dn27951-1_800La presse s’est faite l’écho, fin juillet, de la découverte par le satellite Kepler d’une planète orbitant dans la zone habitable d’une étoile similaire au Soleil. Baptisée Kepler 452b et située à 1 400 années-lumière d’ici, elle pourrait être rocheuse, dotée d’une atmosphère épaisse, et contenir de l’eau à l’état liquide. Et son cycle est similaire au nôtre, l’année faisant la-bas 385 jours.

L’image ci-dessus représente, à droite, une vue d’artiste de ce que à quoi Kepler 452b pourrait ressembler, vue depuis la même distance que la Terre, à gauche.

Pourrait, car Kepler 452b est également plus grande-tante que cousine: son étoile et donc l’ensemble de ce système est plus âgé que le nôtre de 1,5 milliards d’années. Cette différence – toutes choses par ailleurs égales – ferait en sorte que cette étoile soit actuellement dans une phase plus chaude qu’elle ne l’était quand elle avait l’âge de notre soleil. Cela pourrait avoir conduit Kepler 452b à subir un réchauffement climatique fatal à toute vie nécessitant de l’eau liquide.

Autre différence de taille, Tantine pèse son poids, 5 fois celui de la Terre sans doute, pouvant donner lieu à une activité volcanique importante.

Cela dit, Kepler 452b aurait néanmoins pu passer près de 6 milliards d’années dans la zone habitable de son soleil, donc dans des conditions très semblables aux nôtres. En effet, si la Terre a 4,5 milliards d’années, on peut supposer que Kepler 452b en à 6 vu l’âge de son étoile. Sachant que la vie sur Terre a débuté, selon nos connaissances actuelles, voici environs 3,5 milliards d’années, elle aurait eu largement le temps d’apparaître la-bas aussi. Et il serait en fait assez inconcevable qu’elle n’y soit pas apparue quel que soit le modèle choisi, panspermie (vie provenant de l’espace, via comètes ou autres) ou apparition in-situ. Voir mon article 100 milliards de planètes et nous et nous et nous qui traite notamment de cette question.

Quand à savoir si la vie s’y est maintenue jusqu’à aujourd’hui, c’est une autre question. En tout cas, voici au moins 1 400 ans qu’elle n’émet pas de signaux électromagnétiques détectables par le réseau SETI. Soit il n’y a personne, soit ils sont taiseux, du moins sur ces fréquences. Par manque de technologie ou par choix, question qui n’est pas aussi académique qu’elle y paraît!

En effet, en février de cette année le physicien bien connu Stephen Hawking s’est élevé contre le nouveau projet SETI, mené par Seth Shostak, de transmettre de puissantes ondes radio en direction d’une sélection de systèmes dotés de planètes, à une distance de 20 années-lumières maximum. Ceci afin qu’un éventuel retour se fasse dans un délai raisonnable, de 40 ans. Pour Hawking, attirer ici des êtres plus avancés que nous reviendrait à nous mettre dans la même situation que les Indiens d’Amérique face aux colonisateurs. Pas bon. Et c’est peut être pour cette raison que tout le monde semble se taire dans notre coin d’espace… Cela dit, la partie totalement inexplicable des observations d’OVNIs pourrait indiquer qu’ils sont déjà ici, et se cacher n’aurait plus guère de sens. Sur ce sujet, voir l’article OVNIs et la pathologie de la Raison d’Etat.

Revenons à Kepler. La mission du téléscope spatial est terminée, mais l’analyse des données qu’il a envoyé à la NASA est toujours en cours, et pour au moins un an encore. A ce jour plus de 4 700 exoplanètes potentiellement habitables, selon nos critères terrestres, ont été identifiées mais à peine plus de mille ont été confirmées.

 

Une réflexion sur “Kepler 452b, une Terre cousine à 1400 années-lumière de chez nous.

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