La libération des données publiques (71)

Lors de son discours d’investiture suite à sa réélection en tant que Président du Conseil Général de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg a listé l’accès aux données publiques parmi les outils qu’il compte mettre en oeuvre dans les trois années à venir. Voilà un sujet guère abordé en Bourgogne, mais qui se développe dans certaines villes de France et à l’étranger.

La libération des données publique, ou l’Opendata pour les intimes, qu’est-ce donc? Comme l’indique le site bluenove, le concept peut se résumer ainsi: « Informer, c’est bien. Informer et donner ses documents sources, c’est mieux ! 

Une entité pratique l’ouverture des données lorsqu’elle décide de mettre à la disposition de tiers externes certaines données auparavant conservées en interne. Ce faisant, ces tiers peuvent profiter des données ouvertes pour les utiliser comme ils le souhaitent, et développer de nouveaux usages rendus possibles par la mise à disposition de ces données :

  • Des entreprises peuvent utiliser ces données pour enrichir leurs offres
  • Des développeurs peuvent utiliser ces données pour créer de nouvelles applications sur votre Smartphone, de nouveaux sites web, de nouveaux services informatiques
  • Des journalistes peuvent utiliser ces données pour les analyser en profondeur et enrichir leurs enquêtes.
  • Des citoyens peuvent y trouver une source d’information sur le fonctionnement des institutions publiques
  • Etc. « 

Parsi s’y est mis avec l’ouverture de ParisData. Toujours en France et selon Bluenove, le collectif Regards Citoyens met à disposition sur www.mesdeputes.fr des informations géolocalisées très précises sur les circonscriptions de chaque député (notamment des informations détaillées concernant les bureaux de votes : adresse, historiques des votes, etc.). Cela leur a permis de mener une étude qui a contribué aux débats sur le redécoupage de la carte électorale. Cette étude se fonde sur la réutilisation des résultats des élections législatives 2007 : en réattribuant un par un les bureaux de votes de chaque ville à leurs nouvelles circonscriptions, il est possible de donner une estimation des changements politiques possibles du fait du redécoupage.

Ailleurs, un certain nombre de gouvernements ont d’ores et déjà lancé leur plate-forme de données ouvertes :data.gov aux Etats-Unis, data.gov.uk en Grande-Bretagne, data.australia.gov en Australie, ou encore cat.open.org.nz en Nouvelle-Zélande. A l’image de Paris, des collectivités ont également lancé leur propre initiative. Rennes ou encore Brest sont les principaux précurseurs en France dans le domaine.

Vous trouverez sur ces différentes plates-formes des sets de données aussi variés que la liste des tremblements de terres dans le monde de magnitude supérieure à 1l’emplacement de tous les arbres d’alignement dans Paris, les pistes cyclables et arceaux d’attache de vélos à Rennes ou encore l‘intégralité des paiements de plus de 500£ effectués par la collectivité britannique de votre choix (par exemple les dépenses de juillet 2009 dans le district de Epping Forest)…

La FING propose un Guide pratique de l’ouverture des données publiques, que tout un chacun est invité à lire et commenter.

En tant que résidant de Saône-et-Loire très intéressé par l’usage public des TIC, je salue évidemment cette annonce et espère qu’elle sera suivie d’effet.

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