M’enfin Papa, fait gaffe à tes épigènes!

M’enfin Papa, fait gaffe à tes épigènes!

Peu importe l’inexistence des épigènes tant qu’il y a des épiplaisirs, n’est-ce-pas. L’épigénétique progresse depuis son avènement voici une quinzaine d’années et l’idée que la qualité de vie d’un père pouvait impacter sa progéniture, sans passer par une modification génétique, a été vérifiée empiriquement sur des souris. J’ai présenté cette étude dans le billet « Papa, gaffe à ce que tu manges! » (1) en 2011, avec des souris mal nourries (par rapport à un groupe de référence bien nourri) et dont le métabolisme développa en conséquence une augmentation de l’activité des gènes responsables de la synthèse du cholestérol et des lipides – afin de stocker du gras. Ceci n’a aucun impact sur le génome de la souris, et pourtant les jeunes souris issues de ces mâles, jeunes nourris normalement dès la naissance, présentaient néanmoins cette même aptitude à stocker du gras comme si la mémoire de la sous-alimentation du père leur avait été transmise en dehors de toute modification génétique.  Lire la suite « M’enfin Papa, fait gaffe à tes épigènes! »

La vie, cette vieille, très vieille amie…

La vie, cette vieille, très vieille amie…

En ces temps mortifères où des abrutis sèment la mort au nom d’une prophétie nihiliste, un regard posé sur l’immensité du temps de la vie met en relief la microscopique inconséquence des adorateurs de la branlette à balles réelles. Encore que.

La question du commencement de la vie sur Terre semble avoir pour réponse une constante marche arrière, avec un point de départ longtemps imposé par la religion situé à quelques milliers d’années de nous, et un point d’arrivée qui ne pourra jamais dépasser l’age de la Terre elle-même. Lire la suite « La vie, cette vieille, très vieille amie… »

Hécatombe sur les côtes du Far-West

Hécatombe sur les côtes du Far-West

El-nino

Les questions climatiques vont fuser à l’approche de la COP21 qui se tiendra à Paris en fin d’année, mais au-delà du débat politique et scientifique sur le changement climatique il existe au moins un phénomène ayant aujourd’hui un impact bien réel sur la côté Ouest du continent américain: El-Niño. Mais est-ce le seul? Lire la suite « Hécatombe sur les côtes du Far-West »

Histoire d’eau.

Histoire d’eau.

DSC04003Pour un amoureux de la mer et des bateaux, la question de l’origine de l’eau a une dimension qui dépasse le pur questionnement académique. Cette eau qui recouvre les 2/3 de la surface de la Terre, et compte pour 60% de notre poids corporel, qui ne se crée ni ne disparaît, se transformant entre ses trois phases au fil du temps et sans laquelle notre planète, tel Mars aujourd’hui, ne serait sans doute qu’un vaste désert mort. Cette eau, d’où vient-elle? Lire la suite « Histoire d’eau. »

Le chiffre de la vie serait…

Le chiffre de la vie serait…

Arthur Dent, si vous pouviez dire à Deep Thought qu’il n’est qu’un gros tas de ferraille inutile… la réponse n’est pas 42!

Il faut sans doute être anglophile et avoir plus de 40 ans pour comprendre, pour les autres je ne peux que conseiller de lire cette petite page, en français, sur l’une des – non, la – plus grande oeuvre litero-radio-génialo-débilo-anglo de tous les temps, le Guide du voyageur galactique et sa grande question sur la vie, l’univers et le reste.

Dans cette série, la réponse du superordinateur Deep Thought à cette question (qu’il ne connait pas) est 42. Mais il est peut être temps de tourner casaque depuis la publication, par deux mathématiciens et astrophysiciens de l’Institut d’astrophysique Fesenkov à Almaty, Kazakhstan, de deux papiers (1) sur le code génétique, et dont la conclusion est que ce dernier est très probablement une création intelligente du fait de ses caractéristiques très particulières – caractéristiques qu’il est possible de mettre en lumière au travers d’une analyse mathématique approfondie. Lire la suite « Le chiffre de la vie serait… »

Evolution: adaptation d’abord, mutation ensuite

En matière d’évolution, le processus généralement présenté part de mutations génétiques aléatoires qui procurent certains avantages adaptatifs. A ceci s’ajoute, depuis une bonne dizaine d’années, la dimension épigénétique qui associe directement des modifications génétiques aux pressions environnementales. Le déterminisme génétique tellement en vogue dans les années 1980 du fait d’auteurs tel Richard Dawkins est aujourd’hui reconnu comme étant une simplification sans réel connexion avec la réalité observable, mais on a pas encore vraiment fait le pont entre ces mécanismes de mutation génétique et la complexité du vivant. Quel est réellement le mécanisme de l’évolution?

Une piste est la notion de « force de progrès », que j’ai déjà présenté dans l’article « Faut-il réintégrer la notion de progrès dans l’évolution?« : outre les processus de sélection naturelle, il existerait un processus inhérent vers de plus en plus de complexité. Lire la suite « Evolution: adaptation d’abord, mutation ensuite »

Evolution humaine et ADN: plus ça avance, plus c’est mystérieux.

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Excavation à la grotte de Sima de los Huesos, en Espagne.
JAVIER TRUEBA/MADRID SCIENTIFIC FILMS

Près de 2 millions d’années se sont écoulées entre l’apparition de ce qui semble être notre plus ancien ancêtre connu, Australopithecus sediba, et nous aujourd’hui Homo Sapiens Sapiens. 2 millions d’années d’une histoire qui paraît de plus en plus complexe, un enchevêtrement de lignées différentes qui rendent caduque l’image d’Epinal d’une évolution linéaire réussie aux côtés de quelques branches qui n’auraient pas survécu (Neandertal pour la plus récente) du fait de leur incapacité à soutenir la concurrence des Sapiens.

Je renvoie ici à quelques articles précédemment publiés sur ce blog qui contextualisent quelque peu ce propos, si vous avez le temps de les lire: « On aurait déterminé l’age du chaînon manquant« , « Le père de nos pères Perry dans la nuit des temps » ou encore « L’homme ancien est de moins en moins ce qu’il était« .
Lire la suite « Evolution humaine et ADN: plus ça avance, plus c’est mystérieux. »

Le père de nos pères Perry dans la nuit des temps…

La tradition du Livre nous fait tous remonter à Adam, et cette finitude du point de départ se retrouve encore aujourd’hui dans les hypothèses (souvent affirmées comme des réalités) de l’origine humaine. La génétique observe depuis ses débuts un élément bien précis, le chromosome Y de l’homme. L’homme, en effet, obtient ce chromosome via son père, et donc à partir de l’éventail des chromosomes Y aujourd’hui connus au sein de la population masculine, on peut remonter le temps pour trouver l’époque où vivait notre ancêtre mâle à tous, notre Père Premier d’où nous tirons tous ce fameux chromosome.

La science estime aujourd’hui que ce Père Premier vivait voici 60 000 à 140 000 ans. Homo Sapiens est apparu voici 195 000 ans et ce Père Premier n’était évidemment pas à son époque le seul mâle vivant, mais il se trouve que « par hasard » nous serions tous descendus de lui. Ce devait être un sacré bonhomme. Lire la suite « Le père de nos pères Perry dans la nuit des temps… »

Vers un nouvel âge de glace?

Ça caille!

Selon Le Monde, la vague de froid qui, depuis mi-mars, touche l’Europe et l’Amérique du Nord est « tout à fait exceptionnelle, par sa durée et son étendue », assure Patrick Galois, prévisionniste à Météo-France. Elle s’inscrit dans la foulée d’un hiver 2012-2013 plutôt froid, s’inscrivant lui-même dans une suite de plusieurs hivers assez rigoureux.

On en vient à rêver du réchauffement climatique… Ah mais suis-je bête, c’est à cause du réchauffement justement! Certains suggèrent que la réduction de la banquise arctique, particulièrement marquée depuis 2007, facilite la formation de hautes pressions atmosphériques dans l’Arctique. Or cette configuration favoriserait la phase négative d’une oscillation de l’atmosphère appelée Oscillation nord-atlantique (NAO) – on parle d’une NAO négative – fréquemment associée à des descentes d’air polaire sur l’Europe et l’Amérique du Nord. Mais il n’y a pas de consensus en la matière, ainsi pour Christophe Cassou (chercheur (CNRS) au Centre européen de recherche et de formation avancées en calcul scientifique (Cerfacs)), « un effet de la banquise arctique sur les hivers européens a plus de chances d’être sensible au début de l’hiver qu’au mois de mars« . Lire la suite « Vers un nouvel âge de glace? »

Intraterrestres: la vie là où elle ne devrait pas exister.

La dernière frontière, c’est l’espace. Mais l’espace, c’est loin. Il est une autre dernière frontière, à quelques kilomètres seulement de chacun d’entre nous: le sous-sol de notre Terre, dont nous ne connaissons que la croûte qui elle-même repose sur un manteau visqueux épais de près de 2 900 km, lui-même enveloppant un noyau de 3 500 km de rayon avec une partie externe liquide et une partie interne solide.

Question: il y a t’il de la vie sous nos pieds, dans la roche profonde? A l’heure actuelle, le forage le plus profond jamais réalisé fait à peine 13 km, dans la péninsule de Kola en Russie. Mais sans atteindre la zone de transition entre le manteau et la croûte, dite « Moho » pour « Discontinuité de Mohorovicic« . Lire la suite « Intraterrestres: la vie là où elle ne devrait pas exister. »