Barack Obama sur le Moyen Orient et l'Afrique du Nord

Barack Obama vient de faire un discours sur le positionnement des Etats-Unis d’Amérique sur les révolutions en cours au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Faisant particulièrement référence à la Tunisie (le pays déclencheur des évènements de la région) et à l’Egype (le plus grand pays de la région et allié historique des US), il a estimé qu’il s’agissait d’une opportunité historique pour l’auto-détermination des peuples, et que les USA comptaient participer activement à cette auto-détermination.

« Passer du monde tel qu’il est au monde tel qu’il devrait être (the world as it should be) », introduction à une politique proactive de changement politique et économique. Au-delà des axes traditionnels de la politique US dans cette région (la lutte anti-terroriste, le libre échange, la sécurité nucléaire…) Obama propose une implication américaine portant sur l’opposition à l’usage de la violence contre les populations (référence particulières à la Libye, la Syrie, l’Iran et Bahreïn), le respect des droits universels et notamment l’égalité des femmes et la liberté de religion, la liberté d’expression (même celle avec laquelle les US n’est pas d’accord) et la démocratie. Lire la suite « Barack Obama sur le Moyen Orient et l'Afrique du Nord »

Le Pélican n° 33 – Lettre d'information RECIT

Lettre d’information de RECIT à l’usage des adhérents et sympathisants

Tout maigre, le Pélican engrange de la nourriture dans son bec généreux pour la restituer à ses petits. Cette lettre mensuelle apporte quelques informations sur des thèmes qui ne sont pas traités dans les medias, ou qui s’y trouvent noyés. Un lien permet d’accéder à la source de l’information et de la consulter dans son intégralité.

 

Comprendre, s’informer

Retour de Tunisie. Un témoignage pour comprendre, de Gilles Lemaire

Gilles Lemaire nous partage ses impressions à la suite d’un bref séjour en Tunisie, délégué par Attac France dans le cadre du comité de suivi élargi du forum social maghrébin, qui s’est réuni les 22 et 23 avril. La révolution tunisienne n’est pas terminée ; l’échéance électorale du 24 juillet 2011 sera déterminante sur le plan politique : ?- elle permettra d’apprécier la force réciproque et le positionnement des différents partis et des coalitions qui vont obligatoirement se former vu l’éclatement du champ politique. http://www.reseau-ipam.org/spip.php?article2411

Un ensemble très intéressant d’articles sur la crise de l’évaluation

Un ensemble très intéressant d’articles sur la crise de l’évaluation est signalé par  » Indépendance des chercheurs ». Il serait vraiment nécessaire aujourd’hui de reprendre la réflexion entamée il y a plus de 20 ans par Patrick Viveret lorsqu’il s’occupait d’évaluation, reprise par une cellule du Commissariat au plan et concrétisée par une circulaire de Lionel Jospin alors premier ministre, pour remettre sur ses pieds l’évaluation, aujourd’hui entièrement détournée de son but, qui est de procéder à une appréciation partagée des objectifs, des résultats et des moyens, et non pas devenir un instrument de pouvoir et de domination. http://science21.blogs.courrierinternational.com/evaluation/

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Tunisie : Le réveil du peuple (par Mourad Boussetta)

Article par Mourad Boussetta, enseignant à l’école des beaux arts de Sousse, publié dans le journal Nawaat du 6 mars 2011.

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Je vais exposer en trois actes des fragments de ma nouvelle conscience de la situation politique actuelle en Tunisie. Tirés de mon expérience quotidienne, ces actes révèlent plutôt des questions, ce n’est pas une analyse politique fine mais plutôt l’expression d’une inquiétude. Je veux pointer du doigt un héritage lourd de conséquences ; il va falloir beaucoup de temps pour se débarrasser du régionalisme, des idées reçues, du désintérêt des jeunes à la politique, et même si cet intérêt gagne du terrain, qui sait si cet enthousiasme va avoir du souffle dans la durée, et qu’il ne sera pas pris par la lassitude ? Lire la suite « Tunisie : Le réveil du peuple (par Mourad Boussetta) »

Hypocrisie et corruption, mamelles des classes politiques délinquantes

Quel festival mes amis, depuis l’arrivée du raz de marée du ras le bol des populations en Tunisie, Egypte, Algérie, Emirats, Libye, etc.  sous le regard médusé – voir inquiet – de notre racaille politicienne qui ne sait plus comment cacher ses relations plus ou moins inavouables avec ces anciens régimes « amis ». Certes, la realpolitik est toujours de mise et il faut bien composer avec les régimes quels qu’ils soient, peu importe les valeurs que l’on est censé défendre, mais la rapidité du retournement de situation que nous vivons depuis quelques semaines prend à contre-pied les ritournelles bien huilées de nos communicants et illumine férocement le décalage entre le discours « d’après » saluant les révolutionnaires et la réalité « d’avant » toute de promiscuité avec ces régimes autoritaires et corrompus. Lire la suite « Hypocrisie et corruption, mamelles des classes politiques délinquantes »

Edgar Morin et la révolution numérique

Interview de Edgar Morin par Médiapart où il parle d’Internet, de diffusion gratuite, des réseaux sociaux dans le cadre des mouvements populaires dans le monde arabe, de Wikileaks et de l’indésirabilité de la censure « il n’y a pas de censure intelligente ». Il rejoint là une de mes préoccupations concernant le déni de liberté d’expression en France (loi Gayssot notamment) en faisant remarquer que les pays dénués de ce type de lois n’en sont pas pour autant en état de cessation de démocratie. Certes il peut y avoir des dérives, mais on ne peut pas espérer être libre sans accepter les risques qui vont avec.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgpfy0?width=480&theme=none&foreground=%23F7FFFD&highlight=%23FFC300&background=%23171D1B&start=&animatedTitle=&iframe=0&additionalInfos=0&autoPlay=0&hideInfos=0
Edgar Morin et la révolution numérique
envoyé par Mediapart. – L’info internationale vidéo.


Sur la question des remords policiers

Les rapports entre la police et la population étant un de mes intérêts récurrents, je lisais hier sur Le Parisien cet article intitulé Tunisie : des policiers défilent, la province entame une marche vers la capitale où l’on découvre des policiers « repentis » demandant pardon à la foule pour leurs exactions envers elle sous Ben Ali, ainsi que la création d’un syndicat.  J’imagine qu’en cas de révolution en terre de France suite à une confrontation plus ou moins sanglante avec les forces de l’ordre, on pourrait aussi voir ici ce genre de scènes. Mais la question reste: pourquoi les policiers, s’ils ne sont pas d’accord dès le départ avec la politique liberticide que leur impose tel ou tel régime, font-ils néanmoins le boulot – jusqu’à tuer des manifestants – alors que personne, en réalité, ne peut les y obliger? En effet, ils détiennent les armes et hors l’armée personne n’a vraiment les moyens de les forcer à faire quoi que ce soit. D’autant que dans le cas Tunisien (et sans doute dans le cas Français, si l’expérience de de Gaulle en 68 peut encore servir de guide), l’armée n’est pas disposée à aider la police à massacrer la population civile de son propre pays.

Faut-il en déduire que les policiers qui se « repentent » sont en fait des lâches qui ne font que retourner leur veste en fonction du sens du vent, où existe t-il réellement un système coercitif, un lavage de cerveau spécifique « police », un dressage rendant possible de faire commettre des actions terribles à des flics qui ne se « réveillent » que lorsque leur maître tombe à son tour? La réalité est certainement plus complexe que ce simple choix binaire, et même en Tunisie de nombreux flics regrettent certainement Ben Ali, l’ordre et la discipline des régimes policiers; tout comme ici la majorité des flics se sentent nettement plus proches d’un(e) le Pen, d’un Hortefeux ou d’un Sarkozy que d’un Besancenot.

Du flic tordu utilisant la puissance de l’uniforme pour assouvir ses pulsions de domination sadique au flic bienveillant dont le seul souci est de maintenir l’ordre nécessaire au bien commun, la distance est grande et la question sera de savoir comment faire le tri, le jour ou il faudra le faire.

Ben Ali, la chute

Par la Rédaction de Médiapart.

L’ère Ben Ali est officiellement terminée. Le départ du président Ben Ali à l’étranger a été annoncé, vendredi vers 18h40, sur la chaîne de la télévision d’Etat TV7. Mohammed Ghannouchi, actuel premier ministre, a lu une déclaration dans laquelle il annonce qu’il assure l’intérim. Il a promis de respecter la constitution et d’assurer la stabilité du pays, expliquant que Ben Ali «est temporairement incapable d’assurer ses fonctions». Ce départ à l’étranger ressemble fort à un coup d’Etat au sein même du pouvoir. C’est ainsi que Ben Ali avait déposé en 1987 Habib Bourguiba. Lire la suite « Ben Ali, la chute »

Tunisie: Les gens appellent l’armée pour les protéger de la police

Ce billet est issu du blog Revolutiontunisie.

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La censure et la répression ont leurs limites en Tunisie

Des blogueurs et des militants des droits de l’homme arrêtés, des sites d’informations inaccessibles ou encore des tirs de snipers. Des mesures répressives qui sont loin d’étouffer la vague de protestation qui touche la Tunisie depuis près d’un mois. Témoignages.

Les dernières informations qui nous parviennent de Tunisie sont inquiétantes. Des blogueurs et des militants pour la liberté d’expression ont été arrêtés. Parmi eux des avocats, des journalistes et des artistes.

En attendant, le bilan des victimes s’alourdit. La Fédération internationale des ligues de droits de l’homme (FIDH) parle, à présent, d’une cinquantaine de morts. Mais cela ne reste qu’une évaluation qui s’appuie notamment sur une liste nominative de 35 victimes, a expliqué sa présidente Souhayr Belhassen, elle-même tunisienne.

Dans le centre-ouest de la Tunisie, à Kasserine, on parle même de « situation chaotique« , rapporte l’AFP. Plusieurs sources, dont un fonctionnaire local ayant requis l’anonymat, ont confirmé « des tirs de snipers postés sur les toits et des forces de police tirant sur des cortège funèbres« .

Rappelons que cette vague de protestation sociale a démarré le 17 décembre de Sidi Bouzid, dans le centre-ouest de la Tunisie, après l’immolation d’un jeune tunisien diplômé. Il s’était fait confisquer sa marchandise par la police municipale. Lire la suite « Tunisie: Les gens appellent l’armée pour les protéger de la police »

Tunisie: citoyens, victimes, assassins, lâches

Lu sur nawaat.org

Des Citoyens, des victimes, des assassins et des lâches !

Astrubal | Jan 09, 2011 | 11 comments

Tunisie Mensonge Ben Ali
I.— Des victimes et des assassins

Il convient d’abord de rappeler l’un des piliers du pacte républicain autour duquel la société tunisienne s’organise. Ce pilier est bâti sur le dogme du monopole du port d’arme par les agents du ministère de l’Intérieur et par l’armée. Ce monopole est fondé sur la logique qui fait que les citoyens renoncent à porter des armes et c’est l’Etat qui prend en charge leur sécurité. Cela signifie : quoi qu’il en coûte en terme de vies humaines pour ses agents, l’Etat s’engage à garantir la sécurité de ceux à qui il interdit de porter des armes. Lire la suite « Tunisie: citoyens, victimes, assassins, lâches »