Bidonville de Calais. Après effacement.

Bidonville de Calais. Après effacement.
La lande autour de l’ancien centre de vacances Jules Ferry, qui longe la rocade amenant au port de Calais, fut ouverte aux migrants en 2014 afin de les déloger des divers sous-bois et usines désaffectées de la ville. Les facilités du centre Jules Ferry, prévues pour 1 500 personnes, furent rapidement dépassée et, selon les sources, le camp – devenu un bidonville presque « classique » avec ses petites boutiques, restos, mosquée, théâtre, école et une mer de tentes rafistolées – atteignit  en 2016 un niveau de population oscillant entre 5 000 et 10 000 personnes.

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Calais en route pour l’hiver le plus chaud

Calais en route pour l’hiver le plus chaud

Et ce ne sera pas du fait du dérèglement climatique, mais du démantèlement prévu du bidonville calaisien servant de base aux assauts désespérés  de milliers de migrants tentant de rejoindre l’Angleterre. Dans les derniers mois, le bidonville a été divisé par deux en termes de surface, et multiplié par deux en termes de nombre de migrants y trouvant un refuge précaire. Près de 10 000 migrants selon les associations sur place, 6 000 selon la police (ils sont généreux) qui font face à un faisceau de fléaux:

1) Les donations diminuent, la réduction de la surface du camp ayant mené de nombreux donneurs à penser que les besoins avaient diminués d’autant. En fait ils ont doublé. La faim fait son apparition, alors même que les boutiques et restaurants mis sur pied par les migrants ont été démolis par les sombres imbéciles dits « représentants de l’Etat ». Lire la suite « Calais en route pour l’hiver le plus chaud »

Camp de migrants de Norrent-Fontes

Camp de migrants de Norrent-Fontes

Quelque part dans le Sud Soudan? Pas du tout, mais à quelques kilomètres au nord-ouest de Béthune se niche un camp accueillant entre cent et deux cent migrants, aujourd’hui majoritairement en provenance de l’Érythrée. Peuplé principalement de jeunes hommes, sans électricité ni eau courante, c’est un camp de passage pour ceux et celles qui tentent, chaque nuit ou presque, de monter à bord de véhicules en direction de Calais.  Lire la suite « Camp de migrants de Norrent-Fontes »

Camp de Grande-Synthe

Camp de Grande-Synthe

Ce jeudi je suis allé livrer les vêtements récupérés à Mâcon à une association d’aide aux migrants de Grande-Synthe, l’ASFI. Cela fait plusieurs années que cette association locale d’une vingtaine de bénévoles apporte vêtements, équipements et nourriture aux migrants coincés dans ce sous-bois entre une zone commerciale et une zone résidentielle. L’explosion de la population du camp depuis un an et demi a amené d’autres associations, souvent anglaises d’ailleurs, à participer à la survie de ce qui n’est aujourd’hui qu’un grand champ de boue habillé de tentes en tous genres, tauds, tas d’immondices et sanitaires dont on devine l’état. Lire la suite « Camp de Grande-Synthe »

Calais d’une rafle à l’autre

Passeurs d'hospitalités

Hier samedi, un peu avant minuit. Au coin du parc Saint-Pierre, une friterie et quelques tables et chaises sur le trottoir. À cette heure d’un soir d’automne, ce sont surtout des exilés qui sont là, partageant des portions de frites en guise de repas du soir.

Plusieurs voitures de police surviennent, suivies des fourgonnettes blanches qui servent aux arrestations. Des exilés tentent de s’esquiver, mais les policiers les bloquent. Ils sont plaqués contre les grilles, palpés, contrôlés. Ceux qui n’ont pas de documents en règle sont embarqués dans les fourgons. Une vingtaine d’arrestations, contribution aux rafles du jour qui doivent alimenter les centres de rétention à raison d’une cinquantaine de personnes quotidiennement depuis la dernière visite de Bernard Cazeneuve à Calais (voir ici, ici, ici, ici, ici, ici et ).

À l’autre bout de la chaîne, les associations de soutien juridique dans les centres…

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Calais, camp des réfugiés.

Calais, camp des réfugiés.

17-DSC08490A un jet de pierre du premier port à passagers français, le premier bidonville français. Le camp de réfugiés des Dunes, autour du centre aéré Jules Ferry reconverti l’an dernier en camp d’accueil pour 1500 personnes, compte aujourd’hui près de 6000 « résidents ». Dont la grande majorité ne désire qu’une chose évidemment, le quitter pour rejoindre l’Angleterre.

J’ai eu l’occasion de combiner une livraison de vêtements à une association locale, Le Réveil Voyageur, avec une petite visite du site. Lire la suite « Calais, camp des réfugiés. »

My french chronicles (9): Decision time

My french chronicles (9): Decision time

We all had a good laugh this week when ex-and-would-be-next-president Sarkozy said that « France, throughout eternity, as always been on the side of the oppressed and always on the side of the dictators, always on the side of the one thrown into prison for believing in his ideas ». (1)

26112014-hollande-sisi-pariSarkozy is one of the world’s biggest hypocrits and liars but for once he said something true: France is, indeed, always on the side of dictators unless it wants to change the incumbent dictator for a more convenient one. Or for chaos, which is just another form of dictatorship with new opportunities. Lire la suite « My french chronicles (9): Decision time »

My french chronicles (8): Migrants, clowns and green politics.

My french chronicles (8): Migrants, clowns and green politics.

That’s it: end of summer vacations, back to work, school or, preferably, the french chronicles. France is gripped by the difficult question of the massive arrival of migrants in Europe, symbolised here by the Calais beach shantytown, but the dimension of which is forcing the establishment to get its head out of the sand of the said beach: 340 000 refugees have entered the EU since the beginning of 2015, a human wave not seen here since WWII. Lire la suite « My french chronicles (8): Migrants, clowns and green politics. »

My french chronicles (7): Grapes, coyotes, shantytown and ferryboats

My french chronicles (7): Grapes, coyotes, shantytown and ferryboats

Vignoble-BeauneI don’t know if it’s El Niño’s fault but it’s been hot around here for the past few days. Good weather for the grapes here in Southern Burgundy, at the same time as the UNESCO includes the Burgundy wine-making area (so-called « Climats de Bourgogne ») in its world heritage listing. This could boost wine tourism in the area, though at what cost I don’t know. Lire la suite « My french chronicles (7): Grapes, coyotes, shantytown and ferryboats »