Journée mondiale du Sida: à l’Aides!

Journée mondiale du Sida: à l’Aides!

1er décembre 2016, journée mondiale du Sida. France Culture y consacrait une partie de sa matinale en invitant le directeur de l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida (ANRS),  Jean-François Delfraissy ainsi que  le Dr Marc Gastellu-Etchegorry, secrétaire médical international adjoint de Médecins sans frontières (1). Gentillette discussion où l’on fait la promotion d’une recherche désintéressée et tournée vers la santé des patients (LOL), la prise préventive de Truvada (2) pour compenser (et de fait encourager) le refus d’utilisation du préservatif chez les homosexuels (d’où le retour massif de la syphilis entre autres MST qui se fichent bien du Truvada), et les espoirs sur le succès d’un énième test de vaccin anti-vih qui va se dérouler en Afrique du Sud d’ici à 2020 (3) et dont le taux de protection, dans le meilleur de cas, devrait tourner autour de 50%… Bref, business as usual. Lire la suite « Journée mondiale du Sida: à l’Aides! »

« Positive Hell » censuré au Portobello Film Festival de Londres

« Positive Hell » censuré au Portobello Film Festival de Londres

Positive Hell, ou « enfer positif » est un documentaire de 28 minutes relatant les vies de cinq espagnols diagnostiqués séropositifs. Il est un peu la suite, par les mêmes auteurs, du film Positively False que j’ai pu voir lors d’une conférence en juin 2012 sur la « dissidence » envers la théorie classique de la cause du Sida (selon laquelle le Sida a pour seule et unique cause l’infection par un rétrovirus, le Vih), qui trente ans après sa supposée découverte pose toujours autant de problèmes pour lui trouver un remède définitif (1).

Ce film, réalisé par Andi Reiss et Joan Shenton, s’est vu programmé au fameux Portobello Film Festival qui se tient actuellement à Londres. Pour se faire ensuite déprogrammer avant l’ouverture du festival, pour des raisons qui ne sont pas affichées mais que la journaliste Elizabeth Ely détaille dans un article sur truthbarrier.com (2). Lire la suite « « Positive Hell » censuré au Portobello Film Festival de Londres »

M’enfin il est où ce VIH?

M’enfin il est où ce VIH?

Un récent article du New Scientist intitulé « Des revers obligent les chercheurs du VIH à se focaliser sur les rémissions plutôt que sur les remèdes » (1), illustre une fois de plus le surréalisme de cette soi-disant science. Selon cet article, les chercheurs ont reconnu qu’il reste un très long chemin à parcourir pour arriver à éliminer le VIH, et que cet objectif est peut-être même inatteignable.

Pourtant la International AIDS Society avait lancé un vaste programme en 2012 intitulé « Vers un remède au VIH », mais plusieurs revers ont depuis lors plombé l’optimisme initial. La stratégie consistant à prendre des anti-rétroviraux très tôt après la supposée infection ont semblé un moment donner quelques résultats (disparition de la charge virale mesurable) mais pour un temps seulement: dans tous les cas l’infection est revenue. Lire la suite « M’enfin il est où ce VIH? »

Sidaction: Poison de poisson

Sidaction: Poison de poisson

1er avril, début du Sidaction 2016 (1). Pour une fois que la date est bien choisie! Cette année le Sidaction a récolté pour 4,25 millions d’euros de promesses de dons, contre à peu près la même chose l’an dernier mais moins qu’en 2014 et 2013 (5 millions). Selon le dernier bilan que j’ai pu trouver, 2014, l’association Sidaction avait un budget global de plus de 18 millions d’euros, dont près de 5,3 millions passés en « charges courantes et de collecte » et 3 millions en salaires et charges sociales. Toujours selon le site de l’association, sur 100% de dons collectés 73% servent à la recherche, 20% aux frais de collecte (soit 840 000 euros quand même), et 7% aux frais de gestion. Lire la suite « Sidaction: Poison de poisson »

Zika, syndrôme de corruption avancée

Zika, syndrôme de corruption avancée

Zika, la dernière campagne anxiogène à but lucratif pour l’industrie pharmaceutique a aussi pour objectif de protéger le lobby de l’agro-business, Monsanto et ses filiales en tête,  des effets dévastateurs de leurs produits – en l’occurrence sur les nouveaux-nés. L’OMS, porte-parole de ces lobbys, a emboîté le pas au CDC (Center for Disease Control, l’institution US en charge, notamment, des épidémies) dans l’accusation du virus Zika et de leur vecteur principal, les moustiques, dans l’apparente épidémie de microcéphalie touchant les nouveaux-nés au Brésil et, pour faire bonne mesure, certains cas de maladie de Guillain-Barré. Lire la suite « Zika, syndrôme de corruption avancée »

Truvada mon amour

Truvada mon amour

Marisol Touraine, ministre de la santé, vient d’annoncer la mise à disposition du Truvada à titre préventif aux personnes à risque de contracter le VIH. Et que ce traitement, dont le coût est de l’ordre de 500 euros par mois, sera remboursé à 100%.

FDA HIV Drug

Cette stratégie de prévention, nommée prophylaxie pré-exposition (PrEP), se base sur la prise journalière de cachets de Truvada (un mix de ténofovir et emtricitabine vendu par  Gilead au ton de 3 milliards de dollars par an) par ceux et celles à risque d’infection par le VIH. Le plus souvent par voie sexuelle, même si le cas de travailleurs du domaine de la santé est également pris en compte. Lire la suite « Truvada mon amour »

Autotests de dépistage au Vih, aujourd’hui en France.

Autotests de dépistage au Vih, aujourd’hui en France.

2071252-inlineEn ce jour de la mise sur le marché français des autotests de dépistage au Vih, il peut être utile de contextualiser un peu cette nouveauté. Ces tests existent aux USA depuis 2012 et en Angleterre depuis avril 2015. Le test anglais, BioSure, est très similaire au nouveau test français AAZ-LMB, tous les deux se faisant à partir d’un échantillon de sang (le test américain, réputé moins fiable, se fait à partir d’un test de salive). Dans tous les cas, un autotest positif implique la vérification du diagnostic par un « vrai » test en laboratoire, selon la méthode classique ELISA + Western Blot. Lire la suite « Autotests de dépistage au Vih, aujourd’hui en France. »

La moitié des études biomédicales seraient fausses, selon The Lancet

La moitié des études biomédicales seraient fausses, selon The Lancet

Le doute voir la contestation, par une partie non négligeable de la population ayant accès aux vaccins et médicaments promus par l’industrie pharmaceutique, des réels mérites de ces produits passe généralement, auprès les gens dits « sérieux », pour une plus ou moins dangereuse dérive irrationnelle et sectaire.

Dr._Richard_Horton,_Editor_in_Chief,_the_Lancet_(cropped)Parmi les gens réputés « sérieux », le Dr Richard Horton, éditeur en chef du fameux magazine médical dit « de référence » The Lancet, écrivait ceci dans le volume 385 du 11 avril 2015, à propos de la science biomédicale:

« Une bonne partie de la littérature scientifique, peut-être la moitié, est sans doute tout simplement fausse. Lire la suite « La moitié des études biomédicales seraient fausses, selon The Lancet »

Fausses illusions de la médecine moderne: la causalité VIH-SIDA

Fausses illusions de la médecine moderne: la causalité VIH-SIDA
David Kirby on his deathbed, Ohio, 1990.
David Kirby on his deathbed, Ohio, 1990.

Ce titre est celui d’un article publié ce mois-ci dans le journal de l’Association of American Physicians and Surgeons, par le Dr Donald W. Miller: Fallacies in Modern Medicine: The HIV/AIDS Hypothesis.

L’AAPS n’est pas exactement connue pour ses opinions de fumeurs de moquette et sa prise de position sur cette grave question de la cause réelle du Sida pourra, peut-être, faire vaciller ceux et celles qui se réfugient encore et toujours dans le – très profitable pour certains – dogmatisme de la « science officielle ». Ce blog soutient depuis longtemps (clickez sur le tag VIH pour obtenir une liste d’articles) le mouvement remettant en cause la supposée causalité entre VIH et Sida – et non pas de la réalité du Sida lui-même, contrairement à ce que se plaisent à colporter les idiots utiles qui peuplent nos médias et commentateurs autorisés. Lire la suite « Fausses illusions de la médecine moderne: la causalité VIH-SIDA »

Alerte fièvre des chasseurs dans le Nord de la France!

Hôpital, Brol-sur-Mer
Hôpital, Brol-sur-Mer

Hôpital de Brol-sur-Mer, Nord-Pas-de-Calais. Le Dr Duhamel, spécialiste en infections chroniques, publie un article dans le magasine médical World Medicine  qui semble être passé inaperçu de la presse et des autorités sanitaires locales. Il fait référence à de récentes hospitalisations de personnes atteintes de forte fièvre, vomissements et difficultés à se mouvoir. Des symptômes assez inhabituels pour la région, plus graves qu’une « simple » fièvre ou d’un excès de bière.

Les analyses pratiquées sur ces patients ne correspondant pas à des maladies connues, l’équipe du Dr Duhamel mena une recherche épidémiologique plus approfondie et remarqua que la seule chose pouvant lier entre eux ses différents patients est… la chasse au gibier d’eau. S’agissait-il là d’une variante d’un autre trouble, par ailleurs de plus en plus répandu dans la région, la fameuse grippe H1-Hénin?

Après comparaison avec des souches récupérées dans un coffre-fort de l’entreprise pharmaceutique Sasufi  (coffre-fort, car le virus de souche H1-Hénin a la particularité de faire fortement enfler les bourses des marchands de vaccins), le constant fut négatif: rien à voir avec la grippe abiaire.

Le Dr Duhamel et son équipe poursuivirent donc leurs recherches, sur des patients qui se remettaient tant bien que mal grâce au bon air local, mais sans diagnostic définitif. Ils approfondirent néanmoins ce lien du gibier d’eau, et allèrent faire des prises d’échantillons, sur place, de tout ce qui pouvait sembler vecteur de transmission: qualité de l’eau, résidus chimiques, insectes…

Au cours d’un long travail de fourmi sur ces échantillons, l’équipe y débusqua un moustique particulier, endogène des plaines du Nord de la France et de la Belgique flamande: le moustique Witloof. Il se reproduit essentiellement dans les caves à endives, d’où sa régionalité. Ce moustique, en soi, ne méritait pas d’une salade sauf que celui du Dr Duhamel semblait doté d’un comportement tout à fait inhabituel: il se déplaçait en réunion. Jamais seul, toujours en groupe même à table. Une analyse comportementale permit de faire une découverte très surprenante: non toxique pris individuellement, une réunion de moustiques piquant simultanément leur proie (les chassés étant, en l’occurrence, les chasseurs de gibier d’eau) générait les symptômes constatés, symptômes de la fièvre dite de Chicongugna.

Le Dr Duhamel avait déjà croisé ce genre de phénomène dans des zones humides tels les deltas de fleuves, Une équipe égyptienne avait conduit une étude approfondie au sein du delta du Nil, et préconisait des mesures de défense à mettre en place – le plan Mousti-Caire.

Le Nord-Pas-de-Calais se trouve donc apparemment confronté à une situation que l’on trouve plus habituellement dans les régions sub-tropicales. Un effet du dérèglement climatique? Difficile à dire pour le moment, tout au moins peut-on penser que la presse régionale devrait tirer profit de ce nouvel allié des canards.