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Fukushima: Le Premier Ministre japonais mérite le goudron et les plumes!

Shinzo Abe, le Premier Ministre du Japon, n’avait plus mis les pieds à Fukushima depuis décembre 2012, et on le comprend. Mais ayant réussi à convaincre le Comité Olympique d’organiser les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, il a bien fallu se résoudre à y retourner (voir vidéo ci-dessus) et à proclamer haut et fort que l’endroit était désormais sans danger. Affirmation que tout le monde sait être pertinemment fausse, non seulement la situation est à peine sous contrôle mais les choses empirent et rien ne permet de dire aujourd’hui que tout cela ne va pas se terminer encore plus mal que cela n’a commencé, avec notamment le risque de fusion à l’air libre des combustibles stockés dans une piscine branlante à 30m de haut, sans parler des importantes fuites d’eau radioactive qui se déverse ainsi dans le Pacifique, ni des coeurs de réacteurs (corium) enfouis quelques part dans le sol sous les bâtiments et dont on ne sait pas grand chose. Read more

Fukushima: corruption locale, danger mondial.

Fukushima n’est pas un problème japonais. Ou pas seulement.

Certes, les japonais sont les premiers exposés et le moment approche où l’on verra Tokyo se vider de ses habitants encore valides, pendant que les autres en submergent les hôpitaux. Le lac Kasumigaura, le deuxième plus grand lac du Japon avec une surface de 220 km2, est situé à 60 km au Nord-Est de Tokyo. Il absorbe depuis 2 ans des matières radioactives, notamment du césium. Il approvisionne 960 000 personnes en eau “potable”. Read more

De l’eau de mer trouvée dans le fluide caloporteur d’un réacteur de la centrale de Hamaoka

De l’eau de mer a été découverte dans le fluide caloporteur d’un des réacteurs de la centrale de Hamaoka.

Les cinq réacteurs nucléaires de la centrale de Hamaoka, à Omaezaki, dans la préfecture de Shizuoka, ont été arrêtés samedi par crainte d’un possible séisme puissant dans cette zone.

Lors du processus de mise à l’arrêt, l’opérateur de la centrale, la Compagnie d’électricité du Chubu, a découvert des impuretés dans le fluide caloporteur du réacteur 5.

La compagnie rapporte qu’un tuyau raccordé à un condenseur était endommagé et que 400 tonnes d’eau de mer pourraient avoir été mélangées à l’eau de refroidissement qui circule dans le réacteur.

Selon elle, 400 tonnes ne représentent pas une menace sérieuse pour le réacteur et aucune substance radioactive n’a été détectée à l’extérieur du bâtiment.

Mais afin de prévenir la corrosion du réacteur par l’eau de mer, l’opérateur prendra des mesures pour éliminer le sel du fluide caloporteur.

Source: http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/french/top/news05.html

Fukushima: fission sauvage pendant 12 jours après le tsunami

Selon une étude réalisé par Tetsuo Matsui de l’Université de Tokyo et publiée la semaine dernière dans le journal Technology Review du MIT, des réactions en chaîne auraient démarré dans le réacteur n°2 et dans la piscine à combustibles n°4 pendant une douzaine de jours après le début de la catastrophe du 11 mars.

Cette conclusion est basée sur le suivi de deux sous-produits de la réaction de fission nucléaire, l’iode-131 d’une demi-vie de huit jour et le césium-137 d’une demi-vie de 30 ans. Mesurer le ratio de ces éléments permet de fixer le moment de l’arrêt effectif de la réaction, sachant qu’au-delà de 8 jours on ne trouve plus d’iode-131. Se basant sur des mesures de ces deux éléments dans et autour de la centrale (terre, mer et des eaux de refroidissement évacuées), Mr Matsui conclu que les réactions ont du durer jusqu’au 23 mars au moins.

Mr Matsui tempère en disant qu’il n’est pas impossible que ces mesures soient faussées par des facteurs chimiques ayant influencé la propagation de ces éléments, mais il ne voit pas quelle réaction aurait pu avoir cet effet et surtout pourquoi elles auraient lieu à certains endroits et pas à d’autres. On ne pourra en avoir le coeur net qu’en examinant le réacteur et la piscine, mais ça ce n’est pas pour demain.

Source: http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/26738/

Séisme et tsunami japonais: un film, un point

Depuis les premiers tremblements jusqu’au lendemain de la catastrophe le long de la côte Nord-Est du Japon, ce montage réalisé par National Geographic à partir de nombreuses sources donne une petite idée de ce qu’ont vécus les gens de Tokyo, Sendai, Kamaishi, Kesennuma, Fukushima, Otsushi… Le fait que tout ceci se passe dans le froid et parfois sous la neige ajoute à l’impression que rien, vraiment, n’aura été épargné à ces populations passées en quelques heures du Japon moderne à un quart monde dévasté et glacé comme par un hiver nucléaire… Read more

Séisme au Japon: remise en cause de certitudes géologiques

Le méga-tremblement de terre de magnitude 9 baptisé “Tohoku earthquake“qui secouait le Japon le 11 mars dernier est certainement le mieux observé du fait du vaste réseau japonais de stations de mesure. Les données récupérées  ont déjà permis une sérieuse analyse  de l’évènement, comme on pouvait le découvrir lors de la réunion annuelle ce 14 avril de la Seismological Society of America in Memphis, Tennessee.

Selon certains spécialistes tels Emile Okal de la Northwestern University à Evanston, Illinois, ou Barbara Romanowicz directrice du Berkeley Seismological Laboratory à l’Université de Californie “Il y a beaucoup de choses que nous croyions savoir et il est aujourd’hui terriblement évident que ce n’est tout simplement pas le cas. De nombreuses idées seront profondément remises en causes suite à ce tremblement de terre”. Read more

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