superposés qui ne se “condensent” en un seul état final que suite à une interaction avec un observateur. Cette superposition, appelée “fonction d’onde”, est décrite mathématiquement par l’équation dite de Schrödinger (également propriétaire du chat en question). Mais ces états superposés, cette fonction d’onde, sont-elles la réalité ou juste un modèle mathématique d’autre chose?

Dans les années 50, le physicien Hugh Everett proposait de sortir de l’impasse en imaginant qu’à chaque fois qu’un choix quantique s’effectuait (donc que la fonction d’onde se condensait en un état final, classique), l’univers se divisait et dans l’un on observait la solution A (le chat vivant), et dans l’autre, la solution B (le chat mort). Et ainsi ad infinitum, chaque nouvel univers vivant ensuite sa vie sans autres interactions avec ses congénères. Donc ici la fonction d’onde existe en tant que réalité, mais elle ne “choisit” pas son état final: tous les états coexistent dans des univers différents. Cette explication, qui pourtant ne fait pas dans la demi-mesure, ne résout néanmoins pas tous les problèmes logiques (sans parler des problèmes philosophiques!): par exemple, dans un multi-univers (ou multiverse, en anglais) composé d’une infinité d’univers, la notion de probabilité n’a plus de sens vu que tout ce qui peut arriver est déjà arrivé. La recherche d’autres explications, d’autres réalités sous-jacentes à la perception quantique du monde a donc continué.

L’une d’elle vient de faire parler d’elle: basée sur une variation de la vision d’Everett, elle postule qu’il existerait en fait non pas une infinité d’univers parallèle se divisant à chaque choix quantique, mais à l’inverse que les phénomènes quantiques que nous observons seraient le fruit d’interactions entre notre monde et un nombre fini de mondes parallèles, un peu comme des fantômes agissant discrètement sur notre monde, comme nous (ou plutôt, nos particules) sur les leurs. Terminé donc avec la fonction d’onde, les états superposés et les équations insolubles: quand par exemple nous observons, dans le cadre de la fameuse expérience des fentes de Young où des photons (éléments de matière) passent au travers de deux fines ouvertures pour produire un schémas d’interférences de type ondulatoire, ce n’est plus parce que nos photons sont dotés simultanément de ces deux propriétés, mais parce que les photons alter-ego au sein des autres univers “bousculent” les nôtres et induisent ainsi une apparence de comportement ondulatoire. Et en plus, selon les calculs effectués par les tenants de cette théorie dont Howard Wiseman de l’Université de Griffith, Australie, il suffirait de 41 mondes parallèles pour obtenir cet effet.
Autre exemple, le fait que dans notre monde quantique les électrons ne tombent pas vers le noyau atomique (comme le voudrait le modèle classique) pourrait s’expliquer par les interactions avec les électrons alter-ego des mondes parallèles, les maintenant ainsi en une apparence de suspension.

Plus largement, pour qu’une telle théorie soit fondée, il faudrait qu’elle puisse arriver aux mêmes résultats que la mécanique quantique (qui est très précise et rigoureuse). C’est loin d’être déjà le cas, mais un premier pas important a été fait. Et cette approche, si elle est correcte, devrait permettre de démontrer l’existence réelle de ces mondes parallèles, voir même leur nombre exact!
En ce cas, on toucherait peut être à la réalité fondamentale, ou du moins à celle sous-jacente au comportement quantique que nous observons. Et en principe, une forme de communication pourrait même s’établir vers ces mondes parallèles… mais avec qui?

A suivre…

 

 

Sources:
NewScientist, volume 224, novembre 2014
Physical Review X, doi.org/wtw

Journée mondiale de la lutte contre le Sida, revisitée

En ce jour à la gloire du marketing pharmaceutique, dont les bénéfices sur le dos des séropositifs se chiffrent en milliards d’euros, est-il encore possible de lutter contre le discours politiquement correct qui assène des chiffres d’infections toujours aussi alarmistes et appelle à l’intensification de la lutte, tout en reconnaissant que pas mal de gens aujourd’hui s’en foutent et que bien des jeunes ne savent même pas ce que “séropositif” veut dire?

Il y a un gros malaise avec le “système Sida”. D’un côté un enrichissement massif des labos qui profitent d’un marché captif (selon le dogme officiel, on ne guérit pas du Sida, on peut juste le garder sous contrôle grâce aux antiviraux) en vendant des médicaments à prix d’or, de l’autre une base scientifique beaucoup moins solide que ce que la com médiatique ne le laisse entendre. Le Sida en tant que tel (syndrôme d’immuno-déficience) existe, mais sa cause (ou ses causes) réelles, sa prévalence au sein de certaines populations “à risques” et notamment celles issue de l’Afrique sub-saharienne, sa définition variable d’un continent à l’autre, la non spécificité de ses tests de dépistage, l’histoire de la découverte du Vih entachée de fraude et de douteuses tractations politico-financières (qui fait que le comité Nobel de médecine n’a pas osé, pour son prix 2008, co-lister Robert Gallo avec Luc Montagnier alors qu’il est officiellement co-découvreur du supposé “virus du Sida”, et que le vrai découvreur, ou du moins celui qui a fait le boulot mais qui a ensuite refusé de participer au cirque commercial, Jean-Claude Chermann, n’apparaît nul part), bref un vaste éventail d’éléments qui permet à certains de penser que le discours officiel sur le Sida tient plus de la mythologie et du marketing que de la dure réalité scientifique.

Plusieurs documentaires à caractère dit “dissident” ont été tournés sur ce sujet, le plus connu étant sans doute House of Numbers réalisé en 2008 par le canadien Brent Leung. Il n’est pas le seul, et j’ai moi-même réalisé un petit documentaire lors d’une conférence “dissidente” dans le sud de la France en 2012.

Plusieurs livres ont aussi été publiés sur le sujet, généralement pas par n’importe qui – même si leurs réputations ont parfois souffert suite à leurs associations avec le mouvement dissident: le Dr Peter Duesberg avec “L’invention du virus du Sida”, le Dr Etienne de Harven avec “Les dix plus gros mensonges sur le Sida” ou encore le Dr Nancy Turner Banks avec son excellentissime “AIDS, Opium, Diamonds and Empire”.

La question de la nature réelle du Sida est complexe, et ne serait-ce que comprendre un petit peu le sujet demande d’investir pas mal de temps de lecture. Mais s’en tenir au discours officiels faits par et pour ceux qui tirent parti de la situation, ne peut plus suffire. Pour eux, le Sida est la plus importante épidémie de l’ère moderne. Pour d’autres, c’est la plus grande fraude scientifique de tous les temps. La réalité est sans doute quelque part entre les deux, mais pour l’instant c’est à chacun de se forger sa propre opinion et d’arrêter d’avaler toutes les couleuvres vendues par l’industrie de la peur.

Toi, moi, Facebook et les autres

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– Dis-moi que tu m’aimes!

– Ben oui euh je t’aime, on vient de passer un super week-end en zamoureux, tu as déjà oublié?

– Non, dis-moi que tu m’aimes sur Facebook, crétin!

 

En trois lignes, l’introduction d’un débat auquel de plus en plus de couples sont confrontés, et pas seulement les jeunes hyperconnectés: du fait des réseaux sociaux et notamment Facebook, l’amour est en voie de passer de la zone intime, l’entre-toi-et-moi, à la zone publique de la valorisation personnelle 2.0.

L’amour, a priori vecteur de bonheur partagé et graal de ceux et celles qui ne l’ont pas encore (re)trouvé, transformé en outil d’autopromotion et de domination: aimes-moi sur FB ou je te quitte, like ma photo si tu es vraiment amoureux, et arrête de commenter les publications de ceux ou de celles que je n’aime pas.

Un peu extrême? Pas sûr, à en lire les articles divers et variés (liste non exhaustive ci-dessous), et je ne doute pas que certain(e)s lisant ceci et ayant l’expérience de l’association amour/résocs puissent aussi en parler.

Statistiquement, selon cet article du NouvelObs, les réseaux sociaux ne modifient pas le nombre de couples, mais il accélère le mouvement: on trouve plus vite, on quitte plus vite. Les réseaux sociaux et notamment Facebook sont de plus en plus souvent cités dans les causes de séparation, mais aussi en tant que moyen d’estimation par les juges du niveau de vie réel des personnes en cours de divorce: si vous prétendez à l’insolvabilité mais que votre compte Facebook regorge de photos de vous dans des paradis tropicaux, ça ne va pas le faire.

Selon cet article de Lily Ponthieux dans Mycommunitymanager.fr, aujourd’hui deux couples sur cinq se sont rencontrés sur les réseaux sociaux. Et d’ajouter: Nous ne sommes plus deux dans une relation, nous sommes deux plus les autres. Ce nouvel usage de la vie de couple modifie considérablement notre gestion des sentiments au quotidien : la jalousie est le parfait exemple de ce changement qui s’opère chez nos nouveaux couples 2.0. Combien sont-ils à s’être séparés pour des photos, des commentaires postés qui ont suscité des disputes démesurées ? 

Elle introduit également le concept de dépendance affectivo-numérique: Les réseaux sociaux nous imposent une norme, sans même vous en rendre compte vous rentrez dans ce schéma sociologique de la dépendance affectivo-numérique. Être ami avec son partenaire sur Facebook, en dit suffisamment long sur l’état relationnel des couples de nos jours. Quels sont ces couples qui, dans une confiance absolue, acceptent de ne pas être amis sur Facebook ? Mais une intimité de couple bien ordonnée commence avant tout avec une intimité de soi-même bien ordonnée. Une relation libératrice repose sur un choix de vie volontaire et non un conformisme social

Que l’on soit ou non d’accord avec ce point de vue, ou que l’on se trouve soi-même confronté, ou pas, à une inflation inconsidérée de la place des réseaux sociaux au sein de nos relations amoureuses, le volume de publications semble attester de la réalité du phénomène. Et il n’y a là rien de bien grave, finalement, si les partenaires intègrent pareillement cette manière d’être, tout comme nos grands-parents ont du intégrer le téléphone (celui avec un fil et un gros boîtier en bakélite…) dans une culture basée sur l’écrit et la patience du retour du facteur. Mais c’est un gros “si” car, si la plupart d’entre nous (je parle en particulier des 40-50 ans qui ont pris le train 2.0 en marche) sont branchés et profitent des fonctions de partage, de veille internet et d’expression que sont Facebook & Co, la frontière que nous plaçons entre notre vie privée et notre profil publique n’est pas la même pour tout le monde – et nous pouvons nous trouver en décalage avec un conjoint qui pose cette frontière différemment. Et là, il n’y a pas de modes d’emploi, de guides, de bonnes ou de mauvaises façons de faire qui seraient validées par une quelconque autorité.

On retrouve la même teneur dans cet article du site protegersonimage.com dont je cite ce passage: Peu importe leur typologie, les réseaux sociaux prennent une place de plus en plus importante dans votre vie et participent au décloisonnement de vos différents cercles de fréquentation (pro, amis, famille, couple, etc).  Avec plusieurs centaines de millions d’adeptes et d’inscrits, ils s’imposent comme outils de communication et impulsent le changement. Bien entendu ces réseaux sociaux permettent aux adhérents de bénéficier de nombreux avantages, mais ils possèdent aussi de nombreux inconvénients et peuvent provoquer des désagréments, surtout dans la vie de couple. En effet, que ce soit la jalousie ou la méfiance, la surveillance du compte de l’autre, les disputes ou les infidélités réelles ou perçues, l’impact des réseaux sociaux sur la vie à deux est réel.

A tel point qu’une boîte a développé Between, un réseau social pour couples: le principe est de former un réseaux social juste pour deux (enfin, dans le schéma amoureux classique du moins) qui permet de partager photos, vidéos, textes hors du regard de l’espace public. La panacée? Peut-être, à condition de renoncer à l’aspect promotion personnelle, qui agit telle une drogue: la recherche du “j’aime” est sans doute à l’autopromotion 2.0 ce que le “high” est au fumeur de chichon.

 

Sans solutions toutes faites, il faut regarder les choses en face: comme le souligne cet article du site cestcalavie.com, les réseaux sociaux et Facebook en particulier sont des facilitateurs de rencontres, de communication et de promotion personnelle (on montre son meilleur “moi”, celui qui risque d’attirer le plus). Si ces fonctions intrinsèques sont perçues par l’un(e) comme un risque inacceptable (de faire une rencontre, de maintenir une relation cachée, etc..) la réaction immédiate est la montée en puissance du flicage, de la suspicion et des scènes de ménage, avant abandon de poste définitif de l’un ou de l’autre.

Pour éviter cela il faudrait soit accepter le risque et le minimiser en prenant soin du couple en le valorisant avant tout dans l’espace privé; soit limiter l’usage des réseaux sociaux à du non-personnel: activité professionnelle,recherche d’information mais sans “amis”, sans “likes” et sans nourrir le système avec quoi que ce soit ayant trait à notre vie privée. Pas évident si on est déjà impliqué dans une vie sociale connectée….

 

http://www.mycommunitymanager.fr/relation-de-couple-vs-reseaux-sociaux-un-match-impossible/

http://www.relationaide.com/2013/05/19/facebook-ami-ou-ennemi-du-couple/

http://tempsreel.nouvelobs.com/vu-sur-le-web/20120524.OBS6493/facebook-est-il-un-briseur-de-menages.html

http://www.protegersonimage.com/couple-reseaux-sociaux-quel-impact-dans-la-vie-a-deux/

http://sophiebrousseau.com/2013/11/26/couple-et-medias-sociaux-2/

http://zapside.com/393_un-reseau-social-gerer-sa-vie-couple.html http://www.cestcalavie.com/fidelite-couple-medias-sociaux.html

Un autre MOND est possible!

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J’ignore si George Lucas y pensait en inventant le côté sombre de la Force pour Star Wars, mais le monde des vraies étoiles est supposé être également doté de son côté sombre: la matière noire et l’énergie noire. Plusieurs articles de ce blog en parlent déjà, mais le but de celui-ci est de faire connaissance avec une hypothèse que l’on pourrait appeler “effet Jedi”: une solution ne nécessitant pas ce côté sombre pour expliquer la formation des galaxies – hypothèse dont le vrai nom est MOND (MOdifyed Newtonian Dynamics, ou Dynamique Newtonienne Modifiée), inventée en 1981 par le physicien israélien Mordehai Milgrom. Read more

NSA: The Day We Fight Back

Thanks for signing up to take part in The Day We Fight Back on February 11th 2014. In the last 6 months we’ve seen that government agencies, namely the NSA and GCHQ, have broken laws and twisted legal interpretations to create an infrastructure of mass surveillance of all of us online.This creates a dark form of censorship as people become afraid to speak freely — and it’s one that undermines our security and our right to privacy as well. As users of the Internet, we have a responsibility to defend its freedom.That’s why we’re planning this online protest. But we need you – the users of the Internet – the help make it happen.Will you forward the email below to your friends to urge them to join us?

Thanks.

David Segal,
Co-founder, Demand Progress. Read more

Quizz 2014: le mystère de l’effet placebo

La science fait face à de nombreux mystères, certain très éloignés de nos préoccupations quotidiennes, et d’autres nettement plus proches. Je lance ici une petite série d’articles présentant quelques uns de ces mystères, en commençant par l’effet Placebo.

Pierre Pichot formulait en 1961 le placebo de la manière suivante:  l’effet placebo est, lors de l’administration d’une drogue active, la différence entre la modification constatée et celle imputable à l’action pharmacologique de la drogue.

Une définition plus courante, issue de Wikipédia: Un placebo est un traitement d’efficacité pharmacologique propre nulle mais agissant, lorsque le sujet pense recevoir un traitement actif, par un mécanisme psychologique et/ou physiologique. Le médicament placebo ne contient que des composés chimiques neutres ou n’interférant a priori pas avec l’évolution de la maladie. Dans le cadre de la médecine allopathique, le placebo est équivalent en principe à la médecine homéopathique vu que dans les deux cas, au-delà d’une dilution de 9 CH, il n’existe plus d’effet actif mesurable dans la solution. Il ne peut donc, selon ce paradigme, s’agir que d’un effet psychologique et des expériences ont été menées pour en déterminer le mécanisme.
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