Fuk U Shima!

Fuk U Shima!

Cinq ans après la troisième catastrophe nucléaire vécue par les japonais, l’establishment composé du lobby nucléaire, des agences gouvernementales renforcées par l’argument anti-CO2, et des principaux médias aux ordres a politiquement enterré les mouvements de protestations anti-nucléaire, au Japon comme ici. Pour l’establishment, la catastrophe est a relativiser car il n’y a pas eu de morts, on a sans doute exagéré les risques qu’il y a à vivre dans les régions touchées, la configuration très particulière de cette catastrophe (tremblement de terre suivi d’un tsunami ayant mis HS les pompes de refroidissement) n’est pas envisageable ailleurs, et l’ampleur des dégâts est en grande partie liée à la mauvaise gestion de TEPCO – à nouveau, pas comme chez nous où nous avons une agence de sûreté nucléaire indépendante garantissant l’état des matériels et des procédures d’urgence. Comme pour l’EPR de Flamanville, où l’ASN autorise à titre dérogatoire la mise en service d’une cuve de réacteur non conforme…  (1) Lire la suite « Fuk U Shima! »

Hécatombe sur les côtes du Far-West

Hécatombe sur les côtes du Far-West

El-nino

Les questions climatiques vont fuser à l’approche de la COP21 qui se tiendra à Paris en fin d’année, mais au-delà du débat politique et scientifique sur le changement climatique il existe au moins un phénomène ayant aujourd’hui un impact bien réel sur la côté Ouest du continent américain: El-Niño. Mais est-ce le seul? Lire la suite « Hécatombe sur les côtes du Far-West »

Fukushima: Le Premier Ministre japonais mérite le goudron et les plumes!

Shinzo Abe, le Premier Ministre du Japon, n’avait plus mis les pieds à Fukushima depuis décembre 2012, et on le comprend. Mais ayant réussi à convaincre le Comité Olympique d’organiser les Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, il a bien fallu se résoudre à y retourner (voir vidéo ci-dessus) et à proclamer haut et fort que l’endroit était désormais sans danger. Affirmation que tout le monde sait être pertinemment fausse, non seulement la situation est à peine sous contrôle mais les choses empirent et rien ne permet de dire aujourd’hui que tout cela ne va pas se terminer encore plus mal que cela n’a commencé, avec notamment le risque de fusion à l’air libre des combustibles stockés dans une piscine branlante à 30m de haut, sans parler des importantes fuites d’eau radioactive qui se déverse ainsi dans le Pacifique, ni des coeurs de réacteurs (corium) enfouis quelques part dans le sol sous les bâtiments et dont on ne sait pas grand chose. Lire la suite « Fukushima: Le Premier Ministre japonais mérite le goudron et les plumes! »

Fukushima: corruption locale, danger mondial.

Fukushima n’est pas un problème japonais. Ou pas seulement.

Certes, les japonais sont les premiers exposés et le moment approche où l’on verra Tokyo se vider de ses habitants encore valides, pendant que les autres en submergent les hôpitaux. Le lac Kasumigaura, le deuxième plus grand lac du Japon avec une surface de 220 km2, est situé à 60 km au Nord-Est de Tokyo. Il absorbe depuis 2 ans des matières radioactives, notamment du césium. Il approvisionne 960 000 personnes en eau « potable ». Lire la suite « Fukushima: corruption locale, danger mondial. »

Fukushima, où est la science?

La science académique et subventionnée, publiée dans les revues scientifiques, tente-elle encore, en matière de nucléaire, de nous faire prendre des vessies pour des lanternes? On pourrait le penser en lisant l’éditorial du magasine NewScientist du 9 mars, intitulé « A dangerous shutdown » qui se conclu par « Il semble que le monde continue de craindre l’énergie nucléaire plus qu’il ne craint le changement climatique. Ce qui est très probablement une erreur« . L’argument étant que d’une part la génération énergétique principale reste le charbon et les hydrocarbures avec leurs cortèges de polluants dont le C02 – ce qui est vrai – mais d’autre part, que finalement l’accident de Fukushima n’est pas si grave que cela et que le nucléaire, tous comptes faits, reste nettement moins dangereux  que le dérèglement climatique. Et c’est là où il y a un problème. Lire la suite « Fukushima, où est la science? »

EPR de Flamanville, à quand la mise sous tutelle de l’ASN?

Communiqué EDF du 16 mars 2012:

« EDF a décidé de remplacer la totalité des consoles destinées à fixer le pont de manutention sur l’enceinte interne du bâtiment réacteur de l’EPR de Flamanville. Cette décision intervient à l’issue des premiers résultats des analyses et vise à garantir une qualité optimale de ces équipements. 

Le remplacement de ces consoles n’aura pas d’impact sur la production des premiers kilowattheures de l’EPR qui seront ainsi commercialisés par EDF en 2016. Au cours d’un contrôle de qualité effectué par les équipes d’EDF sur le chantier de construction de Flamanville 3, des défauts avaient été détectés sur certaines des 45 pièces métalliques, appelées «consoles», mises en place depuis fin 2011. EDF a alors décidé de lancer des contrôles complémentaires sur l’ensemble des consoles pour évaluer la nature de ces défauts et déterminer les modalités de remise en conformité des consoles. »

En septembre 2011, le Canard Enchaîné nous faisait part des défauts de construction de la centrale, notamment au niveau du béton des piscines de refroidissement, relevés par l’ASN:

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Prolifération nucléaire et couverture du risque

Dans ce récent billet sur la géothermie je parlais de l’état alarmant du parc nucléaire, mais tous comptes faits on ne peut pas dire que Fukushima et l’actuel problème à Fort Calhoun au Nebraska aient tempéré les ardeurs de ceux jusqu’à présent exclus de la production d’énergie nucléaire. L’arrêt brutal du « revival » de l’industrie nucléaire en cours depuis une dizaine d’années ne vaut en fait que pour l’Allemagne (qui espère sortir complètement du nucléaire pour 2022), la Suisse (qui ne remplacera pas ses installations actuelles), l’Italie (qui renonce à s’engager dans cette voie) et, peut être, le Japon dont on ne sait pas vraiment ce qu’il compte faire.

Pour le reste du monde, l’IAEA recense 65 réacteurs actuellement en construction, et on arrive à plusieurs fois ce chiffre prenant en compte tous les projets de nouveaux réacteurs. Lire la suite « Prolifération nucléaire et couverture du risque »

De l'eau de mer trouvée dans le fluide caloporteur d'un réacteur de la centrale de Hamaoka

De l’eau de mer a été découverte dans le fluide caloporteur d’un des réacteurs de la centrale de Hamaoka.

Les cinq réacteurs nucléaires de la centrale de Hamaoka, à Omaezaki, dans la préfecture de Shizuoka, ont été arrêtés samedi par crainte d’un possible séisme puissant dans cette zone.

Lors du processus de mise à l’arrêt, l’opérateur de la centrale, la Compagnie d’électricité du Chubu, a découvert des impuretés dans le fluide caloporteur du réacteur 5.

La compagnie rapporte qu’un tuyau raccordé à un condenseur était endommagé et que 400 tonnes d’eau de mer pourraient avoir été mélangées à l’eau de refroidissement qui circule dans le réacteur.

Selon elle, 400 tonnes ne représentent pas une menace sérieuse pour le réacteur et aucune substance radioactive n’a été détectée à l’extérieur du bâtiment.

Mais afin de prévenir la corrosion du réacteur par l’eau de mer, l’opérateur prendra des mesures pour éliminer le sel du fluide caloporteur.

Source: http://www3.nhk.or.jp/nhkworld/french/top/news05.html

Le Pélican n° 33 – Lettre d'information RECIT

Lettre d’information de RECIT à l’usage des adhérents et sympathisants

Tout maigre, le Pélican engrange de la nourriture dans son bec généreux pour la restituer à ses petits. Cette lettre mensuelle apporte quelques informations sur des thèmes qui ne sont pas traités dans les medias, ou qui s’y trouvent noyés. Un lien permet d’accéder à la source de l’information et de la consulter dans son intégralité.

 

Comprendre, s’informer

Retour de Tunisie. Un témoignage pour comprendre, de Gilles Lemaire

Gilles Lemaire nous partage ses impressions à la suite d’un bref séjour en Tunisie, délégué par Attac France dans le cadre du comité de suivi élargi du forum social maghrébin, qui s’est réuni les 22 et 23 avril. La révolution tunisienne n’est pas terminée ; l’échéance électorale du 24 juillet 2011 sera déterminante sur le plan politique : ?- elle permettra d’apprécier la force réciproque et le positionnement des différents partis et des coalitions qui vont obligatoirement se former vu l’éclatement du champ politique. http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2411

Un ensemble très intéressant d’articles sur la crise de l’évaluation

Un ensemble très intéressant d’articles sur la crise de l’évaluation est signalé par  » Indépendance des chercheurs ». Il serait vraiment nécessaire aujourd’hui de reprendre la réflexion entamée il y a plus de 20 ans par Patrick Viveret lorsqu’il s’occupait d’évaluation, reprise par une cellule du Commissariat au plan et concrétisée par une circulaire de Lionel Jospin alors premier ministre, pour remettre sur ses pieds l’évaluation, aujourd’hui entièrement détournée de son but, qui est de procéder à une appréciation partagée des objectifs, des résultats et des moyens, et non pas devenir un instrument de pouvoir et de domination. http://science21.blogs.courrierinternational.com/evaluation/

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Fukushima: fission sauvage pendant 12 jours après le tsunami

Selon une étude réalisé par Tetsuo Matsui de l’Université de Tokyo et publiée la semaine dernière dans le journal Technology Review du MIT, des réactions en chaîne auraient démarré dans le réacteur n°2 et dans la piscine à combustibles n°4 pendant une douzaine de jours après le début de la catastrophe du 11 mars.

Cette conclusion est basée sur le suivi de deux sous-produits de la réaction de fission nucléaire, l’iode-131 d’une demi-vie de huit jour et le césium-137 d’une demi-vie de 30 ans. Mesurer le ratio de ces éléments permet de fixer le moment de l’arrêt effectif de la réaction, sachant qu’au-delà de 8 jours on ne trouve plus d’iode-131. Se basant sur des mesures de ces deux éléments dans et autour de la centrale (terre, mer et des eaux de refroidissement évacuées), Mr Matsui conclu que les réactions ont du durer jusqu’au 23 mars au moins.

Mr Matsui tempère en disant qu’il n’est pas impossible que ces mesures soient faussées par des facteurs chimiques ayant influencé la propagation de ces éléments, mais il ne voit pas quelle réaction aurait pu avoir cet effet et surtout pourquoi elles auraient lieu à certains endroits et pas à d’autres. On ne pourra en avoir le coeur net qu’en examinant le réacteur et la piscine, mais ça ce n’est pas pour demain.

Source: http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/26738/