A la recherche d'une planète habitable

La loi de Moore, due aux observations en 1965 par le co-fondateur d’Intel Gordon Moore et vérifiée depuis, prédit le doublement de puissance des puces informatiques tous les deux ans. Cette loi fait partie du domaine de la scientométrie (l’étude statistique de la science elle-même) et Samuel Arbesman de la Harvard Medical School de Boston se demande si ce type de loi peut être utilisé de manière plus générale dans d’autres domaines.

Cette idée est développée par Greg Laughlin, de l’Université de Californie, dans le cadre de la recherche d’exoplanètes similaires à la Terre et donc susceptibles  d’être habitables.

On dénombre à l’heure actuelle 490 planètes découvertes dans les 15 dernières années, la taux annuel de nouvelles découvertes suivant approcimativement la loi de Moore, selon Arbesman.

L’équipe californienne a donc passé au crible 370 exoplanètes en les classant selon un indice d’habitabilité allant de 0 à 1, 0 étant inhabitable et 1 proche des conditions terrestres.  Les deux critères déterminants étant la masse (gravité) et température de la surface de ces planètes.

Une étude statistique fut alors menée afin de déterminer une courbe d’extrapolation vers une date de découverte d’une planète avec un indice de 1. De ceci il semblerait qu’il y ait 50% de chance de trouver une planète soeur pour mai 2011, 75% de chance de trouver pour 2020 et 95% de chance de trouver pour 2264.

L’équipe fit également une évaluation statistique sur base des données recueillies par la sonde Kepler dans son programme de recherche d’exoplanètes. Rien de concluant ne put sortir des premiers résultats Kepler publiés en juin 2010 car couvrant trop peu de planètes, mais des données sur un « stock » de 400 planètes observées par Kepler qui seront publiées en février 2011 devrait donner du grain à moudre à l’équipe – même si à priori ces planètes seront dans l’ensemble trop chaudes pour être habitables.

La conclusion de l’étude rappelle également le danger inhérent à la publication de prédiction de déclencher l’effet Hawthorne, (concordance des résultats avec les prédictions du fait de l’existence des prédictions), mais étant donné la longue période requise pour trouver, tester et valider une exoplanète habitable ce risque semble peu important.

Edité le 1 octobre 2010:

Gliese 518 g: la première? http://fr.wikipedia.org/wiki/Gliese_581_g

Si c’est le cas il n’aura même pas fallu attendre 2011.

Etude complète (PDF)

6 réflexions sur “A la recherche d'une planète habitable

  1. Votre article est bien trop proche de la source que je cite pour que vos propos soient exacts. Il faut dire que ça fait « bien » de citer un article dans une autre langue. Malheureusement ça se pratique énormément sur le net …

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  2. Je ne comprend pas, vous estimez que j’ai copié sur l’article de JF Cliche ou sur celui du New Scientist dont Mr Cliche s’inspire lui-même (et qu’il cite, effectivement)? J’ignorais l’existence de l’article de JF Cliche jusqu’à ce que vous mettiez le lien ici. Par contre je me suis surtout basé sur l’étude d’Arbesman et de Laughlin, dont j’ai indiqué le lien dans le billet, et qui est à la base de l’article du New Scientist de tout façon. Que les 3 articles se ressemblent n’est pas très surprenant, me semble t’il. Mais si vous avez accès aux IP visiteurs du billet de JF Cliché, vous verrez que la mienne n’en fait pas partie avant la date et heure de votre commentaire, et encore moins avant la date de publication de mon billet.

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