Que faire d’en quête de sens?

Les projectionsCe lundi était projeté, au cinéma municipal de Cluny (71), le documentaire En quête de Sens nous invitant à un petit tour du monde de penseur(e)s qui tentent de répondre à une question simple: qu’est ce qui ne va pas avec le système actuel, et que faire.

L’équipe est composée d’un réalisateur, Nathanaël Coste, et d’un personnage (le “héro”) issu du marketing des produits de luxe et qui, du haut de ses 27 ans, se pose de sérieuses questions sur le sens de sa vie: Marc de la Ménardière – que l’on peut par ailleurs écouter sur un TEDx de 2013.

Parmi la dizaine de personnages ainsi rencontrés, tous intéressants, on ne peut qu’être impressionné par la Dr Vandana Shiva, experte en mécanique quantique reconvertie dans l’agriculture biologique et le défrichement de nouvelles voies pour l’humanité selon,  notamment, les préceptes de Ghandi.

Le film est prenant et joyeux, les personnages tout sauf misérabilistes, du chaman à l’astrophysicien en passant par le cultivateur urbain. Mais pour dire quoi?

Chaque personnage apporte un message, que notre héro essaie de faire résonner (ou raisonner, au choix) au regard de sa propre expérience du monde et – très bonne chose – de sa méfiance envers les discours écologistes politiques. Ces messages, on s’en doute si on connait déjà un peu le domaine, tournent autour du retour au travail et au respect de la terre, de la notion de contentement, de la notion d’interdépendance et de l’importance pour tout un chacun à arriver à se reconnecter à sa vraie nature, que ce soit par la méditation ou d’autres voies.

Le contentement, selon Satish Kumar, auteur et activiste indien dont on peut également trouver un TEDx de 2012, c’est la capacité à reconnaître le moment où on a assez pour vivre, et c’est cela qui mène au bonheur. Par opposition à la recherche du plaisir, que l’on achète, qui n’est jamais suffisant et qui donc conduit à la frustration.

La reconnexion à sa vraie nature, c’est arriver à faire abstraction de tous les messages consuméristes que nous envoie le monde actuel, aux pensées destructrices issues de nos propres frustrations et des dogmes en tous genres qui nous assaillent. C’est arriver à calmer les vagues en nous afin de voir le fond de notre mer intérieure, pour paraphraser un personnage du film. Voir, ainsi, ce qui est vrai et, se faisant, de se reconnecter au souffle de vie, et à l’Univers tant qu’on y est – comme le suggère Trinh Xuan Thuan.

Je suis ressorti du cinéma avec une synthèse de belles images et de concepts qui paraissent, de fait, cohérents intellectuellement mais dont la mise en oeuvre à grande échelle, elle, ne semble pas du tout évidente. Bien sûr, rien n’empêche les amoureux du jardinage, s’ils ont accès à un espace cultivable, de faire du bio ni à chacun de militer pour “que ça change”, mais une des questions posées à Vandana Shiva fut justement: le système peut-il être modifié dans le bon sens, ou faut-il le jeter et le remplacer par un autre? Pour elle, le système se modifie déjà mais dans le mauvais sens, vers plus d’emprise par des Etats violents et des multinationales avides, pour lequelles l’humain n’est qu’une valeur comptable et jetable. Il faut donc le remplacer de A à Z, il n’est pas modifiable dans le bon sens.

J’ai tendance à être d’accord, mais cela la pose la question d’une part de l’utilité de vouloir changer ce qui est – autrement dit en garder les aspects qui nous semblent intéressants et en jeter les mauvais – et d’autre part, par quoi précisément le remplacer. Et comment. A cela pas de réponses, et c’est ce qui manque au film, comme c’est ce qui manque à peu près à toutes les propositions “pour un monde meilleur”. Quoi, précisément, et comment, précisément.

C’est là où les romains s’empoignent, car le discours “écolo” politique ne vise que des changements à la marge tout en gardant la structure du pouvoir à peu près en l’état. Les anarchistes, les intellos, les libres penseurs que j’aime bien par ailleurs sont trop souvent dépendants de financements étatiques (salaires, allocations, pensions, subventions…) pour accepter réellement de voir le système se crasher et ne plus en tirer, sinon un bénéfice, au moins de quoi vivre. On veut bien tous passer aux revenu universel de vie par exemple, cad d’un système distributif à un autre plus égalitaire, mais se retrouver à poil devant son lopin de terre et sa paillasse de méditation? Bof…

A cela s’ajoute la difficulté, fondamentale, d’identifier “l’ennemi”. Les politiciens que l’on aime pas, les technocrates, les banquiers, les experts et journalistes “chiens de garde”, les chefs de grosses boîtes sont tous autant identifiés à l’ennemi que les barbus coupeurs de têtes, les violeurs et les gangsters, les fabricants d’engrais, d’armes et d’OGM, et ceux qui en font la promotion. Mais à vouloir tirer sur tout le monde on ne fait de mal à personne. La force étant, de plus, très largement du côté de l’ennemi générique qui contrôle l’armée, la police, le renseignement, la distribution des revenus sociaux et une bonne partie des médias, il est illusoire de l’attaquer de front et d’ailleurs personne, en dehors des islamistes qui cherchent simplement à instaurer leur propre régime de terreur, ne propose sérieusement de le faire. Même quand le fruit est bien mûr, comme pour le “printemps arabe”, on voit ce que ça donne. L’ennemi est très résilient car il s’enracine au plus profond des structures étatiques et économiques.

Ce film nous permet de faire le point sur ce vers quoi nous (par “nous” j’entends ceux et celles sensibles à cette analyse du problème, ce qui est loin d’englober tout le monde) aimerions tendre et pourquoi, mais le plan de bataille n’est même pas ébauché hors l’aspect de changement personnel – qui est certainement fondamental. Nécessaire, mais pas suffisant. Il faudrait qu’il existe une action concertée, non violente mais radicale, envers un ennemi suffisamment bien identifié et dont on connait la ou les faiblesses. Mais qui dit concertation dit organisation, dit organisateurs, dit terroristes avérés ou potentiels du point de vue du système (et c’est pour contrer cette menace-là que le pouvoir a besoin de son chalut du renseignement, pas pour les quelques tarés islamistes qui sont déjà bien connus). C’est mort d’avance.

Alors, quoi? Il faudrait faire un documentaire… Néanmoins des pistes existent, de manière assez évidente. La clé d’un renouveau passe à mon avis par l’émancipation, la dé-dépendance au système, et donc à la restauration de l’autonomie de toutes les communautés en matières de besoins fondamentaux. Ce qui implique de recréer des industries employeuses propres (dans les deux sens du terme), de se protéger contre les échanges truqués qui génèrent des prix de marché bien en deçà de leurs prix de revient réels, de boycotter massivement les produits et opérations dont les coûts à long termes sont nettement supérieurs à leurs prix affichés. De ne pas participer aux scènes de théâtre d’intoxication que sont les élections politiciennes. Bref, ne pas nourrir la bête plus que strictement nécessaire à notre propre vie, en soi un exercice pratique sur le contentement que ne renierait sans doute pas Satish Kumar.

Rien d’illégal, rien de violent mais, à partir d’une certaine échelle et d’un certain temps que je suis incapable de quantifier, sans doute assez efficace pour au moins préparer le terrain. Une fois le pouvoir politicien reconnu illégitime, les super-riches réfugiés dans leurs camps de concentration super-luxueux, une bonne secousse devrait faire tomber l’arbre pourri d’où l’on verra alors s’enfuir les derniers rats des services de renseignement, les derniers banksters et lobbiystes corrupteurs, les restes de corps constitués de moisissures, les ombres des mythomanes à talonnettes et les culs bien bottés des psychopathes cravatés.

 

 

 

My french chronicles (2): Did you say “Front National”?

ob_c70359_logo-fn-2015Putting it very simply, the first round of departmental elections last Sunday saw a fairly strong showing from the far-right National Front (in French: Front National, or FN), around 25%, just behind the Conservative / Center-Right (UMP / UDI) alliance, and in front of the Socialist / far-Left (PS / FdG) alliance. The second round will occur on Sunday, March 29th and I have no prediction to make about the final outcome, but one thing is clear: the Front National is increasing it’s hold on local elections and that is sending ripples of angst in the establishment and in a sizeable part of the population, to which the FN is presented as a non-republican, racist, irresponsible bunch. There is of course some truth in that, but the reality is a bit more complex. Continue reading

My french chronicles, episode 1: After Charlie Hebdo

A belgian national residing in France for the past 15 years, I thought it might be interesting to write about what is going on here from a personal viewpoint. This might even get read by my English-speaking friends on the social web, and it’s a good exercise anyway!

This is definitely not a digest of current french affairs, nor an exercise in french-bashing, and neither is it done in support of any political group or institution.

Let’s start this with the recent and hugely talked-about episode of the Charlie Hebdo attacks in Paris on January 7th, and the mass-media hysteria and political breast-beating that ensued. Continue reading

Rafales pour le Caire: la Libye fumeux

La signature de la vente de 24 avions de chasse Rafale et d’une frégate couronne une superbe opération de marketing du complexe militaro-industriel français, qui restera certainement dans les manuels didactiques des apprentis dictateurs, meurtriers de masse et terroristes en costume-cravate. Du beau boulot, illustrant à merveille l’insondable hypocrisie, corruption et communauté d’intérêts de tout ce beau monde qui adore nous faire la leçon sur les “valeurs” de la République. MDR, le “M” étant malheureusement à prendre au sens premier.

Reprenons. Le contexte date de 2005 avec les accords entre Sarkozy et Kadhafi sur le sujet du financement de la campagne électorale du premier en vue de l’élection présidentielle de 2007. Médiapart a consacré de nombreuses pages à cette enquête, dont les conclusions n’ont jamais été démenties, Continue reading

Liberté d’expression, entre hypocrisie et opportunisme

cybercensure-rsf-carteLes récents événements auront au moins été un excellent révélateur de l’intenabilité de la notion de liberté d’expression telle qu’actuellement définie. Dans son principe, la liberté d’expression permet toute expression d’opinion hors l’insulte et la diffamation – qu’il faut comprendre comme insulte et diffamation à l’encontre de personnes ou de groupes humains, l’insulte ou la diffamation à l’encontre de choses ou d’idées – tel le blasphème – n’existant théoriquement pas.

Une complication majeure de l’applicabilité de la liberté d’expression est le distinguo fait entre la satire et l’argument “sérieux”. Charlie Hebdo a gagné des procès sur le simple argument qu’il est un journal satirique, alors que les mêmes faits eussent été retoqués s’il c’était agit d’un journal “sérieux”. Distinction subjective, car la ligne entre satire et opinion “sérieuse” est des plus floue et donc, des plus soumises à l’arbitraire. Continue reading

Elections Européennes et le Grand Nimportenawak

logo-europe-La présidence de la République a réagi aux résultats des européennes en affirmant que « des leçons doivent être tirées » de cet « événement majeur ». Ben voyons. Quel événement? La montée des partis eurosceptiques? Les 25% du FN en France? La nouvelle claque de la gauche institutionnelle, française comme européenne? La faible participation? Aucune surprise la-dedans il me semble, tout cela était à peu près prévu par les commentateurs politiques bien avant les élections.

Des leçons? Comme d’habitude, quelques effets de manche, langue de bois et petits arrangements entre amis pour ne pas modifier un status quo qui arrange en fait à peu près tout le monde au sein de la petite famille politique européenne. 

Et, n’en déplaise à toute cette bande de clowns, la seule leçon que l’on peut tirer de ce non-événement n’est pas qu’il faudrait reconditionner le peuple pour qu’il “aspire à l’Europe”, mais bien que le peuple ne veut plus de cette nomenklatura composée de fonctionnaires intouchables et de députés grassement rémunérés dont une bonne partie sont des cons finis parqués là pour services rendus à l’establishment (Dati, Hortefeu, Morano, MAM pour ne citer que les porte flingues de droite les plus connus) et qui n’en n’ont rien à battre de l’Europe – c’est juste une bonne mangeoire en attendant des jours meilleurs ou la retraite dorée.

Le peuple en a marre des 30 000 lobbyistes qui trafiquent les projets de loi (quand ils ne les écrivent pas eux-même) en faveur d’intérêts n’ayant pas grand chose à voir avec l’intérêt commun. Le peuple en a assez de la dictature technocratique bruxelloise qui passe son temps à inventer des règlements que personne n’a demandé et à nous faire payer pour des projets inutiles (combien de boîtes de com, de boîtes de formation, d’experts en tous genres se font financer sur base de projets qui ne servent à rien d’autre qu’a justifier l’existence du “machin” européen?). Si une partie du peuple vote pour des gens telle Marine Le Pen (qui touche ses 10 000 euros par mois de salaire et d’indemnité sans rien faire d’autre que cracher dans la soupe) c’est sans doute parce que ces gens-là, au moins, ne font pas semblant d’y croire: ils assument leur hypocrisie. On ne peut pas en dire autant de tout le monde, genre Harlem Désir qui n’en fout pas plus que Le Pen – et empoche tout autant, tout en vantant les mérites de l’Europe. Ben oui, sûr que c’est pas perdu pour tout le monde!

Le peuple a soupé de la PAC qui contribue à la mort des petits paysans tout en engraissant les gros à coups de quotas et de primes à la taille. Idem pour la politique de pêche qui cause un gaspillage monstrueux de la ressource (tout ce qui est pêché hors quota est rejeté à la mer, mort…) et un jeu inégal entre les petits artisans et les gros armements qui ont les moyens de se payer, grâce à la corr… au lobbying, une réglementation tout à leur avantage. Non pas qu’il faille éliminer les quotas – au contraire – mais il faut des quotas de pêche effective, qui prennent en compte la réalité de ce qui est effectivement pêché.

Le peuple ne peut plus avoir confiance dans un système européen qui négocie dans l’opacité des traités internationaux, tel TAFTA, dont il est très difficile pour les non-initiés d’en comprendre les tenants et aboutissants. Néanmoins, en se basant simplement sur les tentatives précédentes genre ACTA qui furent heureusement sabordées grâce à l’action de la société civile, il est tout à fait logique de penser que ce qui se trame dans l’ombre servira avant tout ces fameux intérêts privés des actionnaires du big business, de la censure et de la haute finance, à nos dépends à tous.

Le peuple n’est pas anti-européen, ce qui est par ailleurs un oxymore vu que nous sommes tous, par définition, européens. Le peuple est simplement de plus en plus intolérant du système de l’Europe des technocrates, des décideurs non élus, de la corruption et des hordes de parlementaires qui se goinfrent sur son dos. Si encore tout cela produisait un résultat considéré comme globalement positif, mais non – austérité, raideur budgétaire, chômage au nom de la raison supérieure du dieu Euro et son Eglise de la BCE, du libre-échangisme quitte à en crever, et de la taille monétaire unique pour des pays aussi différents que l’Allemagne et la Grèce! Nimportenawak.

Il me semble, pour conclure sur ce coup de gueule initié à l’écoute des lamentations hypocrites de nos pseudo-représentants, qu’il faut se poser – vraiment – la question centrale: quelle Europe pour les européens – tous les européens?  Je vote pour une Europe qui épouserait les réalités culturelles, sociales et économiques très diverses de notre beau continent sans chercher à les uniformiser dans une non-identité blême et technocratique. Une Europe dont les représentants de ses nations seraient tirés au sort, pour une durée déterminée. Une Europe libérée de ses armées de lobbyistes corrupteurs, de son arrogante BCE, de ses projets inutiles. Une Europe qui ne chercherait pas à nous empêcher de manger nos fromages locaux au lait cru, et qui arrêterait de vouloir assassiner les petites cantines ou restaurants à coups de règlements hygiénistes débiles au profit des marchants de malbouffe 100% aseptisée. Bref, une Europe pragmatique, humaniste, émancipatrice pour tous les européens, et qui ne pète pas plus haut que son cul.

 

=Vincent Verschoore=

Les intellos de l’humour, un sketch pas marrant

Consternation ce matin sur France Inter lors de l’émission de Pascale Clark “Les Chroculs“, dédiée aux limites qu’il faudrait imposer à l’humour – avec référence non dissimulée à l’affaire Dieudonné. Le panel des invités comprend des chroniqueurs “avisés” issus des journaux Le Monde, Le Figaro, L’Express et la Parisien.

Ceux et celles qui, comme moi, estiment que la liberté d’expression ne peut pas, par définition, avoir de limite en-deçà de la diffamation, et donc que la question des limites de l’humour – tête de gondole de la liberté d’expression – ne se pose tout simplement pas en seront pour leurs frais en matière d’argumentation. Pour ces intellos de l’humour, la banane doit avoir des limites et ces limites sont… et bien on en sait rien en fait, aucune norme objective n’a pu être proposée malgré les efforts de P. Clark pour faire expliquer pourquoi Desproges, par exemple, est recevable, mais que d’autres ne le seraient pas. Les invités ne proposaient que des réponses totalement subjectives: untel est acceptable parce que l’on sait d’où il parle, un autre par ce qu’il a du style et de la finesse, un troisième pare qu’il ne fait qu’imiter une situation vécue ou qu’il reste dans le cadre de la loi, etc… Continue reading

Loi anti-prostitution et modèle suédois: encore une loi à la con, une!

Avec 268 voix pour et 138 voix contre, le Parlement a encore une fois réussi le pari de voter de la manière la plus inutile, hypocrite et contre-productive qui soit face à un problème mal analysé, et en niant un principe fondamental de notre société qui est que chacun – et chacune – puisse disposer de son propre corps comme il ou elle l’entend.

Certes, le désir affiché d’éradiquer la prostitution sous contrainte est tout à fait louable, mais criminaliser le “client” dans toutes les situations revient à jeter le bébé avec l’eau du bain et ne servira qu’a rendre cette activité souterraine, et encore plus dangereuse pour les femmes qui la pratiquent. Mais moins visible sur les trottoirs de Neuilly et du Bois de Boulogne… Continue reading

Décès du général Aussaresse, le seul qui osa la vérité

Le général Aussaresse est récemment décédé, dans l’indifférence générale (c’est le cas de le dire) et porteur de l’infamie suite à la parution en 2001 de son livre “Services spéciaux, Algérie 1955-1957″ (Perrin), dans lequel il dit avoir pratiqué la torture, “tolérée, sinon recommandée” selon lui par les politiques. Pour lui, elle “devient légitime quand l’urgence s’impose”. Ces confessions, accompagnées d’interviews dans la presse, avaient suscité une tempête politique et sa condamnation par la justice française en 2004 pour apologie de la torture. La Légion d’honneur lui avait également été retirée , tant qu’à faire (pourtant, quand on voit à qui on la donne ces dernières années…)

Ce que les médias français, toujours prompts à monter sur leurs grands chevaux de défenseurs de la bonne moralité, oublient de mentionner est le fait que, en 2008, la Cour Européenne des Droits de l’Homme avait retoqué la décision de justice française contre Aussaresse et ses éditeurs, en arguant ainsi: Continue reading

Syrie: d’où vient le gaz sarin?

Le rapport des Nations Unies à peine publié et confirmant l’usage de gaz sarin en Syrie le 21 août dernier, l’axe guerrier constitué de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis a immédiatement estimé que la preuve était faite que Assad était à l’origine de ce massacre, dont acte. Mais le reste du monde, Russie en tête, fait remarquer que ce rapport ne précise pas du tout l’origine des obus meurtriers, et au contraire dit que les obus, une variante du modèle conventionnel “M14″, pouvait aussi bien être un original qu’une “improvisation”. Le rapport ajoute que, pendant l’expertise sur le terrain (en terrain rebelle), les inspecteurs ont vu passer d’autres munitions suspectes, impliquant la possibilité que les “preuves” auraient pu être déplacées ou manipulées.

L’ambassadeur Russe à l’ONU, Vitali Tchourkine, a en outre mis le doigt sur le fait qu’il est surprenant de constater qu’une attaque chimique menée par les forces gouvernementales contre les rebelles n’aurait fait aucune victime parmi les forces rebelles. La Russie défend toujours l’hypothèse d’un coup monté par les rebelles pour faire accuser Assad et entraîner une action militaire occidentale en leur faveur. Continue reading