L’Univers holographique, suite mais pas fin.

L’Univers holographique, suite mais pas fin.

La théorie de l’univers holographique est un élément récurrent de ce blog (1). Hautement spéculative mais en même temps capable de résoudre nombre de problèmes avec les théories dominantes du Big Bang et de la mécanique quantique, elle est devenue un sujet de recherche expérimentale autant que théorique. Et on semble avoir un premier résultat expérimental.

Pour résumer le concept, il est démontré qu’en principe toutes les lois connues de notre univers tri-dimensionnel (plus le temps) fonctionnent parfaitement dans un univers bi-dimensionnel, et se faisant on arrive à résoudre certains sérieux problèmes – notamment la nature de la gravité aujourd’hui décrite par deux théories irréconciliables – la relativité et la physique quantique – ainsi que l’hyperinflation de l’univers initial requise aujourd’hui par la théorie du Big Bang. Hyperinflation dont on ne connait toujours pas grand chose du mécanisme, et qui est l’équivalent de la matière sombre discutée dans le billet précédant (2) au sens où c’est un concept imaginé pour combler le décalage entre la théorie et l’observation, et que l’on cherche ensuite à démontrer expérimentalement. Sans grand succès jusqu’à présent, d’où l’intérêt d’autres pistes de recherche.  Lire la suite « L’Univers holographique, suite mais pas fin. »

Gravité entropique contre matière noire.

Gravité entropique contre matière noire.

Après la gravité de Newton basée sur l’attraction des masses, puis celle d’Einstein sur la déformation de l’espace-temps, puis la gravité quantique qui constate les mêmes effets mais partant d’un modèle incompatible avec Einstein, voici peut-être venue l’ère de la gravite entropique.  Lire la suite « Gravité entropique contre matière noire. »

Être ou ne pas être… une simulation.

Être ou ne pas être… une simulation.

bostromJe parie que Descartes n’y avait pas pensé: être ou ne pas être une simulation. Mais d’autres y ont pensé, tels le philosophe Nick Bostrom et le prix Nobel d’astrophysique George Smoot. Deux présentations vidéo, de ce que l’on appelle « l’argument de simulation » par ces personnalités vous sont proposées en bas de page, argument initialement proposé par Bostrom dans la revue Mind en 2002.

L’argument de simulation est basé sur une hypothèse: un jour ou l’autre l’humanité ou toute civilisation, terrestre ou extra-terrestre, est susceptible de développer la capacité de simuler la conscience par un processus de type informatique. Tout comme nous tentons déjà de le faire pour le climat, pour la congestion routière ou dans les jeux vidéo, les scientifiques ayant accès à cette capacité chercheront à simuler l’humanité (en insérant ces consciences simulées dans un univers simulé) afin de voir comment se développent différents scénarios. A partir de ceci, trois possibiités: Lire la suite « Être ou ne pas être… une simulation. »

L’Univers et le paradoxe des trous noirs

Le concept de « trou noir » date de Newton mais fut formalisé au début du XXème grâce à la Relativité d’Einstein. Jusque dans les années 70, le trou noir fut simplement considéré comme un corps suffisamment dense pour empêcher toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper, d’ou son nom. Si le Soleil se transformait soudainement en trou noir, son rayon ne ferait plus que 3 km, pour une masse identique! L’inimaginable densité de la matière sous cette forme créerait au centre du trou noir une singularité, une zone où les lois de la physiques ne sont plus les mêmes qu’ailleurs. Donc le trou noir pouvait se résumer à une espèce de cul-de-sac intersidéral à sens unique, planqué au coeur des galaxies ou se promenant dans l’Univers. Lire la suite « L’Univers et le paradoxe des trous noirs »

Conjecture abc et poésie mathématique spéculative

prime numbers
Si on arrange les nombres naturels sous forme de spirale en mettant l’emphase sur les nombres premiers, un motif intriguant et non totalement expliqué apparaît, appelé la spirale de Ulam.
Image: Flickr/Center for Image in Science and Art _ UL

On parle beaucoup depuis quelques jours, dans les pages sciences de publications telle Nature et les blogs avertis, de la possible preuve de la « conjecture abc » par un mathématicien de renom, Shinichi Mochizuki, de l’université de Kyoto au Japon. Sans entrer dans des considérations mathématiciennes que je ne maîtrise pas, cette preuve serait une avancée majeure dans la théorie de nombres et en particulier des problèmes diophanyiens – dont le plus connu est sans doute le dernier théorème de Fermat.

Ce qui semble le plus extraordinaire dans cette annonce, et qui fait que sa confirmation risque de prendre un certain temps sinon un temps certain, est que Mochizuki a dû développer tout un ensemble de concepts et d’outils mathématiques que personne d’autre que lui ne semble maîtriser. Sa preuve fait quelques 500 pages et repose sur d’autres articles du même auteur qu’il faut déjà comprendre pour être en mesure de suivre sa démonstration. Lire la suite « Conjecture abc et poésie mathématique spéculative »

Du quantique au classique: Que percevons-nous du monde?

La mécanique quantique est largement validée en tant que théorie descriptive du comportement de l’univers à l’échelle atomique. Le fait qu’elle fonctionne expérimentalement implique qu’au moins l’un de deux éléments de ce qui fonde « notre » réalité, la localité (les propriétés d’un objet sont indépendantes de toute influence extérieure) et le réalisme (les propriétés d’un objet existent indépendamment de la mesure), soit faux. Lire la suite « Du quantique au classique: Que percevons-nous du monde? »

Hologramme, neurophysiologie et psychologie

Le billet sur l’Univers, l’hologramme et nous abordait assez rapidement les relations entre le modèle holographique (aussi appelé holonomique) et la psychologie humaine au sens large, alors même que ce modèle est au centre des travaux importants en psychologie et en neurophysiologie. Voici donc un petit résumé de la situation. Lire la suite « Hologramme, neurophysiologie et psychologie »

L’Univers, l’hologramme et nous

L’Univers, l’hologramme et nous

Le modèle holographique de l’univers fut proposé dans les années 60 par le grand physicien David Bohm suite à ses travaux dans le domaine de la physique quantique et ses nombreuses conversations avec Einstein lorsqu’il était à l’université de Princeton. Mais ce même modèle fut co-construit à la même période de manière tout à fait indépendante par le neurophysiologiste américain Karl Pribram suite à ses travaux sur le fonctionnement du cerveau et, notamment, la mémoire.

La rencontre des deux approches dans le courant des années 70 fut le point de départ d’intenses réflexions sur ce modèle dont la pertinence semblait couvrir aussi bien notre cerveau que la cosmologie et l’univers des particules. Même si on ne peut pas encore parler, aujourd’hui, de réelle théorie holographique de l’univers, la pertinence du modèle se vérifie de plus en plus. Alors, de quoi s’agit-il ? Lire la suite « L’Univers, l’hologramme et nous »