Mélenchon, là où ça coince.

Mélenchon, là où ça coince.

Personnellement j’aime bien Méluche pour son côté rentre-dedans et un diagnostique général de ce qui ne va pas en France, en Europe et dans le monde avec lequel je suis globalement d’accord. Je suis également globalement d’accord sur un certain nombre de points du programme JLM2017, en particulier l’avènement d’une 6ème république adaptée à la réalité contemporaine et capable de réduire très fortement la corruption et les situations de rente inhérentes au système actuel. Le remplacement du nucléaire par du renouvelable aussi, bien sur. Nous ne sommes qu’au début d’une catastrophe nucléaire à Fukushima qui va durer des siècles, et l’argument « d’accident impossible ici » n’est qu’une dangereuse illusion – surtout à l’ère des drones capables de porter des charges militaires.

On peut discuter longtemps des autres propositions, sur les retraites, la Sécu, la « règle verte » etc…, comme dans tout programme le politique propose et la réalité dispose. Non, là où ça coince vraiment c’est sur la stratégie politique d’une part, et sur l’Europe d’autre part. Et c’est sur ces aspects-là qu’apparaît la réalité de l’animal politique, le professionnel supposément anti-système qui connait et profite quand même à fond dudit système. Lire la suite « Mélenchon, là où ça coince. »

Syrie: où est la diplomatie européenne?

Syrie: où est la diplomatie européenne?

Deux événements concomitants illustrent parfaitement la disparition de l’Europe diplomatique sur le théâtre syrien et, plus globalement, mondial: d’une part l’attentat de Berlin qui, comme ceux de Nice ou du Bataclan en France, nous rappelle à quel point l’Europe est impliquée dans la crise syrienne et moyen-orientale en général car nous sommes considérés comme des cibles légitimes par les islamistes. D’autre part le sommet de Moscou entre Russes, Iraniens et Turcs installant un monopole de fait sur le contrôle de la Syrie. Monopole d’où nous sommes exclus, tout comme les américains d’ailleurs mais eux, en gros, s’en foutent.

Nous, on ne s’en fout pas. Lire la suite « Syrie: où est la diplomatie européenne? »

Brexit, porte ouverte sur l’avenir de l’Europe

Brexit, porte ouverte sur l’avenir de l’Europe

52% du vote en faveur du Brexit, soit une majorité de l’ordre du million de votants qui veulent retrouver un sentiment d’indépendance et d’auto-détermination. Hors Londres, l’Ecosse et l’Irlande du Nord, le Royaume-Uni est clairement, massivement pro-Brexit. Dont acte.

A nouveau les sondages ont eu tout faux et la campagne du Remain, axée sur la peur des –  certes probables – retombées politiques et économiques, n’a fait que conforter l’idée que l’Europe servait avant tout les intérêts de la City, de la classe cosmopolite et des migrants est-européens aux dépens d’une « certaine idée de l’Angleterre », une idée ancrée dans le récit fondateur d’un peuple qui ne se débrouille jamais aussi bien que quand il se tient seul et fier sur ses deux jambes. L’identité britannique n’est pas, par principe, soluble dans une vague identité politique européenne. Le marché commun oui, la perte de souveraineté non. Que les anglais aient choisis de sacrifier le premier au nom du second montre à quel point l’abcès était réel.

Les anglais ont choisi et ils assumeront. Les écossais, et peut-être les irlandais du Nord, tenteront à leur tour l’indépendance vis-à-vis de la Couronne afin de rejoindre à nouveau l’UE. Ce qui montre à quel point l’union de peuples différents qu’est le Royaume-Uni reflète les problèmes de l’UE, les écossais ayant vis-à-vis de la domination anglaise les mêmes griefs que les anglais vis-à-vis de l’UE.

L’Europe est clairement à la croisée des chemins. Non pas que le Brexit la mette en péril, mais c’est un élément de plus qui vient coiffer une pyramide de problèmes qui affectent l’UE et face auxquels elle semble impuissante: crise économique, crise migratoire ayant révélé la profonde hypocrisie de certains de ses membres, crise de confiance envers les institutions européennes- la Commission qui est perçue comme une proto-dictature de technocrates et le Conseil des ministres, une chambre opaque au sein de laquelle les intérêts des peuples passent loin derrière les intérêts politiciens des uns et des autres. Sans parler du Parlement, dont le quota français est majoritairement composé d’europhobes  et de porte-flingues déclassés (Hortefeu, Dati…) dont l’inutilité n’a d’égale que le montant des salaires et autres indemnisations.

Clairement, pour que l’UE revienne aux citoyens il faut que la manière dont elle se construit et se gère change radicalement. Et qu’elle forme un ensemble cohérent, c’est-à-dire débarrassée des pays ne partageant pas, ou plus, ses valeurs fondatrices. Le Royaume-Uni n’a jamais voulu de l’Euro ni d’une intégration politique, c’est son droit. Les quasi-dictatures que sont aujourd’hui la Hongrie et la Pologne ont-elles une place dans un ensemble garantissant à priori l’état de droit et la liberté d’expression? La notion saugrenue d’une possible intégration de la Turquie, pays en passe de devenir une dictature islamique, est tellement risible qu’on en rit plus. A tel pont que les turcs eux-mêmes ont laissé tombé l’affaire.

Le Brexit va obliger les européens à regarder les choses en face. Le tabou d’une réduction du périmètre européen vient de sauter, c’est une très bonne chose. Cet événement va bien sur donner un coup de boost aux nationalismes et notamment le FN en ce qui nous concerne en France, mais on ne pourra plus ignorer les questions qui fâchent et noyer les problèmes sous une infernale fuite en avant. Certains imaginent une Europe à deux, voir trois vitesses: une petite dizaine de pays désirant aller plus loin dans l’intégration politique, avec une harmonisation fiscale et sociale et une défense commune, formeraient le premier cercle. Un second cercle de pays ne voulant pas avancer plus loin, du moins pas aussi vite. Et un troisième cercle de pays à la marge de l’intégration européenne, des partenaires plutôt que des membres.

La question est: dans quelle cercle voulons-nous être, et sous quel mode de représentation. Merci aux anglais d’avoir ainsi ouvert en grand les portes d’un débat plus que nécessaire.

 

Être ou ne pas être… un tolérant.

Être ou ne pas être… un tolérant.

La montée des communautarismes en Europe pose de sérieuses questions aux occupants traditionnels de nos contrées baignées, en grande majorité, dans un environnement civique prônant un haut niveau de tolérance. Cette tradition n’est pas ancienne, on peut dire qu’elle date de la fin de la Seconde Guerre Mondiale où le décompte des horreurs a engendré la Charte des Droits de l’Homme et l’obligation pour tout un chacun de tolérer l’autre, même s’il ne l’aime pas. La tolérance mutuelle garanti, sinon l’amour, du moins une certaine capacité à vivre ensemble à partir du moment ou tout le monde s’accorde sur un socle commun, un ensemble de règles valables pour toutes et tous qui garantissent, dans les faits, la possibilité du vivre-ensemble. Lire la suite « Être ou ne pas être… un tolérant. »

Liberland: vivre et laisser vivre.

Liberland Flag Sur un coin de forêt bordant le Danube, dans un no-man’s-land entre Croatie et Serbie, flotte un drôle de drapeau jaune, bleu et noir. Jaune pour la liberté, bleu pour le Danube, et noir pour l’opposition au « système ». Lundi 13 avril, jour de l’anniversaire de Thomas Jefferson, ce coin de terre de 7 km² fut déclaré terres du Liberland par le député eurosceptique tchèque Vit Jedlicka et deux autres libertaires. Une semaine plus tard ils avaient déjà reçu 200 000 candidatures à la citoyenneté Liberlandienne provenant des quatre coins du monde.

 Pour Jedlicka, « un ordre se met en place spontanément… Des gens ont planifié la ville en trois jours et d’autres veulent réellement venir et investir… ce qui ne semblait qu’un rêve devient réellement possible. » Tout le monde peut être candidat à condition de n’avoir aucun casier judiciaire et de n’avoir pas été membre d’un parti nazi ou communiste. Les obligations sont simples: respect des droits, des opinions et de la propriété privée d’autrui. Son modèle est Thomas Jefferson justement, d’où le choix de la date de naissance de Liberland.

L’impôt sera optionnel et les citoyens financeront des projets de développement spécifiques. Ce système fiscal avantageux sera un élément essentiel de l’attractivité du Liberland, Jedlicka n’hésitant pas à envisager un Monaco, Lichtenstein ou Hong Kong – bis qui amènera de la prospérité à ce coin perdu.

Le Liberland, coup de pub d’un eurosceptique libertaire ou réelle création d’un nouvel embryon d’Etat susceptible d’être reconnu comme tel? Le territoire est sous contrôle croate mais n’appartient pas formellement à la Croatie vu qu’il est au centre d’une dispute territoriale entre celle-ci et la Serbie voisine, ce depuis plus de 15 ans. Le trio sus-mentionné forme l’actuel gouvernement mais la page internet du Liberland mentionne une forme de gouvernement de type » République constitutionnelle avec des éléments de démocratie directe », donc on peut supposer que des élections auront un jour lieu afin de nommer les vingt représentants à l’Assemblée Nationale, telle que l’indique la Constitution du Liberland.

Sa philosophie libertaire, sa vocation de devenir un nouveau paradis fiscal associé, sans doute, à un euroscepticisme féroce, ne laissent rien présager de bon concernant de possibles relations diplomatiques avec les autres pays européens. Mais par contre tout cela peut sembler très attractifs aussi bien à certains nantis recherchant un havre fiscal qu’à des anarchistes désirant tenter une réelle alternative, ou à des gens – tant qu’à faire jeunes, aimant le camping, en bonne santé et avec quelques moyens quand même – qui en ont simplement assez de vivre en des pays stérilisés par l’hypocrisie, la corruption et Big Brother.

La devise du Liberland est: « Vivre et laisser vivre ». Tout un programme.

My french chronicles (2): Did you say « Front National »?

ob_c70359_logo-fn-2015Putting it very simply, the first round of departmental elections last Sunday saw a fairly strong showing from the far-right National Front (in French: Front National, or FN), around 25%, just behind the Conservative / Center-Right (UMP / UDI) alliance, and in front of the Socialist / far-Left (PS / FdG) alliance. The second round will occur on Sunday, March 29th and I have no prediction to make about the final outcome, but one thing is clear: the Front National is increasing it’s hold on local elections and that is sending ripples of angst in the establishment and in a sizeable part of the population, to which the FN is presented as a non-republican, racist, irresponsible bunch. There is of course some truth in that, but the reality is a bit more complex. Lire la suite « My french chronicles (2): Did you say « Front National »? »

Elections Européennes et le Grand Nimportenawak

logo-europe-La présidence de la République a réagi aux résultats des européennes en affirmant que « des leçons doivent être tirées » de cet « événement majeur ». Ben voyons. Quel événement? La montée des partis eurosceptiques? Les 25% du FN en France? La nouvelle claque de la gauche institutionnelle, française comme européenne? La faible participation? Aucune surprise la-dedans il me semble, tout cela était à peu près prévu par les commentateurs politiques bien avant les élections.

Des leçons? Comme d’habitude, quelques effets de manche, langue de bois et petits arrangements entre amis pour ne pas modifier un status quo qui arrange en fait à peu près tout le monde au sein de la petite famille politique européenne. 

Et, n’en déplaise à toute cette bande de clowns, la seule leçon que l’on peut tirer de ce non-événement n’est pas qu’il faudrait reconditionner le peuple pour qu’il « aspire à l’Europe », mais bien que le peuple ne veut plus de cette nomenklatura composée de fonctionnaires intouchables et de députés grassement rémunérés dont une bonne partie sont des cons finis parqués là pour services rendus à l’establishment (Dati, Hortefeu, Morano, MAM pour ne citer que les porte flingues de droite les plus connus) et qui n’en n’ont rien à battre de l’Europe – c’est juste une bonne mangeoire en attendant des jours meilleurs ou la retraite dorée.

Le peuple en a marre des 30 000 lobbyistes qui trafiquent les projets de loi (quand ils ne les écrivent pas eux-même) en faveur d’intérêts n’ayant pas grand chose à voir avec l’intérêt commun. Le peuple en a assez de la dictature technocratique bruxelloise qui passe son temps à inventer des règlements que personne n’a demandé et à nous faire payer pour des projets inutiles (combien de boîtes de com, de boîtes de formation, d’experts en tous genres se font financer sur base de projets qui ne servent à rien d’autre qu’a justifier l’existence du « machin » européen?). Si une partie du peuple vote pour des gens telle Marine Le Pen (qui touche ses 10 000 euros par mois de salaire et d’indemnité sans rien faire d’autre que cracher dans la soupe) c’est sans doute parce que ces gens-là, au moins, ne font pas semblant d’y croire: ils assument leur hypocrisie. On ne peut pas en dire autant de tout le monde, genre Harlem Désir qui n’en fout pas plus que Le Pen – et empoche tout autant, tout en vantant les mérites de l’Europe. Ben oui, sûr que c’est pas perdu pour tout le monde!

Le peuple a soupé de la PAC qui contribue à la mort des petits paysans tout en engraissant les gros à coups de quotas et de primes à la taille. Idem pour la politique de pêche qui cause un gaspillage monstrueux de la ressource (tout ce qui est pêché hors quota est rejeté à la mer, mort…) et un jeu inégal entre les petits artisans et les gros armements qui ont les moyens de se payer, grâce à la corr… au lobbying, une réglementation tout à leur avantage. Non pas qu’il faille éliminer les quotas – au contraire – mais il faut des quotas de pêche effective, qui prennent en compte la réalité de ce qui est effectivement pêché.

Le peuple ne peut plus avoir confiance dans un système européen qui négocie dans l’opacité des traités internationaux, tel TAFTA, dont il est très difficile pour les non-initiés d’en comprendre les tenants et aboutissants. Néanmoins, en se basant simplement sur les tentatives précédentes genre ACTA qui furent heureusement sabordées grâce à l’action de la société civile, il est tout à fait logique de penser que ce qui se trame dans l’ombre servira avant tout ces fameux intérêts privés des actionnaires du big business, de la censure et de la haute finance, à nos dépends à tous.

Le peuple n’est pas anti-européen, ce qui est par ailleurs un oxymore vu que nous sommes tous, par définition, européens. Le peuple est simplement de plus en plus intolérant du système de l’Europe des technocrates, des décideurs non élus, de la corruption et des hordes de parlementaires qui se goinfrent sur son dos. Si encore tout cela produisait un résultat considéré comme globalement positif, mais non – austérité, raideur budgétaire, chômage au nom de la raison supérieure du dieu Euro et son Eglise de la BCE, du libre-échangisme quitte à en crever, et de la taille monétaire unique pour des pays aussi différents que l’Allemagne et la Grèce! Nimportenawak.

Il me semble, pour conclure sur ce coup de gueule initié à l’écoute des lamentations hypocrites de nos pseudo-représentants, qu’il faut se poser – vraiment – la question centrale: quelle Europe pour les européens – tous les européens?  Je vote pour une Europe qui épouserait les réalités culturelles, sociales et économiques très diverses de notre beau continent sans chercher à les uniformiser dans une non-identité blême et technocratique. Une Europe dont les représentants de ses nations seraient tirés au sort, pour une durée déterminée. Une Europe libérée de ses armées de lobbyistes corrupteurs, de son arrogante BCE, de ses projets inutiles. Une Europe qui ne chercherait pas à nous empêcher de manger nos fromages locaux au lait cru, et qui arrêterait de vouloir assassiner les petites cantines ou restaurants à coups de règlements hygiénistes débiles au profit des marchants de malbouffe 100% aseptisée. Bref, une Europe pragmatique, humaniste, émancipatrice pour tous les européens, et qui ne pète pas plus haut que son cul.

 

=Vincent Verschoore=

Amis Européens, il est temps de se réveiller. Vraiment.

Après le billet destiné à nos amis américains « My American friends, it’s time to wake up. Really« , les derniers développements de l’affaire Snowden mettant en lumière l’espionnage systématique de nos propres institutions par le gang mafieux qu’on appelle « services secrets américains » m’invitent à une version aussi européenne que cynique de cette appel.

Ainsi donc, Messieurs et Mesdames les députés, personnalités politiques, journalistes, technocrates européens, vous vous dites outrés par ces révélations quand au fait que la NSA & Cie vous surveille. Nous surveille. Lire la suite « Amis Européens, il est temps de se réveiller. Vraiment. »

Le doute est révolutionnaire

Le texte ci-dessous est ma traduction, suivi d’une critique, d’un article écrit par Alessandro Di Battistat(1), paru hier sur le blog de Beppe Grillo.

______________________________________________

Le doute est révolutionnaire

Campesina, Amérique Latine et Fatalisme

Une certitude que j’héberge à l’endroit de l’Amérique Latine se renforce de plus en plus: L’ennemi principal à défaire dans la bataille pour la justice sociale n’est pas le système bancaire, les multinationales, les gouvernements corrompus ou le crime organisé. L’ennemi principal est le fatalisme.  « Ce ne sont que de belles idées impossibles à mettre en oeuvre« , « l’Italie (ou la France, ndt) n’est pas l’Equateur« , un système ne peut étre changé aussi rapidement, peut être que nos enfants y arriverons« . Mais qui dit cela?

Sergio Du Cori Modigliani, dans cet autre article du blog BeppeGrillo, parle de Rafael Correa et du gouvernement équatorien décidant d’abroger une dette immorale. Correa, certes imparfait, n’est pas arrivé en Equateur tel un astéroïde ou un miracle divin. Correa en Equateur, Morales en Bolivie et Ortega au Nicaragua ont été élus grâce au travail de fond de centaines de mouvements sociaux ayant décidé de dire « Ca suffit! » à l’injustice. Même dans ces pays-là le choeur des résignés avait commencé par « la solidarité économique est une utopie« , « The USA ne lâcheront rien« , « la souveraineté alimentaire est une illusion« .

L’expérience en cours actuellement en Amérique Latine démontre que l’inverse est vrai,  qu’un peuple organisé, uni et bien informé a énormément de pouvoir même contre ses pires ennemis. CLOC-Via Campesina est une des plus grandes organisations paysannes du continent, coordonnant 84 organisations dans 16 pays. Elle est capable de promouvoir des alternatives et de créer de nouveaux paradigmes sociaux. Aujourd’hui son QG est à Quito en Equateur. Ce n’st pas un hasard, comme le fait que Assange se soit réfugié sous le drapeau équatorien. Depuis 10 ans, Via Campesina développe des idées et fait pression sur les gouvernements nationaux en vue de faire intégrer leurs idées dans les programmes politiques. L’Equateur a accepté le projet de souveraineté alimentaire et la Bolivie a modifé sa constitution afin d’améliorer l’équité sociale. En Argentine, Cristina Kirchner a nationalisé les Treasury Petroleum Fileds (champs de pétrole)  et le Nicaragua a placé l’éducation et la santé dans le secteur publique. Lire la suite « Le doute est révolutionnaire »

Triple AAAndouilles…

AAA lala ce qu’on s’amuse à lire et écouter tous ces commentateurs affiliés aux diverses gauches et droites de France et d’Europe (enfin, surtout France) sur la perte du demi-A de son rating. La France mais l’Autriche aussi (tiens, pourtant ce sont des Germains, réputés sérieux et travailleurs!) et en fait neuf pays européens se sont vu dégradés par Standard & Poor’s cette semaine. Selon Les Echos: « La dégradation de la note de la France et de celles de huit de ses voisins européens porte un nouveau coup, sévère, à la zone euro. ……… « L’environnement politique dans la zone euro n’a pas été à la hauteur des défis croissants engendrés par la crise », a déclaré Moritz Krämer, en charge de l’Europe chez S&P. » Même son de cloche chez Médiapart et, sans doute, un peu partout ailleurs.

Il est difficile de comprendre ce catastrophisme médiatique: Lire la suite « Triple AAAndouilles… »