Cohn-Bendit et les abeilles humaines

Daniel Cohn-Bendit n’est pas toujours bien vu par certains Médiamis avec lesquels on discute ici de réforme politique radicale, mais je trouve sa contribution au débat avec sa métaphore des abeilles humaines plutôt intéressante. Son ouvrage, titré « Que faire? Petit traité d’imagination politique à l’usage des européens » pose de bonnes questions, par exemple:

« La question aujourd’hui est celle de la transformation du mode de production et de consommation, des fondements même de l’économie et d’une certaine manière du vivre ensemble. Comment change-t-on les rapports sociaux, les modes de vie ? »

Les « bonnes feuilles » du livre sont accessible sur la page http://www.liberation.fr/politiques/0101555166-danny-le-vert-veut-des-ab…

Cet essai intègre entre autre l’idée – déjà vieille et que personellement je défend depuis longtemps – d’un revenu d’existence, qu’il défini ici comme correspondant à « la reconnaissance de ce principe fondamental d’organisation de la société en tant que collectivité. Et il rétribue la contribution de chacun à la pollinisation. Idéalement, il devrait donc être attribué de façon inconditionnelle et même être cumulatif avec l’exercice d’un travail rémunéré. »

Cette notion de pollinisation, prise aux abeilles, dit qu’une partie importante de la valeur produite par chacun vient des interactions plutôt que de la production, tout comme la valeur des abeilles provient plus de leur activité pollinisatrice que de la production de miel.

Mais comment extraire cette valeur et la redistribuer, du moins en partie, via ce revenu d’exsitence? La piste proposée est la taxation non pas (ou pas seulement) de la production mais de la circulation, en fait la taxation de la richesse immatérielle. Concept très compréhensible si l’on parle de taxation des tansactions financières, mais pour moi moins évident en dehors de ce cadre. Faudrait-il par exemple taxer le bénévolat?

Je termine par un dernier extrait qui me plait bien et pourrait faire un bon débat:

« Il nous faut à la fois sauver la demande d’autonomie de l’individu et récuser un individualisme qui nous porte à l’égoïsme mais aussi au conformisme. Nous avons besoin pour cela d’utopies descriptives, pour frapper les imaginations, faire évoluer les imaginaires. Comment une société change-t-elle d’imaginaire? C’est la grande question du siècle. »

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