Semer des graines de doute – Feuillet 2

Feuillet précédant

Première partie : Le contexte du doute

Dans un monde parfaitement rationnel, le doute serait ce qui nous obligerait à analyser de manière objective toute nouvelle proposition au regard de ce que nous savons déjà être vrai ou faux. Dans la réalité, le doute est l’expression d’un décalage entre cette proposition nouvelle et l’ensemble des connaissances, des croyances, des formatages qui fondent le « nous » en général et le « moi » en particulier. Aujourd’hui le doute, dans un monde favorisant l’extraversion, la puissance et le confort des certitudes médiatisées, a mauvaise réputation du fait de sa subjectivité, de l’indécision qu’il génère, du temps qu’il fait « perdre », de sa nature indisciplinée. Les institutions, les partis politiques, les entreprises, l’école, les religions visent toutes l’éradication du doute au profit de la discipline, élément central de tout système hiérarchique garantissant les privilèges des couches supérieures non plus grâce, du moins en nos sociétés occidentales, à l’exploitation des populations mais à la fabrication de l’illusion du contentement. Cette idée n’est pas nouvelle, en 1899 déjà le philosophe Thorstein Veblen publiait une étude intitulée « La Théorie des Classes de Loisirs 1» décrivant la continuation de la structure sociale féodale à l’ère industrielle : d’un côté les classes industrieuses obligées de produire pour vivre, de l’autre les classes de loisirs composées des dirigeants, des clergés, des militaires, athlètes et artistes auxquels s’ajoutent les capitaines d’industrie et les technocrates. Cette classe de loisirs est caractérisée par sa consommation ostentatoire et sa très faible productivité économique, mais elle génère les symboles et les illusions que les classes industrieuses utilisent pour donner du sens à leur propre existence. Cette structure sociale est hautement visible à notre époque : les cirques électoraux récents tel Obama vs Romney ou Hollande vs Sarkozy, les grands événements sportifs, la glorification guerrière, la montée en puissance des intégrismes religieux, le charity business, la « pipolisation »  médiatique en attestent ad nauseam.

 Cette première partie s’attache donc à contextualiser la notion de doute, après une courte introduction autobiographique décrivant ce qui m’amène à traiter cette question.

Introduction autobiographique

 Jeune homme des années 80, hors le rejet du religieux je n’avais aucun positionnement particulier: ni punk, ni hippie, ni branché, ni sportif, ni new age, ni rasta, ni révolté, bref : incolore. J’avais foi en la science en général, je croyais que l’économie et la médecine étaient des sciences exactes, je pensais que les gouvernements faisaient dans l’ensemble du mieux qu’ils pouvaient et que la politique était uniquement une affaire de spécialistes. Hors les questionnements philosophiques et les incohérences que chacun affronte naturellement tout au long de la vie, ma première expérience sérieuse de doute « exogène » arriva en 1996 avec la découverte, au hasard d’un salon sur l’écologie, d’un livre écrit par un certain Peter Duesberg, professeur renommé de virologie à Berkeley, et qui s’attachait à démontrer que le fameux Sida qui hantait le monde depuis dix ans n’était pas causé par un virus, le VIH, mais résultait de modes de vies particuliers, notamment la consommation de drogues dites récréatives – du moins en Occident. Ainsi des choses aussi évidentes, en apparence, que la causalité virale pouvaient être remises en question de l’intérieur même de la profession. Et par delà, remettre en question tout un édifice ayant trait à la santé publique. Où alors se trouvait la vérité, et comment le savoir en tant que non-spécialiste ? Ma vision d’une médecine officielle totalement digne de confiance, quelque peu ébranlée avec cette histoire du Sida, fut ensuite sérieusement entamée lorsque je commençais à m’informer sur la vaccination, l’allaitement et l’homéopathie dans le cadre de l’arrivée prochaine de notre premier enfant. Les recherches et pratiques dites « alternatives » remettaient fondamentalement en cause certains principes de la médecine traditionnelle occidentale que je croyais gravés dans le marbre, et surtout je voyais désormais dans le mécanisme médical classique les mêmes phénomènes qu’en religion : le formatage social faisant que l’on « croit » l’homme en blouse blanche tout comme on « croit » l’homme en soutane, la menace de l’excommunication (quelle qu’en soit la forme) pour les dissidents, l’encouragement de la paresse intellectuelle habillée en « confiance envers les experts », la négation du droit à l’autodétermination (en l’occurrence, à l’automédication). Pire encore, je me rendis compte que cette perversion existait non seulement en médecine mais également dans l’ensemble des sciences dès qu’il y avait une forme d’enjeu dépassant du pur cadre scientifique. Partout où je regardais il semblait possible, rationnellement, de remettre en cause – et certains le faisaient – ce qui était donné par le « pouvoir » comme « vrai », ce « pouvoir » prenant différentes formes : l’éducation, les médias, les traditions et les mythes, la communication gouvernementale paternaliste etc… De là un éveil à la politique et un questionnement fondamental : qui contrôle la chose publique et dans quels buts ? En effet le doute est d’autant plus nécessaire que ce qui oriente et conditionne l’accès au savoir et à l’information s’écarte de la notion d’intérêt général au profit d’intérêts particuliers. Or je suis amené à penser – on verra pourquoi – que des intérêts particuliers organisés en systèmes ont pris le contrôle, à des degrés variables, de la plupart des Etats et se servent de la puissance publique pour leur propre avantage au détriment de l’intérêt général. Les peuples, ainsi trompés, ne s’en rendent pas directement compte du fait qu’un écran de fumée projeté par notamment les systèmes éducatifs, religieux et médiatiques rend difficilement discernable la réalité de la situation. Cet écran de fumée est composé de dogmes et de « vérités officielles » qui formatent les esprits, ainsi que la carotte et le bâton lesquels formatent les comportements. J’estime qu’il est du ressort de tout un chacun et de l’éducation populaire de s’attaquer à cet écran de fumée, en commençant par semer des graines de doute.

Le contexte scientifique

 Au cours du XXème siècle la science connut une évolution fulgurante remettant en cause le paradigme cartésien

2 d’un univers déterministe régit pas des lois mécanistes voulues par Dieu, au profit d’un univers relativiste et probabiliste au sein duquel la réalité objective n’est plus qu’un idéal probablement inatteignable. La nature profonde du réel est, du point de vue de la physique quantique, beaucoup plus incertaine aujourd’hui qu’elle ne l’était voici un siècle. La coexistence de la relativité et de la physique quantique ne va pas sans poser des paradoxes tels la conservation de l’information qui, s’ils semblent hautement académiques aux non spécialistes, engendrent néanmoins un questionnement sur la nature fondamentale de l’Univers. En cosmologie, le modèle classique du « Big Bang », généralement présenté comme une certitude scientifique au grand public, n’est toujours qu’une hypothèse, certes solide, dont la validation définitive reste néanmoins incertaine. Les éléments théoriques qu’il a fallu ajouter au modèle pour qu’il fonctionne, telle la matière noire, restent non identifiés dans la réalité même si de nombreux efforts sont faits en ce sens3. Il existe en fait une fracture profonde entre l’image d’un monde stable et déterministe que nous prête l’éducation scientifique scolaire et l’image floue que perçoivent les physiciens en recherche fondamentale.

La capacité de prédiction des phénomènes naturels, météorologiques, biologiques voire psychiques que nous promettait la science de nos parents s’est également heurtée, dans les années 70, à la découverte du chaos : Edward Lorentz, brillant mathématicien et météorologue des années 60 , se rendit compte que la prédiction de tout événement non périodique (cad ne passant jamais deux fois par le même état, donc l’immense majorité des phénomènes naturels) est fondamentalement imprévisible mais peut néanmoins se trouver « attiré » vers certains types d’états ou comportements par le biais de ce que l’on appelle des « attracteurs étranges ». Le chaos est aujourd’hui souvent introduit sous le terme de l’effet papillon : de toutes petites variations peuvent modifier de manière très importante le comportement d’un système global.

Ce que la science peut nous dire du monde évolue au fil du temps et de l’accumulation des connaissances, mais son moteur reste la curiosité, l’intuition et la capacité à toujours remettre en cause les paradigmes du moment : en un mot, le doute. Une science devenue formelle et dogmatique sous le carcan institutionnel n’est autre chose qu’une forme de religion, et cette affirmation rejoint entre autres l’analyse du philosophe et médecin Georges Canguilhem (qui fut l’enseignant de Michel Foucault et Gilles Deleuze) quand il dénonçait dans les années 50 l’existence d’ « idéologies scientifiques » et « la prétention de la science à dissoudre dans l’anonymat de l’environnement mécanique, physique et chimique ces centres d’organisation , d’adaptation et d’invention que sont les êtres vivants4 ».

Le contexte institutionnel et politique

La liberté d’expression permet l’expression du doute, et le doute donne sens à la liberté d’expression. L’un comme l’autre participant de l’émancipation individuelle et collective, ils représentent naturellement un danger à l’autorité coercitive dominante aujourd’hui sur une vaste partie du monde. Cette autorité peut s’attaquer directement à ses contestataires par le biais du dévoiement de l’institution publique et par le contrôle médiatique. La France n’est pas la Corée du Nord mais ce n’est pas la Suède non plus, et la notion de liberté d’expression y est ici beaucoup plus relative que l’on ne pense : Selon le dernier rapport publié par Reporters sans Frontières, la France est passée en 2011 de la 44ème à la 38ème place, juste devant l’Espagne (39) et l’Italie (61) qui continue sa chute vertigineuse. Par rapport à ses autres voisins les plus directs, ce n’est évidemment pas brillant: Luxembourg 7ème, Suisse 8ème, Allemagne 18ème, Belgique 20ème, Royaume-Uni 28ème. L’autre pays auto-proclamé chantre de la liberté et des droits de l’homme, les Etats-Unis, pointe à la 47ème place… Comme quoi le vieil adage “faites ce que je dis, pas ce que je fais” reste parfaitement d’actualité.Les journalistes qui s’attaquent de manière frontale aux secrets du pouvoir devront faire face à des opérations visant à détruire la personne plutôt que ses arguments (voir l’aventure de Denis Robert dans l’affaire Clearstream et les écoutes illégales de journalistes et autres « ennemis du pouvoir » organisées par Squarcini, « premier espion » de Sarkozy, relevées par Médiapart en janvier 2012). De nombreux ouvrages démontrent la profonde corruption des institutions policières, judiciaires et « sécuritaires » qui phagocytent lentement mais sûrement les libertés fondamentales des citoyens, en France comme ailleurs. Au-delà des affaires ponctuelles telles le Carlton de Lille ou la mafia policière de Marseille qui ont défrayé récemment la chronique, la lecture de « Tarnac, Magasin Général5» côté français, ou encore de « Classified Woman, the Sibel Edmonds Story6 » côté USA est révélatrice d’une insécurité institutionnelle et juridique liée à la prise de contrôle des institutions par des intérêts particuliers politiques et mafieux7. De manière générale, la grande majorité des institutions censées garantir la primauté du bien commun telles la justice, les agences de sécurité alimentaires et pharmaceutiques, les organismes de contrôle en tous genres sont de facto dirigés, par le proxy du lobbying, de la technocratie et de la corruption pure et simple, par les organisations qu’ils sont censés contrôler… Ceci entraîne de grands dysfonctionnements au sein de ces institutions, libérant le passage au profit des prédateurs et autres « banksters » en costumes trois-pièces.

Jean-Claude Guillebaud, dans son dernier livre,1dit à peu près la même chose au chapitre « La domination : une catégorie mutante» : Nous sommes confrontés à des systèmes. Ils sont proliférants et peu gouvernables. Ils charrient, en les mêlant de manière confuse, promesses et menaces. L’idéologie qui les habite est rarement facile à identifier. Elle est ordinairement invisible. La séduction qu’ils exercent résulte de cette intrication, toujours plus serrée, du meilleur et du pire, de la rationalité et de l’idéologie. L’économie mondiale est ainsi devenue un système. La technoscience en est un autre. L’appareil médiatique planétaire, qui s’est substitué à l’ancien journalisme, s’apparente à un système. Le cyberespace est un dispositif comparable. La même remarque peut être faite de la finance planétaire, vaste réseau hors sol dont rend assez mal compte l’expression « marchés financiers ». Ces différents systèmes posent les mêmes difficultés à la citoyenneté démocratique et aux Etats nations. Qui les gouverne vraiment ? A quels desseins obéissent-ils ? Comment départager les bienfaits qu’ils apportent et les dominations qu’ils induisent ? Où faudrait-il se poster pour leur résister ?

L’économiste keynésien américain James K. Galbraith9 illustre cette critique en considérant qu’aujourd’hui l’accumulation des pouvoirs aux mains d’intérêts privés (la finance, les grands patrons, les entreprises de haute technologie) a pour résultat la réémergence de la prédation, du comportement prédateur et de la conduite prédatrice pathologique comme traits centraux de la vie des entreprises. Cette accumulation résulte du recul de l’Etat progressiste depuis 1980, notamment en matière de réglementation. Sous G.W. Bush, l’Administration d’Etat est devenue une simple alliance de représentants des secteurs réglementés – les mines, le pétrole, les médias, les industries pharmaceutiques et agro-alimentaires – cherchant à mettre totalement à genoux le système de réglementation. Ce groupe est associé à un autre groupe, celui des individus qui regardent les activités de l’Etat comme de pures occasions de profits privés à l’échelle nationale ou internationale. Cette situation définit ce que Galbraith nomme l’Etat prédateur. La guerre en Irak, tout comme la crise financière de 2008, furent d’excellents exemples de l’enracinement profond d’intérêts particuliers au sein des appareils d’Etats et de la fameuse mais ô combien pertinente règle de la privatisation des profits et de la socialisation des pertes.

Hervé Kempf fait un constat similaire dans son ouvrage sur l’oligarchie10 : L’oligarchie ce n’est pas la dictature, c’est le gouvernement par le petit nombre des puissants. Entre eux, ils discutent, réfléchissent, s’opposent, rivalisent. Ils font « démocratie », mais entre eux, sans le peuple. Et quand la décision est prise, elle s’impose, même si l’on y met les formes en habillant avec un art consommé la procédure électorale et la discussion publique… L’oligarchie, elle, a une conscience de classe aiguisée, une cohérence idéologique sans faille, un comportement sociologique parfaitement solidaire… Si nous voulons répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.

Au-delà encore de l’oligarchie et de l’Etat prédateur, des journalistes et experts en politique internationale tel Aymeric Chauprade11 utilisent la notion d’Etat Profond, terme décrivant un réseau d’alliances secrètes entre politiciens, hommes d’affaires, militaires, magistrats et policiers qui tirent les ficelles de l’Etat derrière le rideau de fumée de la démocratie.Le terme avait été repris dans un article de Médiapart au sujet de l’affaire Bettencourt : « (La formule « Etat Profond )» Excessive, elle ne l’est pas si l’on veut bien considérer l’extrême gravité de faits intervenus dans quatre des secteurs clés qui organisent notre démocratie : le fisc, la police, la justice, la presse. La révélation, cette semaine, qu’une série de cambriolages a directement visé quatre des journalistes les plus en pointe sur l’affaire Bettencourt-Woerth, et les titres (Mediapart, Le Monde, Le Point) où ils travaillent, est venue créer un climat presque sans précédent de suspicion de la puissance publique12. Cette formule est également utilisée vis-à-vis des Etats-Unis pour rendre compte de la force des intérêts particuliers (pétrole, armement) qui alimentent le bellicisme permanent de ce pays.

 On ne peut plus, si on partage ces analyses, partir du principe que les institutions sont neutres et servent systématiquement l’intérêt général avec une information la plus objective et « vraie » possible. Nous en sommes même au point où l’institution, et pas uniquement en France, tente de recréer une forme d’Histoire Officielle par le biais des lois dites mémorielles, à des fins essentiellement politiciennes13. La déroute institutionnelle est également visible dans le domaine du droit, de plus en plus soumis à des contraintes de « compétitivité » et de « rentabilité » dans un contexte idéologique déconnecté de ses fondements culturels. Comme l’écrit Guillebaud, le droit est de plus en plus « soumis à l’examen comparatif du marché » et à la mentalité comptable privilégiant le rationnel plutôt que le raisonnable. « Les droits humains se voient soumis au même régime que les marchandises ». L’insécurité institutionnelle comme économique participe à l’ambiance angoissée de l’époque et ce n’est pas un hasard : d’une part, on peut faire croire à peu près n’importe quoi à une population sous l’emprise de la peur afin de mieux la contrôler : le « Patriot Act » américain suite aux évènements du 11 septembre 2001, la « doctrine Bush14 » ou plus près de nous, la loi LOPPSI2. D’autre part, un tel climat ouvre la voie à l’utilisation massive de la violence au bénéfice de certains intérêts: les guerres « anti-terroristes » enrichissent les sociétés qui fournissent matériels et services aux armées et celles qui peuvent exploiter les ressources ainsi « libérées ».

La place du lobbying

Selon l’ouvrage récemment publié par le groupe Corporate Europe Observatory15 sur le lobbying auprès des institutions politiques à Bruxelles, il y aurait entre 15 000 et 30 000 personnes employées sur place dans le but d’influencer les travaux des institutions européennes, et dont les deux tiers opèrent au nom d’intérêts commerciaux. Cette industrie du lobby bruxellois représenterait un volume d’affaires de un milliard d’euros annuel, en seconde place derrière le lobby de Washington. La cible principale du lobbying européen reste la Commission Européenne mais 4 000 lobbyistes enregistrés possèdent des badges d’accès au Parlement Européen, ce dans un manque absolu de transparence car s’il existe bien un registre public des lobbyistes, leur enregistrement n’est pas obligatoire… Certes, les lobbyistes se défendent en arguant du fait qu’il est important que les institutions connaissent la réalité du monde industriel, ce qui est recevable en soi mais cela semble n’être que la partie visible de l’iceberg : la majeure partie de l’activité de lobbying est la poursuite d’intérêts particuliers et le terme « lobbying » n’est selon moi qu’une appellation politiquement correcte pour « corruption ». Ce qu’attestent de nombreux témoignages16 où encore cet exemple, datant de Mars 2011, où des journalistes du Sunday Times posant pour des lobbyistes, arrivaient à trouver 14 membres du Parlement (sur 60 «cibles ») disposés à modifier des textes de loi au profit des supposés lobbyistes, contre une rémunération de 100 000 euros. Trois auraient effectivement signé des contrats avant que le Sunday Times ne publie l’affaire, menant à la démission de deux d’entre eux. Le troisième n’a sans doute pas compris où était le problème.

1 Veblen T, La Théorie des Classes de Loisirs, Pennsylvania State University, 2003. Texte complet :

http://www.wilsonsd.org/cms/lib01/PA01000270/Centricity/Domain/185/Theory-Leisure-Class.pdf

2En 1637Descartes publia le Discours de la méthode qui contient son explication de la méthode scientifique, c’est-à-dire, une démarche à suivre par étapes afin de parvenir à une vérité. En interprétant sa démarche, on peut la diviser en quatre étapes ;

Objet évident (sujet de l’étude; problème à résoudre & hypothèses)

Diviser le plus possible

Recomposer

Réviser (vue globale; confirmer ou réfuter hypothèses)

Il croyait que toutes les connaissances qu’il avait acquises lors de son éducation n’étaient pas toutes claires, sûres et utiles. Il prétendait donc que sa méthode permettait d’arriver à des connaissances ayant ces caractéristiques. En d’autres mots, arriver à une vérité absolue (expliquer un phénomène, comprendre son fonctionnement, etc.)

 

4 Canguilhem G, La Connaissance de la Vie, Hachette, 1952, p.193

5 Dufresne D,Tarnac, Magasin Général, Paris, Calmann-Lévy, 2012

6 Edmonds S, Classified Woman, The Sibel Edmonds Story, Alexandria USA, Sibel Edmonds, 2012

7 Selon l’étude de Transparency International sur la perception de la corruption des Etats en 2012, la France détient la 22ème place mondiale, exæquo avec les Bahamas et juste derrière les USA, le Chili et l’Uruguay. Elle occupe la 9ème place du classement européen. Voir http://www.transparency.org/cpi2012/results

8 Guillebaud JC, La Vie vivante, Paris, Arènes, 2011

9 Galbraith J, L’Etat Prédateur, Paris, Seuil, 2009

10 Kempf H, L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie, Paris, Seuil, 2011

14 La Doctrine Bush préconise des attaques militaires préemptives envers des menaces latentes ou avérées, et l’évangélisation démocratique (à coups de fusil si nécessaire) de l’ensemble des zones à risque. Voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Bush

15 Corporate Europe Observatory, Brussels, the EU quarter, Bruxelles, Lobby Planet, 2011

16 Voir également le document « Bursting the Brussels Bubble » publié par le groupe Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation in the EU (ALTER-EU), 2010

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